La récession rôde aux Etats-Unis

Les jours se répètent et se ressemblent du côté des indicateurs conjoncturels. Cette fois-ci, ce sont les climats des affaires des Fed de Richmond et de Dallas ainsi que les indicateurs de confiance des ménages du Conference Board qui virent de bord en juin et s’enfoncent à des niveaux rarement observés en dehors des périodes de récession. La FED d’Atlanta qui avait pu revoir de 0% à 0,25 % son estimation pour la croissance du deuxième trimestre la semaine dernière ne devrait pas tarder à faire marche arrière ; un prélude à ce qui attend vraisemblablement la FED avec des perspectives de plus en plus mauvaises sur le front de l’emploi.

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L’IFO toujours fébrile, les services surnagent mais les perspectives vacillent

Peu de changements sur les indicateurs IFO de climat des affaires en juin par rapport à mai, l’indicateur composite perd 0,7 point, à 92,3, sous l’effet d’une légère dégradation de ses deux composantes, perspectives et conditions courantes. Ces dernières demeurent cependant relativement solides, toujours soutenues par les services qui enregistrent même une amélioration. L’ensemble incite à nuancer l’ampleur de la baisse du PIB au deuxième trimestre. Les résultats publiés ce matin ne modifient cependant pas les perspectives d’un brutal ajustement encore à venir de la conjoncture d’ici la fin de l’année sur fond de choc marqué de pouvoir d’achat, notamment illustré par la chute du climat des affaires dans le commerce de détail.

 

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Rien ne va plus sur les PMI américains

Comme en zone euro, les PMI américains se replient fortement, de 2,4 point pour le composite, à 51,2, soit plus bas encore qu’en France ou en Allemagne. Dans le détail, l’indice des services passe de 53,4 à 51,6, tandis que le manufacturier perd 4,6 points, de 57 à 52,4, un plus bas depuis juillet 2020.

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PMI, le flop. Le Bund à 1,45% !

Nouvelle série de baisse des indicateurs de climat des affaires européens ce matin. Les PMI composites allemand et français effacent le rebond permis ces derniers mois par la normalisation des conditions sanitaires et perdent respectivement plus de deux et trois points, à 51,3 et 52,8, leurs plus bas depuis janvier. L’indice composite préliminaire pour la zone euro perd, de fait, quasiment trois points, à 51,9 au lieu de 54,8 le mois dernier, avec une chute de particulièrement marquée dans les services, retombés à 52,8 contre 56,1. L’indicateur INSEE s’effrite également de deux points, à 104. En cause, les difficultés à digérer les hausses de prix pour les entreprises et les pertes de pouvoir d’achat des ménages qui, in fine, entament les perspectives de demande. La confiance dans le commerce de détail et le tourisme en pâtissent particulièrement. Les marchés souverains, soumis à des craintes montantes de récession, accentuent la correction de ces derniers jours en même temps que se dessine un net repli des anticipations de resserrement monétaire : les taux à 2 ans perdent plus de 15 points de base en Allemagne, à 0,85 %, et le rendement du Bund à 10 ans revient à 1,45 %, quand il était à quasiment 1,90 % il y a une semaine ; les taux italiens reviennent, eux, à 3,50 % !

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Nouvelle alerte sur la conjoncture américaine avec les ventes de détail

Les ventes de détail à prix courants ont baissé de 0,3 % aux Etats-Unis le mois dernier, alors même que les prix à la consommation progressaient de 1 % en mai. Autant dire qu’en termes réels, il s’agit bien d’un recul des achats.  Quant aux ventes d’avril, initialement publiées en hausse de 0,9 %, elles ont été révisées à 0,7 %. Après la chute de 12% des immatriculations automobiles et l’effondrement de la confiance des ménages, à un plus bas niveau depuis 1950, selon l’université du Michigan, ces données, ainsi que l’indice manufacturier de la Fed de New-York , toujours en territoire négatif à -1,2, confirment le diagnostic d’un très net ralentissement conjoncturel, voire d’une récession.

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Les secteurs domestiques continuent de s’enfoncer en Allemagne, selon le ZEW

Les deux principaux indicateurs de l’enquête du ZEW allemand auprès des analystes évoluent peu. Les indices des conditions courantes et des perspectives gagnent respectivement 9 et 6 points, ce qui est peu au regard des variations de ces indices. Toujours très inférieurs à leurs niveaux d’il y a trois mois, les deux indicateurs persistent en territoire franchement négatif, à environ -28, ce qui tend, plutôt, à confirmer le risque imminent de récession.

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La BoE a-t-elle les moyens d’annoncer un ralentissement de ses hausses de taux ?

À vrai dire, la question pour cette semaine est plutôt l’inverse, à savoir l’éventualité d’une hausse d’un demi-point de son taux directeur au lieu des mouvements d’un quart de point jusqu’alors privilégiés. En cause, l’accélération du taux de croissance du salaire à 10 % l’an, bonus compris, en mars, avant même la revalorisation du salaire minimum intervenue le 1er avril, sur fond d’inflation toujours plus forte et de baisse du taux de change. Malgré tout, c’est aussi dans sa communication sur l’orientation à venir de sa politique que la Banque d’Angleterre est attendue, en particulier sur sa flexibilité à l’égard du risque de récession imminente que le nouveau recul du PIB en avril est venu confirmer ce matin. Sa posture sera d’autant plus suivie que la Banque d’Angleterre, plutôt plus perspicace que ses homologues depuis le début de l’hiver a incontestablement gagné en crédibilité et que la question du risque de récession dépasse aujourd’hui de loin le seul cas britannique. Une communication un tant soit peu moins agressive sur sa politique à venir pourrait dès lors avoir une certaine résonnance internationale, quand bien même son communiqué interviendra après celui de la FED mercredi soir…

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Inflation américaine : difficile de faire pire après la BCE , la courbe des taux s’écrase

La pause d’avril n’aura pas duré : le rebond du pétrole, les hausses de prix alimentaires et la poursuite d’effets de second tour sur le sous-jacent portent la hausse mensuelle des prix en à 1 % en mai aux Etats-Unis. Le résultat gomme donc les effets de base baissiers sur le calcul de l’inflation annuelle, qui dépasse le précédent point haut de mars, à 8,6 % contre 8,5 %. Dans le détail, l’augmentation sur 12 mois des prix de l’énergie atteint 34,6 %, son plus fort niveau depuis septembre 2005. L’inflation alimentaire dépasse 10 % pour la première fois depuis plus de quarante ans. Seule l’inflation sous-jacente annuelle ralentit très légèrement, de deux dixièmes, à 6 %, en raison d’effets de base sur les biens, qui baissent de 1,3 points, à 8,5 %. Mais les services, eux, gagnent 0,3 points, à 5,7 %, notamment du fait des loyers en accélération à 5,5 % l’an au lieu de 5,1 % en mars.

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