Les marchés souverains sous tensions : quésaquo ?

Les inquiétudes sur les perspectives économiques mondiales de l’épidémie de Covid-19 continuent à s’accumuler et à prendre le pas sur les mesures de politiques monétaires et budgétaires annoncées à travers le monde pour faire face à la crise. Plus la correction s’amplifie sur les marchés financiers plus elle devient complexe, avec son lot de surprises et d’incompréhensions. Après le repli des cours de l’or, les tensions apparues sur les marchés des Treasuries américains la semaine dernière et sur ceux des dettes souveraines européennes ce lundi, interrogent. À première vue difficilement réconciliables avec le contexte en présence sur les marchés boursiers, comment interpréter ces distorsions qui affectent, y compris, les pays du noyau dur de la zone euro ?

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L’Italie en quarantaine. Questionnements

Quelle est la bonne attitude à attendre des gouvernements face à la propagation du virus ? Le sujet, c’est certain, animera bien des débats une fois la panique actuelle derrière nous. En attendant, la décision de mise en quarantaine de l’Italie dans son ensemble est une nouvelle cinglante qui ne manque pas d’interroger. Irraisonnée, disproportionnée ? La décision du gouvernement italien se comprend mieux face à la situation sanitaire du pays : les hôpitaux ne suivent plus, débordé, le système médical croule sous la montée des cas (plus de 9 000 à ce jour). Nul doute que les choses pourraient être gérées différemment si elles avaient été anticipées. Mais tel n’a pas été le cas, ni en Italie, ni ailleurs. Peu de doute également que l’orientation des politiques publiques de ces dernières années, n’a pas aidé à prévenir une telle situation. Victime d’un vieillissement accéléré, l’Italie aurait eu besoin, plus que tout autre pays de l’union monétaire, d’une progression de ses dépenses médicales moyennes par habitant ces dernières années que sa situation budgétaire ne lui a pas permis d’assumer. On connait les difficultés du système chez certains de ses voisins, pourtant nettement mieux pourvus : en France, par exemple, où le budget santé par habitant est de 43 % supérieur à celui de la péninsule selon les données d’Eurostat…

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La résistance de l’or à la chute de 30 % du pétrole ; une idée de sa force sous-jacente

… Et du degré de stress dans lequel les marchés européens ouvriront ce matin. La guerre des prix initiée par l’Arabie saoudite après l’échec des négociations entre l’OPEP et la Russie en fin de semaine dernière est un élément de stress supplémentaire après un week-end marqué par l’amoncellement des nouvelles mesures de confinement face à la propagation du coronavirus à travers le monde hors Asie.

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L’Allemagne profite de la paralysie de l’économie chinoise

Les PMI nous avaient mis la puce à l’oreille en début de semaine (voir PMI la paralysie de la Chine a-t-elle profité au reste du monde en février?), les commandes à l’industrie allemande publiées à l’instant semblent le confirmer : les industriels allemands ont probablement tiré les bénéfices de l’impossibilité des entreprises chinoises à fournir leurs clients, avec pour résultat, un rebond de 5,5% de leurs commandes en janvier dont l’origine provient exclusivement des commandes étrangères.

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PMI – La paralyse de la Chine a-t-elle profité à l’industrie du reste du monde en février ?

La livraison des enquêtes PMI apporte son lot de surprises, bonnes et mauvaises, depuis le début du week-end et à peu près autant de questions. Après les très mauvais PMI publiés en Chine samedi, les données d’aujourd’hui réconfortent : les nouvelles enquêtes sont généralement meilleures que prévu dans l’industrie du reste du monde et les données préliminaires de février publiées dans un certain nombre de pays ont été révisées à la hausse dans plusieurs cas contrairement à ce que laissait redouter la propagation de l’épidémie depuis leur publication initiale. Qu’en penser ?

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Les ménages français ont le moral mais ne consomment pas. Les enquêtes INSEE sont-elles fiables ?

En janvier les dépenses de consommation des ménages français ont reculé de 1,1 % par rapport au mois de décembre, de 1,4 % hors énergie et de 2,7 % pour les seuls biens fabriqués. Si ces mauvais chiffres peuvent trouver une partie de leur explication dans la forte progression du mois précédent, la déception n’en reste pas moins de taille. Au cours des douze derniers mois, les dépenses réelles des ménages se sont repliées de 0,9 % et de 0,2 % hors énergie, une bien piètre performance malgré une confiance proche de ses records des quinze dernières années, un taux de chômage au plus bas depuis plus de dix ans et des mesures fiscales de soutien au pouvoir d’achat. Plus fondamentalement, les signaux erronés renvoyés par les enquêtes INSEE commencent à poser question.

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