- Global GDP up 3.1 percent in 2013, 4.1 percent in 2014. With difficult conditions prevailing through the first half of 2013, the world economy will not grow any faster than the 3.2 percent registered in 2012. It will take until 2014 for global growth to exceed 4 percent—a level not seen since 2010.
- 50–50. Over the next two years, emerging economies will add $4 trillion to their combined GDP (at constant 2010 prices and exchange rates), contributing four times as much to global output as developed countries. By 2014, global GDP should therefore be evenly distributed between the emerging and developed worlds.
- Inflation. All quiet on this front in 2013, but will start to edge up in 2014. Weak growth and receding commodity prices in early 2013 should keep a lid on inflation throughout the year. However, more vigorous recovery in 2014 will push commodity prices up (with oil reaching $130) and accelerate inflation in emerging markets.
- Sovereigns. Budget deficits should ease slightly in 2013; public debt will continue to swell in 2013 and 2014. Countries that have structurally weakened and whose reform policies have yet to kick in will still be at risk. Italy tops the list, followed by Spain; France is balanced on the razor’s edge; and the future of Japan will depend on how successful the new prime minister’s stimulus program is.
- The U.S. unemployment rate will diminish to 6.5 percent in the first half of 2014. The Fed’s quantitative easing program will be over. Expectations that interest rates will revert to normal levels will bring the period of low long-term rates in the Western world to an end.
- 10-year U.S. Treasury Note yields will hit 3.5 percent by end-2014. The rise in U.S. long-term yields will go from gradual in the latter half of 2013 to more pronounced in 2014. Europe will follow suit, with a moderate widening of the T-Bond/Bund spread.
- The euro will trade at $1.35 in 2013. The Fed’s vastly expanded balance sheet, combined with the elimination of extreme risk in the euro area, will keep the dollar low against the euro in 2013. But the trend will reverse in 2014 when the Fed abandons its unconventional policy tools.
Author Archives: Véronique Riches-Flores
Moniteur de la consommation mondiale
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« Stand-by » tel est le sentiment que donnent les tendances de la consommation mondiale de ces derniers mois. Malgré de légers mieux en Chine, au Brésil ou aux États-Unis, l’environnement de la consommation mondiale est resté affecté par la détérioration persistante de la situation en zone euro, dans la plupart des pays d’Europe de l’Est et dans les plusieurs grands pays d’Asie hors Chine. Dans de telles conditions, la croissance mondiale du commerce de détail stationne aux alentours de 3 % l’an et celle des ventes d’automobile s’est notablement infléchie fin 2012. L’ensemble continue à illustrer une situation fragile, toujours bridée par des évolutions très contenues du pouvoir d’achat des ménages à l’échelle mondiale.
Le repli des prix des matières premières, les initiatives de soutien monétaires de plusieurs pays émergents et la reprise immobilière aux États-Unis commencent toutefois à produire leurs effets : le climat de confiance des consommateurs s’est récemment amélioré dans de nombreux pays hors Europe. Sauf remontée intempestive des prix des matières premières et durcissement des politiques économiques, la consommation mondiale devrait se présenter sous un jour plus propice début 2013, malgré bien peu d’espoirs du côté européen.
La Fed en fait-elle trop ?
Que les raisons qui ont poussé la Fed à décider une nouvelle extension de son bilan aient été suffisamment expliquées pour être comprises et satisfaire les marchés, est une chose. Que les choix qui ont été les siens soient les bons, est une toute autre question. Or, sur ce dernier point, les interrogations restent assurément plus nombreuses que les certitudes. Nous revenons ici sur les trois principales d’entre elles, à savoir :
- La situation conjoncturelle justifie-t-elle de nouvelles mesures quantitatives ?
- La Fed peut-elle être sur tous les fronts : croissance, immobilier, chômage et maintenant « fiscal-cliff » ?
- Comment une telle politique prend-elle fin ?
Taux BCE, LTRO, QE4 : l’euro peut-il vraiment baisser ?
Une baisse des taux directeurs de la BCE suffira-t-elle à faire céder le cours de l’euro contre le dollar, comme semblent l’anticiper les marchés depuis la conférence de Mario Draghi de la semaine dernière ? Rien n’est moins sûr. Non seulement parce que la Fed ne semble pas prête à lever sa garde et pourrait annoncer dès cette semaine un nouveau plan d’achat d’actifs, mais également parce que le remboursement anticipé des deux LTRO de la BCE viendra d’une manière ou d’une autre réduire le bilan de la BCE dans les prochaines semaines. À en juger par la sensibilité des marchés des changes aux évolutions respectives des bilans des deux banques centrales depuis 2010, ces tendances pourraient bien continuer à soutenir la devise européenne plutôt que l’inverse.
