L’industrie chinoise rebondit, un argument de plus pour des hausses de taux

Il a fallu attendre pour constater les premiers effets de la normalisation des conditions sanitaires sur l’activité manufacturière chinoise. C’est maintenant chose faite avec la publication des PMI de la Fédération de la Logistique et des Achats nationale (CFLP), en hausse dans tous les secteurs, mais particulièrement dans l’industrie manufacturière qui, jusqu’à présent, manquait à l’appel. Publié à 52,6 après 50,1 points en janvier, non seulement le PMI manufacturier remonte franchement en zone de croissance mais retrouve un niveau qu’il n’avait pas connu depuis avril 2012. Le rattrapage post-covid est donc bel et bien enclenché et porte ses fruits dans tous les secteurs de l’économie, y compris, la construction.

Phénomène classique après les périodes de restriction, le rebond de l’activité ne dit rien sur l’état de santé du pays mais assure qu’à court terme, l’économie chinoise va constituer une source de croissance de la demande mondiale qui a toutes les chances de tirer un peu plus haut le niveau des taux d’intérêt. Les promesses de croissance permettront-elles aux bourses de digérer ces tensions additionnelles ? On est en droit d’en douter mais le jeu pourrait être tentant avant que les banques centrales ne reprennent la main.

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L’inflation française sur un plateau…qu’au mieux, elle ne quittera pas de sitôt !

Contrairement aux tendances observées ailleurs, l’inflation française a de nouveau accéléré en février, avec une hausse de 6,2 % sur un an contre 6 % en janvier. Quoique plus basse que dans nombre d’autres pays de la région, l’inflation française continue d’être soutenue par ses postes alimentaires, services et biens manufacturés. Dans sa dernière note de conjoncture, l’INSEE anticipait, ainsi, qu’elle  resterait au-dessus de 5 % au premier semestre. Le diagnostic, au vu des données de février, est celui d’une inflation possiblement supérieure à 6 %, voire proche de 7 % jusqu’à la fin du printemps ; un bien mauvais point pour les consommateurs.

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Sans surprise, la consommation des ménages américains rebondit, les prix aussi

Peu d’enseignements après les ventes de détail et les prix CPI publiés la semaine dernière. La hausse, inédite depuis dix ans, des revenus disponibles réels des américains (hors pandémie), a permis un net rebond des dépenses de consommation, de 1,1 % en janvier après deux mois de variations négatives. Néanmoins, c’est surtout l’ancrage de l’inflation qui a été confirmé par les chiffres du jour : sur un an, l’évolution des prix PCE totaux et sous-jacents a accéléré d’un dixième de point, à respectivement 5,4 % et 4,7 %. La Fed a encore beaucoup de pain sur la planche, la hausse des taux repart de plus belle, avec les T-Notes à 2 ans au-delà de 4,80 %, un record depuis 2007.

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Face à l’IRA de Biden, l’Europe en perdition

L’IRA de J. Biden change la donne, mais à quel point ? Covid et guerre en Ukraine ont bouleversé la face du monde politique et économique et fait vaciller deux principes économiques qui prévalaient depuis des décennies. Le premier est la modération budgétaire, dont les États ont dû s’affranchir pour affronter ces crises. Le second est celui du libre-échange, déjà mis à mal par D. Trump. Désireux de contrer l’ascension chinoise, de lutter contre le dérèglement climatique et de répondre à la pression d’une partie croissante de sa population inquiète de la perte de puissance industrielle américaine, J. Biden, loin de renier les accents protectionnistes de son prédécesseur a amplifié ceux-ci avec l’« Inflation Reduction Act » de l’été dernier.

Outre le risque d’engager le monde dans un tournant susceptible d’enterrer l’ordre mondial d’après 1945, l’IRA force l’Europe à aller sur un terrain diamétralement opposé à ses principes et à son fonctionnement originels et la mette, de facto, au pied d’un mur qu’elle aura manifestement du mal à franchir sans changement radical des bases sur lesquelles elle s’est bâtie.

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FED : des minutes pour rien, ou presque…

Le buzz autour du contenu des minutes du dernier FOMC de la FED a été intensif ces derniers jours. Ces dernières publiées, l’évidence s’impose : bien peu d’éléments dans ce compte-rendu sont en mesure de nous renseigner sur l’orientation de la politique monétaire à venir. Et pour cause, les informations économiques publiées depuis ce dernier comité de politique monétaire remettent assez largement en question le diagnostic que pouvait établir la FED lorsqu’elle s’est réunie : la vigueur des créations d’emplois et des ventes de détail de janvier ainsi que les déceptions sur l’inflation du même mois.

Si certains s’attacheront aux propos selon lesquels les conditions monétaires pourraient avoir été suffisamment durcies, pour envisager une fin imminente au processus de hausses des Fed Funds, on retient surtout de ce compte-rendu que la FED est dans l’expectative et attend d’avoir plus de résultats tangibles de sa politique pour prendre position.

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IFO allemand : le verre est encore à moitié vide

Dans la foulée des PMI, les indicateurs de climat des affaires de l’INSEE et de l’IFO se sont améliorés ce mois-ci. Reste que dans les détails, les résultats des enquêtes de ce mois-ci sont encore de bien médiocre qualité, notamment en Allemagne où, sauf dans le commerce, les hausses du climat des affaires sont particulièrement faibles, sauvées par celles des perspectives mais plombées par la dégradation de la situation courante, de l’industrie notamment.

L’économie allemande est manifestement toujours à la peine ce qui incite à considérer les bons résultats relatifs de l’enquête mensuelle de l’INSEE avec un certain recul.

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L’industrie mondiale trébuche à nouveau malgré du mieux général dans les services

Nouvelle hausse des PMI composites en février, dorénavant en zone d’expansion dans la plupart des pays industrialisés. Vu sous cet angle, la livraison des PMI est plutôt de bon augure, confirmant l’amélioration du contexte conjoncturel international au fur et à mesure de la dissipation des craintes extrêmes et du repli des pressions inflationnistes. Reste que les PMI manufacturiers s’enfoncent ou stagnent pour la plupart en territoire récessif, à 47,4 au Japon et 46,5 en Allemagne, 47,9 en France et 47,8 aux Etats-Unis, malgré une légère amélioration dans ce dernier cas.  La demande industrielle est donc loin de se normaliser et les effets de la reprise chinoise sur l’activité mondiale se font clairement attendre. Difficile dans de telles conditions de voir dans ces indicateurs des signes particulièrement encourageants, quand bien même l’embellie dans les services portera la croissance immédiate et autorisera davantage de hausses des taux d’intérêt.

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Les PPI américains le confirment : le repli de l’inflation n’est pas encore tout tracé

Le coup de grâce aux espoirs de voir l’inflation américaine se normaliser est venu des prix à la production, deux jours après la première déception des CPI. Après une baisse en décembre de 0,2 %, ceux-ci ont marqué une hausse de 0,7 % en janvier, la plus forte depuis juin dernier ; même constat pour leur composante hors alimentaire et énergie, en hausse de 0,5 %, la plus forte depuis mai.

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