Des résultats en trompe-l’œil des enquêtes de la Commission

L’indicateur du sentiment économique de la Commission européenne s’est nettement redressé en mai, à 105,1 après 103,9, tiré par un regain de confiance dans l’industrie. Le déstockage explique principalement ce sursaut. L’opinion sur les carnets de commandes poursuit, en revanche sa détérioration, notamment à l’exportation. Peu de raisons de s’enthousiasmer, donc, même en France, où la bonne tenue présumée de la demande domestique ressort mal de l’analyse détaillée des données, quand la situation allemande se détériore davantage.

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Sauf un électrochoc salvateur, l’Europe se dirige droit dans le mur

À ce point de décrépitude et face à la soif de changement qu’expriment les oppositions grandissantes, de deux choses l’une : soit l’Europe est capable de surmonter ses différends et de retrouver la voie de l’audace par laquelle elle pourra redonner un espoir commun à ses populations, soit les scénarii du pire ne manqueront pas de se profiler à un terme plus ou moins rapproché. Force est de reconnaître, que les chances que le scrutin de cette semaine ouvre les portes à la première de ces options sont assurément faibles. Sauf un électrochoc salvateur que pourraient provoquer les résultats mêmes des élections ou l’amplification des menaces extérieures, la probabilité que l’Europe se disloque un peu plus dans les années à venir risque de s’en trouver fortement accrue. Les voies d’un délitement européen sont toutefois à peu près aussi complexes que celles du fonctionnement de l’UE et les scénarii en la matière assez sensiblement différents selon les cas. Comment les choses pourraient-elles tourner ?

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Regain de vigueur domestique en France, mais les exportations sont plombées

Rebond du climat des affaires de l’INSEE, rebond des PMI, les données françaises donnent du baume au cœur, et surtout, elles résistent à la dégradation de la situation allemande. En mai l’écart France-Allemagne du PMI manufacturier s’est encore accru pour atteindre un plus haut depuis treize ans. Alors que la perspective du Brexit semblait expliquer l’essentiel de ces écarts de performance ces derniers mois, l’argument ne tient plus. L’industrie française aurait-elle d’autres atouts ? .

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Après un PIB allemand de très bonne facture, un cinglant rappel à l’ordre de l’IFO

La matinée avait bien commencé en Europe ce matin avec la succession de très bons chiffres du PIB allemand du premier trimestre, le net rebond des indicateurs du climat des affaire en France et un PMI composite allemand stabilisé. Le flash PMI pour la zone euro et, plus encore, la forte baisse de l’IFO, n’ont pas laissé le temps de savourer ces premiers chiffres et nous rappellent à une réalité préoccupante.

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Les minutes dépassées, déjà ‘dovish’, du FOMC d’avant la guerre commerciale…

Impatients de connaître les détails du dernier FOMC des 30 avril et 1er mai derniers, les marchés semblent avoir oublié à quel point le durcissement du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine modifie la donne. Qu’à cela ne tienne, si Jérôme Powell avait surpris lors de sa conférence de presse, apparaissant un brin moins préoccupé par l’environnement économique et relativement confiant dans l’idée d’une baisse seulement passagère de l’inflation, les minutes rectifient le tir. La patience est de mise pour un certain temps et la hausse des taux n’est pas en vue. Quant au rééquilibrage des actifs à son bilan, la FED l’aborde sur la pointe des pieds, avec tellement de précaution qu’au regard de la situation actuelle, l’ensemble semble plus ‘dovish’ encore… Difficile de trouver là de quoi alimenter les hausses tant attendues des taux futurs ou du dollar…

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Inflation pascale en UEM

L’inflation est remontée significativement au mois d’avril, de 1,4 % à +1,7 %, avec une forte contribution du sous-jacent, à hauteur de 0,92 points, la plus élevée en deux ans. Une convergence vers les cibles de la BCE ? Probablement pas, plutôt l’effet passager des congés de Pâques, comme le montrent les détails des chiffres nationaux. À brève échéance, inflation sous-jacente et totale ont tout lieu de se tasser à nouveau.

Nouvelle claque pour les industriels allemands

L’industrie allemande a décidément du mouron à se faire avec la nouvelle déconvenue enregistrée ce matin : une chute de 4,2 % de ses commandes entre les mois de janvier et février. Malgré les alertes en provenance d’un certain nombre d’enquêtes, les PMI manufacturiers notamment, le chiffre est une douche froide. Après déjà deux trimestres consécutifs de contraction, l’industrie allemande est définitivement face à une sévère récession. Question : jusqu’où les services pourront-ils compenser ce manque à gagner ?

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L’inflation en zone euro à la hauteur de la situation conjoncturelle : en berne, malgré la hausse du pétrole

L’inflation de la zone euro s’est repliée à 1,4 % l’an en mars, après 1,5 %, en février. Alors que la contribution de l’énergie et de l’alimentation à la croissance annuelle des prix à la consommation s’est redressée, ce mouvement de reflux résulte exclusivement de l’intensification des pressions sur les prix sous-jacents ; une mauvaise nouvelle venue s’ajouter aux révisions à la baisse des PMI publiés aujourd’hui.

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