Central bank’s fight against underemployment

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Janet Yellen’s insistence on the enduringly-soft job market in the US during her speech this week in Chicago and Mario Draghi’s unusual insistence on the risks associated with allowing high unemployment to remain at a high rate over a sustained period in the euro area were striking for reasons others than the quick succession of the two statements. What’s to be made of the messages?

Le combat des banques centrales contre le sous-emploi

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L’insistance de Mme Yellen sur la mauvaise situation persistante du marché de l’emploi américain lors de son allocution à Chicago cette semaine et celle, peu coutumière, de M. Draghi sur les risques encourus par le maintien du taux de chômage sur un niveau durablement élevé en zone euro interpellent au-delà de leur concomitance. Que peut-on y lire ?

Le message de la Fed est tout sauf anodin

Les taux longs ne monteront pas, « dans l’intérêt de Main Street, non celui de Wall Street », sic

La rhétorique de M. Draghi, identique à celle de Bernanke du printemps 2012…

Tableau de bord des indicateurs du marché de l’emploi de la Fed

BCE : un passage à l’acte sous peu

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Préoccupée par une inflation susceptible de rester trop longtemps trop faible, la BCE envisage une action plus radicale.

M. Draghi prêt à passer à l’acte, est apparu « Dovish » lors de sa conférence de presse. Les raisons pour lesquelles la BCE n’a pas bougé ce mois-ci sont claires.

1- L’amélioration de la conjoncture continue d’alimenter l’espoir d’une inversion de tendance de l’inflation : un mois après la publication de ses prévisions, la BCE ne pouvait guère faire autrement.

2- La situation bancaire s’améliore et ressortira comme singulièrement assainie lors de la prochaine revue du secteur. 

3- La BCE ne veut pas donner le sentiment que ses décisions puissent être guidées par des objectifs de taux de changes. 

Néanmoins, la porte est belle et bien ouverte, pour une action future.

La BCE ne bougera pas, dommage !

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L’Allemagne ayant levé son veto à des achats de titres de la dette publique par la banque centrale, à travers les propos du Président de la Bundesbank la semaine dernière, la BCE aurait potentiellement les moyens d’actionner une politique monétaire plus agressive que ce qu’elle a fait jusqu’à présent pour contrer le risque de déflation auquel est confrontée la zone euro. Le fera-t-elle dès demain ?

C’est peu probable. Cela pour plusieurs raisons…
A paraître sur le site de Boursorama le 3 avril 2014

Wind of change in Germany, and for Weidmann too…

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While encouraging euro area PMIs in March convinced a number of observers that the ECB had made the right decision (i.e. perpetuate the status quo), the statement from the President of the Bundesbank has lent credence to our scenario of additional stimulus…if not immediately, at least in the not-too-distant future. Such a possibility sends a couple of messages: 1- The euro area is far from being in the clear, 2- German growth is losing steam, 3- The ECB will do more but only because the prospect of the euro area are in fact frail.

Allemagne, le vent tourne Weidmann suit…

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Alors que les PMI encourageants du mois de mars en zone euro ont conduit nombre d’observateurs à considérer que la BCE avait fait le bon choix, à savoir celui de ne rien faire de plus, les propos du Président de la Bundesbank confortent notre scénario d’une action supplémentaire, sinon pour l’immédiat, du moins pour un futur peu éloigné. Une telle éventualité est porteuse de plusieurs messages :1- la zone euro n’est pas sortie de l’auberge,2- la croissance allemande perd de son élan 3- la BCE fera davantage mais uniquement parce que les perspectives de la zone euro sont bel et bien fragilisées. 

China: desperately seeking growth drivers

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How bad has the Chinese economy gotten to warrant such a firm reaction by Chinese authorities in recent weeks? 

Since mid-January, the People’s Bank of China has orchestrated a 3% fall in the yuan. Our suspicions of a shift in currency policy are being confirmed  and if such a move was intended to spark volatility to discourage capital inflows the strategy has certainly been successful. And the movement could well continue because China seems to be in disarray as it faces a major problem: mopping up excess private debt in the economy while maintaining growth. It is a tall task and growing evidence suggests that the 2014 GDP growth target of 7.5% is becoming less and less credible.

Quel message nous renvoient les marchés obligataires ?

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Quel message nous renvoient les marchés obligataires ?

Depuis le début du tapering de la Fed en janvier, les taux de rendement des T-bonds américains à 10 ans ont baissé de 25 points de base, les taux espagnols de même échéance ont reflué de près de 80 pb, ceux de l’Italie de 65 pb et ceux de l’Allemagne de 30 pb. Même la mauvaise surprise du dernier FOMC de mercredi n’a eu qu’un effet marginal sur les taux à 10 ans américains qui ont terminé la journée d’hier à 2,77 %, soit le même niveau qu’une dizaine de jours auparavant. 

L’ensemble est bien éloigné du schéma généralement anticipé des conséquences du changement de politique de la Reserve Fédérale américaine dont le consensus attendait qu’il provoque une remontée significative des taux longs dans le monde occidental. Comment expliquer que tel ne soit pas le cas et quel message en retenir ?

Chine : recherche croissance désespérément

Quel est le degré de détérioration du contexte économique chinois pour que les autorités s’affairent à ce point ces dernières semaines ? 

Depuis la mi-janvier, la banque populaire de Chine a orchestré une chute de 3 % du yuan. Nos soupçons d’une rupture de politique de changes se trouvent donc renforcés (voir à ce sujet : « Revirement chinois ?», 28 février) et s’il s’agissait d’introduire de la volatilité pour décourager les flux de capitaux entrants, voilà qui est fait. Le mouvement pourrait ne pas s’arrêter là car la Chine semble bel et bien aux abois, face à une difficulté majeure : assainir son économie des excès de dette privée tout en préservant sa croissance. La partie n’est pas gagnée et, force est de constater, que l’objectif d’une croissance du PIB de 7,5 % cette année est de moins en moins crédible.