What kind of message are bonds markets sending?

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Since the Fed began to taper in January, yields on 10-year government bonds have fallen across the board: 25 basis points in the U.S., nearly 80bp in Spain, 65bp in Italy and 30bp in Germany. Even the poor news from the latest FOMC held on Wednesday only had a marginal effect on 10Y yields in the U.S., which finished trading yesterday at 2.77%, i.e. where they were some ten days ago. 

None of this resembles the generally-accepted scenario about what would happen when the Fed began to change course on quantitative easing. In fact, the consensus was that the taper would trigger a sharp increase in long-term interest rates in the western world. This simply hasn’t played out. Why? And what should be made of it?

The Fed’s big bet

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With thirteen of its sixteen members believing that monetary tightening would be appropriate starting in 2015 and ten of those believing that the level of the Fed Funds will be greater or equal to 1% at the end of next year, the message delivered by the Fed following its meeting on March 18th and 19th breaks with its past communication. Standing in stark contrast with the bond market’s current anticipations, this shift is liable to trigger sharp reactions, which is troubling for a variety of reasons:

– for the capital markets, first, the distinct possibility that interest rates and the equity markets in the US and elsewhere in the world will overreact to this shift in tone;

– for the US economy, second, whose robustness is unclear and ability to deal with more expensive credit even more uncertain;

– and for emerging markets and the countries of southern Europe, lastly, who are exposed to the increasing risk of capital flight. 

La FED joue son va-tout

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Avec treize sur seize de ses membres estimant qu’un resserrement monétaire sera approprié dès 2015 et dix de ceux-ci prévoyant que le niveau des Fed Funds sera supérieur ou égal à 1 % à la fin de l’année prochaine, le message délivré par la Fed à la suite de sa réunion des 18 et 19 mars rompt avec sa communication antérieure. Incompatible avec les anticipations actuelles des marchés de taux, cette réorientation est susceptible d’entrainer des réactions significatives, préoccupantes à plus d’un titre :

  • pour les marchés financiers, tout d’abord, le risque d’une sur réaction des taux d’intérêt et des marchés d’actions à ce changement de discours étant particulièrement élevé, aux États-Unis comme dans le reste du monde,
  • pour l’économie américaine, ensuite, dont l’état de santé est sujet à caution et l’incertitude sur sa capacité à faire face à un renchérissement du coût du crédit, encore très grande,
  • pour le monde émergent et les pays du sud de l’Europe, enfin, exposés à un risque accru de sorties de capitaux.

Nous continuons à penser que la Fed fait fausse route. La marche accélérée vers un arrêt du QE et une hausse des taux à horizon 2015 ne paraissant guère compatible avec la réalité de la situation économique américaine ou mondiale présente. Nous maintenons notre prévision d’un retour de bâton avant l’été et d’un repli des taux longs après une vraisemblable remontée temporaire.

The appreciating euro or the competitive deflation trap

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You heard it here first: the euro would not drop versus the dollar and could even increase. And here we are. During trading yesterday, the euro flirted with USD 1.40, its highest level since October 2011 after gaining in excess of 7% since the start of the year. This is a worrying development, which could erase nearly all of the support that improving global conditions have provided to exports.

Two reasons explain why our forecasts, unlike the market consensus, never strayed from the EUR 1.40/euro exchange rate in the past two years:

• the first is rooted in our skepticism with regard to 1) the consensus that the US economy is presumably in good health and 2) anticipations that the Fed would normalize its monetary policy in response to the expected improvement.

• the second is grounded in the side effects of the competitive deflation policies carried out by the EMU countries. The shrinking inflation gap between the euro area and the rest of the world, resulting from these policies, protects the currency’s purchasing power. Consequently, these policies offer de facto support to the euro, particularly versus the greenback whose value is automatically diluted by the massive scale of pump priming in recent years.

Therefore, it is hardly surprising that the recent disappointments on American growth have pushed the euro higher, especially since the ECB dashed all hopes of additional monetary easing last week.

L’appréciation de l’euro ou le piège des politiques compétitives

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C’était écrit, l’euro ne baisserait pas vis-à-vis du dollar mais risquait bel et bien de s’apprécier. Nous y voilà. Dans la journée d’hier le cours de l’euro flirtait avec les 1,40 USD, enregistrant ainsi, après une hausse de plus de 7 % durant l’année écoulée, son plus haut niveau depuis octobre 2011. Cette évolution est préoccupante, à plus d’un titre, risquant en particulier de confisquer la quasi-intégralité du soutien escompté à l’exportation de l’amélioration des conditions internationales.