La détérioration des perspectives d’investissement s’accélère à l’échelle mondiale
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Portés par les nouvelles réconfortantes en provenance de Chine ou des États-Unis, les marchés ont assez largement ignoré la détérioration persistante des perspectives mondiales d’investissement que révèlent les derniers indicateurs. Le diagnostic est pourtant sans ambiguïté : l’investissement productif est en voie de contraction dans la plupart des grands pays industriels. On peut redouter plusieurs conséquences de ce constat :
- Des déceptions sur le front de l’emploi,
- Des effets d’entraînement à la baisse sur le front du commerce mondial
- Une remise en cause des prévisions du consensus
- Une correction boursière des valeurs du secteur dont la performance récente semble avoir largement sous-estimé les tendances en place.
Kartoffeln Für Alle, or a Plaza Accord for the Euro?
Those who believe we can offset the devastating effect of an overvalued euro by copying German recipes from the preceding decade are kidding themselves.
In fact, a brief look at how the German economy achieved competitive adjustment will highlight the unique conditions that supported such a turnaround. The international environment in the first decade of this century not only proved extremely beneficial to Germany’s industrial recovery; it also made the turnaround fairly painless for the country’s consumers.
Today, no other eurozone Member State has anywhere near the kind of industrial strength enjoyed by Germany, or for that matter the means to ease the social pain of the reforms needed to put the common currency area back on a competitive footing. If Europe’s leaders persist in copying past German recipes without considering how or why they worked, the monetary union will unquestionably be facing its greatest danger ever.
To fend off that danger, there is just one viable response: an orchestrated depreciation of the euro along the lines of the 1985 Plaza Accord, which was designed to counteract the damaging effects of an overvalued dollar on the world economy. Let’s hope the prospects of a protracted eurozone slump will win enough converts to such an approach, because it probably holds out the last chance to save the common currency.
Traité budgétaire européen : au-delà de la « règle d’or »
Curieux débat que celui sur le nouveau traité européen qui s’est focalisé sur la limite à 0,5 % de déficit structurel des finances publiques, en laissant totalement à l’écart la clause sur la baisse du taux d’endettement. Cette dernière, qui prévoit la réduction à 60 % du niveau des dettes publiques en vingt ans, a potentiellement pourtant, des implications bien plus contraignantes sur la gestion future des finances publiques. Identique pour tous les pays de la zone, quel que soit le niveau de dette initial, cette clause suppose des politiques incroyablement drastiques pour une large majorité d’économies. Au-delà du cas grec, extrême, elle supposerait que l’Italie, abaisse chaque année son niveau de dette de 3,3% de son PIB ; s’agissant de la France, l’effort serait équivalent à 1,5 % par an ; même l’Allemagne serait contrainte de trouver les moyens de réduire son taux d’endettement de plus d’un point par an… De quoi, assurément, laisser dubitatif.
Véronique Riches-Flores
« Kartoffeln Für Alle », ou, un Plaza pour l’euro
Prétendre pouvoir compenser les effets dévastateurs de la surévaluation de l’euro par l’application des recettes allemandes des années 2000 est un leurre.
Un retour sur les conditions du succès de l’ajustement compétitif de l’économie allemande rappelle à quel point cette transition a été aidée par des conditions exceptionnelles. Le contexte international des années 2000 a non seulement servi de puissant levier au redressement industriel de l’Allemagne mais a également permis que cette transition se fasse à moindre coût pour les consommateurs d’outre-Rhin.
Aucun des pays de la zone euro ne dispose aujourd’hui d’atouts industriels comparables à ceux de l’Allemagne ni des moyens d’atténuer le coût social des réformes susceptibles d’être nécessaires au rétablissement compétitif de la zone euro. Appliquer les recettes allemandes, sans prendre en considération la réalité des conditions qui ont conduit à leur succès, est sans doute le plus grand danger que les responsables européens font encourir à l’union monétaire dans le contexte présent.
Face à une telle situation, force est de constater qu’il n’existe qu’une seule réponse : celle d’une dépréciation orchestrée de l’euro, à l’instar de ce qui fut décidé en 1985 par les accords du Plaza pour soulager l’économie mondiale des méfaits de la surévaluation du dollar. Espérons que la menace que constitue l’enlisement de la zone euro finira par convaincre de cette nécessité, car là réside probablement l’ultime chance de sauvetage de l’union monétaire.
