Production industrielle allemande : -1,4 % en octobre après -1,2 % en septembre ; pas franchement en phase avec des PMI à 62,5 !

Les détails des commandes à l’industrie allemande avaient déjà soulevé les soupçons hier, avec une contraction inattendue des carnets en provenance de la zone euro. Les données de production de ce matin le confirment : les résultats effectifs de l’activité économique ne sont guère en phase avec les promesses envoyées par les indicateurs de sentiment ces derniers mois. En l’occurrence, la production industrielle n’a enregistré qu’un seul mois de hausse en cinq mois, en août. Le résultat est assurément décevant, au vu des indicateurs du climat des affaires, PMI et IFO qui, tous nous promettent ces derniers temps des lendemains enchanteurs.

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Trois raisons pour lesquelles le vote de la réforme fiscale américaine risque de faire flop

Voilà enfin le premier grand projet de réforme fiscale de Donald Trump en passe d’être adopté avec une réponse des marchés digne des attentes, notamment en Europe. La logique ? On attend de cette réforme qu’elle stimule la croissance américaine, prolonge davantage un cycle déjà exceptionnellement long et offre de facto à la FED des moyens supplémentaires de normaliser sa politique monétaire. Sur le papier, l’adoption de cette réforme serait donc, non seulement positive pour la croissance américaine, mais également pour le dollar, retirant des marchés européens l’épine d’un euro trop précocement renchéri.

Il y a au moins trois raisons d’être prudent par rapport à ce schéma.

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The rising euro is taking more wind than expected out of eurozone inflation’s sails

Until now, economists have not been particularly worried by the euro’s rise since the beginning of the year, given that business trends and confidence in future growth had gained momentum. At less than $1.20 since mid-summer, the euro is trading well below certain past levels and also more in line with its purchasing power parity. Recent data indicate, however, that the single currency’s appreciation has had a significant impact on corporate margins and on import prices, resulting in a reduction of core inflation rates in the eurozone. This is relatively disconcerting at this stage in the business cycle and may be behind the sluggish stock markets of the past few months.

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Zoom Arrière Novembre 2017 – PMI contre courbe des taux

Les informations économiques sont restées d’un très bon cru en novembre. Aux États-Unis, les rebonds successifs de la production industrielle, des mises en chantier et ventes de logements, ainsi que les premiers retours sur la consommation durant les fêtes de Thanksgiving préfigurent une croissance robuste au quatrième trimestre, estimée à 3,5 % selon la Fed d’Atlanta. En Europe, les indicateurs du climat des affaires ont encore gagné en fermeté et permis de remiser au second plan les déceptions en provenance des consommateurs et de l’inflation.

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Plus indigeste que prévu, la hausse de l’euro plombe l’inflation en zone euro

Intervenue dans un contexte de reprise de l’activité et de net regain de confiance sur les perspectives de croissance, la hausse de l’euro enregistrée depuis le début de l’année n’a pas été considérée comme un élément particulièrement préoccupant par les économistes jusqu’alors. Inférieur à 1,20 USD depuis le milieu de l’été, le cours de la monnaie unique est, en effet, très inférieur à ce qu’il a pu être dans le passé à l’égard de la devise américaine, en même temps que plus conforme à sa parité de pouvoir d’achat. Les données de ces derniers temps illustrent, pourtant, un effet assurément marqué de l’appréciation de la devise européenne sur les marges des entreprises et les prix à l’importation, avec pour résultat un reflux du taux d’inflation sous-jacente en zone euro assez contrariant à ce stade du cycle de reprise. De quoi, mieux comprendre, peut-être, les déceptions boursières de ces derniers mois.

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BMG novembre 2017 – Fermeté de l’activité et convergence des tendances de prix

Notre indicateur d’activité poursuit son amélioration en novembre, à +0,3 points, après 0,4, grâce à un rebond généralisé de l’activité industrielle. L’environnement des consommateurs se raffermit en occident et les tendances de l’investissement sont solides. Notre indicateur d’inflation reste en territoire positif, globalement inchangé en novembre, à 1,2, soutenu par une remontée en zone euro et au Japon.

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The dismantling of the UK economy is underway: an alarming prospect

The consequences of the 23 June 2016 referendum are becoming increasingly clear in the UK, and are painting a worrying picture of what might happen to the UK economy eventually if reason does not quickly start to prevail again in negotiations. Around 15 months after the UK voted to leave the EU, the parties have still not dealt with the preliminary matters that need to be resolved before discussions start on the trade agreement that is supposed to govern future UK/EU relations. Every day that passes without those matters being resolved increases the prospect of a hard Brexit, which likely to cause economic and financial chaos whose repercussions are difficult to predict on both sides of the Channel.

That outcome is clearly not the one that the Brexiteers sold to voters in the referendum campaign. As a result, unless the talks stir further anti-European resentment among the British people, they are likely to have growing doubts about whether the choice they made in 2016 was the right one. A new referendum could then happen, which could result in the UK deciding not to pursue the tricky matter of Brexit. We regard this scenario as fairly likely following Theresa May’s failure to win the snap election on 8 June 2017. In the meantime, and especially since we cannot count on that being the outcome of the saga, the threat posed to Europe by this looming divorce is likely to grow over the next few months.

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Le dépeçage de l’économie britannique débute ; effrayantes perspectives

Les conséquences du référendum du 23 juin 2016 s’accélèrent outre-Manche, dressant d’ores et déjà un tableau redoutable de ce qui pourrait advenir, à terme, de l’économie britannique si la raison ne reprend pas sans tarder le dessus à la table des négociations. À quelques quinze mois de la sortie programmée du Royaume-Uni de l’UE, l’incapacité à régler les questions préalables à l’ouverture des discussions sur l’accord commercial censé régir les relations futures entre le Royaume-Uni et l’UE, accroît de jour en jour l’éventualité d’un « hard Brexit », avec à la clé un chaos économique et financier aux ondes de choc difficilement prévisibles d’un côté comme de l’autre de la Manche.

Une telle issue n’est assurément pas celle que les partisans d’un Brexit ont vendue aux électeurs lors de la campagne du référendum. Ainsi, sauf à ce que les conditions dans lesquelles se déroulent les négociations n’aiguisent davantage le ressenti à l’égard des Européens, de telles perspectives sont susceptibles d’alimenter les doutes croissants des Britanniques sur la justesse de leur choix de 2016. Une nouvelle consultation pourrait dès lors voir le jour et éventuellement conduire à refermer ce délicat dossier, sans suite ; scénario que nous envisageons comme assez vraisemblable depuis l’échec de Theresa May aux élections anticipée du 8 juin dernier. En attendant et, surtout, en l’absence de pouvoir parier que telle sera bien la fin de cette épopée, les prochains mois ont tout lieu d’être ceux d’une escalade des menaces que ce divorce annoncé fait planer en Europe.

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