Deux raisons expliquent que, contrairement au consensus de marché, nos prévisions ne se soient jamais éloignées de l’objectif de 1,40 USD/euro ces deux dernières années :

  • la première vient de notre scepticisme à l’égard du consensus sur la bonne santé présumée de l’économie américaine et des anticipations d’une normalisation à venir de la politique de la Fed qui en découlent,
  • la seconde vient de l’effet pervers des politiques de déflation compétitive menées par les pays de l’UEM. La réduction de l’écart d’inflation entre la zone euro et le reste du monde qui en découle ayant pour effet de protéger le pouvoir d’achat de la monnaie, ces politiques constituent un soutien à l’euro, notamment à l’égard du billet vert dont la valeur est mécaniquement diluée par l’utilisation massive de la planche à billet ces dernières années.

Il n’est donc guère surprenant que les déceptions récentes sur la croissance américaine poussent le cours de l’euro à la hausse, ceci d’autant plus que la BCE a douché les espoirs d’assouplissement supplémentaire de sa politique monétaire la semaine dernière. Le mouvement n’en reste pas moins préoccupant, pour trois raison au moins.

 

Mr. Draghi Seems Quite Sure of Himself…

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The President of the ECB is confident in his ability to stare down deflation risk and bring the inflation rate up to its official target of 2%…on a 2016 horizon. Well that was reassuring; the euro celebrated the news by increasing to USD 1.386 this morning, a record since October 2011! Could we have expected anything different? Apparently not. The ECB wasn’t about to shoot itself in the foot by announcing that its forecast pointed to a deflationary scenario, tacitly recognizing that it would fail in its deflation battle.

L’humeur du Vendredi 7 mars : M. Draghi paraît bien sûr de lui…

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Le Président de la BCE est confiant en sa capacité à combattre le risque de déflation et ramener le taux d’inflation de la zone euro vers l’objectif officiel de 2 %… à horizon 2016. Pouvait-on s’attendre à autre conclusion ? À l’évidence non. La BCE n’allait pas se tirer une balle dans le pied en nous annonçant que ses prévisions aboutissaient à un scénario de déflation, reconnaissant ainsi qu’elle échouerait dans sa mission.

Mais en pratiquant le déni de réalité, la BCE réfute la nécessité d’agir contre une menace de plus en plus importante et bien réelle qu’est celle de la déflation. La pratique est assurément préoccupante car, quoiqu’en dise M. Draghi, elle renforce bel et bien l’hypothèse d’un scénario à la japonaise que d’ores et déjà beaucoup d’éléments renforcent

Inflation mondiale – la désinflation gagne du terrain

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La désinflation gagne du terrain à l’échelle planétaire. Après un rebond temporaire au printemps, l’inflation mondiale a retrouvé une tendance baissière au second semestre 2013 et terminé l’année dernière à 3,2 %. Toujours très faible dans le monde développé, à 1,3 % en décembre, l’inflation a également reflué dans bon nombre de pays émergents ces derniers mois, pour ressortir en moyenne à 6,1 % à la fin de l’année dernière.

Ainsi, en décembre 2013 le nombre de pays de notre échantillon de (80) affichant un taux d’inflation inférieur à 2 % est quasiment de moitié (39), soit une proportion nettement plus élevée qu’un an auparavant (24). Gonflée par les chacun des 27 pays de l’UE sans exception, cette catégorie est également alimentée par un  nombre croissant d’économies asiatiques (6), les États-Unis et le Canada. Ce mouvement se solde par une baisse importante du nombre de pays à inflation modérée (3 % à 4 %) tandis que la proportion d’économies à inflation élevée (6 % et +) varie peu, regroupant pour la plupart des pays d’Afrique ou des victimes de conflits.

  • La désinflation gagne du terrain à l’échelle mondiale
  • Les prix des matières premières se détendent
  • Des contrastes toujours marqués dans les pays émergents
  • Le risque de déflation reste élevé en occident 
  • Les États-Unis, pas tout à fait sortis de l’ornière
  • Zone euro, le risque de déflation se propage au noyau dur
  • Les importations, source additionnelle de désinflation 
  • Remontée des taux réels, la plus grande menace