Avec 7 % d’inflation américaine dans les services, le compte n’y est pas

Les données publiées aujourd’hui font état d’une première baisse de l’indice CPI corrigé des variations saisonnières depuis deux ans et demi, qui perd 0,1 % entre novembre et décembre. Les trois principales composantes de l’inflation annuelle baissent, en tout premier lieu l’énergie qui reflue de presque 6 points, mais aussi l’alimentaire dont les prix ont enregistré leur plus faible hausse depuis mars 2021, de 0,3 % néanmoins. L’indice sous-jacent, augmente de 0,3 %, ce qui suffit à faire refluer l’inflation hors énergie et alimentation à 5,7 % après 6 %. Sur douze mois, l’inflation totale a atteint un point bas depuis plus d’un an, à 6,5 % (-0,6 points).

Seul hic, l’inflation des services, censée être l’indicateur le plus fiable des tendances endogènes accélère de 6,8 % à 7 %, son plus haut niveau depuis 1982… Quand bien même ce résultat s’explique quasi-exclusivement par les loyers, c’est un sujet

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Côté industrie française, l’hirondelle ne fait pas encore le printemps

En novembre, la production industrielle française a rebondi de 2 % après s’être contractée de 2,5 % en octobre. Sa composante manufacturière, quant à elle, a progressé de 2,4 % après une baisse de 2,1 %. Autrement dit, aux fluctuations mensuelles près, l’activité industrielle se stabilise sans plus.  sans décoller ni retrouver les niveaux d’avant crise. L’acquis de croissance de la production manufacturière à fin novembre, atteint ainsi 2 % pour 2022, symptôme d’une normalisation particulièrement lente.

D’autant que celle-ci est loin d’être uniforme : tous les secteurs ont affiché une hausse au mois le mois, à l’exception de l’aéronautique, décidément décevant. Néanmoins, si l’électronique/informatique, la pharmacie et les machines ont compensé les pertes du mois précédent, ce n’est le cas des secteurs-clés de la chimie, sur une tendance baissière comme en Allemagne, ni de l’automobile, qui ont reculé respectivement de 5 % et 3 % sur deux mois.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

La capacité de rattrapage de l’industrie allemande est entamée

La production industrielle allemande a augmenté de 0,2 % en novembre et de 0,5 % pour sa composante manufacturière ; un frémissement qui n’a pas permis de compenser les pertes d’octobre, de respectivement 0,4 % et 0,7 %. Au cours des douze derniers mois la production n’aura finalement augmenté que de 0,4 %, laissant un retard de plus de 4 % par rapport au début 2020. Porté pendant une longue période par le haut niveau des commandes, l’espoir d’un rebond de l’activité manufacturière s’est amenuisé au fur et à mesure du tassement de ces dernières qui, après les mauvais chiffres de novembre, ne suggèrent plus aucun potentiel de rattrapage de l’activité.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

La zone euro est bien loin de la reprise escomptée

Après la douche froide des commandes allemandes de ce matin, les indicateurs en provenance de la zone euro publiés depuis ne rassurent pas. L’inflation se replie, dont acte, grâce exclusivement au reflux des prix énergétiques. Les ventes de détail se reprennent mais sont loin de compenser les pertes d’octobre. Enfin, les enquêtes de la Commission, un peu moins mauvaises, ne laissent entrevoir que bien peu de signes de satisfaction.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les commandes allemandes signent-elles la fin du rattrapage de l’investissement ?

L’information tranche avec les indicateurs plutôt réconfortants de ces dernières semaines. En novembre dernier, les commandes à l’industrie allemande ont enregistré une contraction mensuelle de 5,3 % en volume. Si ces dernières années nous ont habitués à des variations exceptionnelles des indicateurs économiques, la chute n’en reste pas moins hors norme. Sur un an, les commandes fondent de plus de 11 % ; de quoi interroger sur l’amélioration supposée de l’activité outre-Rhin.

Contrairement à l’habitude de ces derniers mois, l’automobile n’est pas responsable de ce mauvais chiffre, les commandes, de ce côté-ci, piétinent en léger reflux. Le ferroviaire y a en revanche largement contribué tout comme les commandes étrangères de biens d’investissement. Ce dernier point interpelle. L’investissement productif a en effet été l’une des rares composantes du PIB à tirer la croissance tout au long de l’année dernière, en Allemagne comme dans la plupart des pays industrialisés. Son rattrapage finit-il par tirer à sa fin ? C’est, à nos yeux, outre la mauvaise nouvelle qu’il constitue pour l’industrie allemande, l’une des principales questions que soulève ce rapport.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les marchés ignorent les minutes de la FED, peut-être ont-ils tort

Sans surprise, les minutes du dernier FOMC n’apportent pas grand-chose de nouveau à ce que nous savions déjà depuis le dernier comité de mi-décembre. Elles confirment l’intention de la FED de poursuivre les hausses de taux jusqu’à l’obtention de signes plus convaincants de dissipation de l’inflation et soulignent l’éventualité que cela prenne du temps. Ses projections intègrent des hausses des Fed Funds d’au moins 75 points de base supplémentaires cette année, qui porteraient leur niveau à 5,25 %, avant une décrue graduelle en 2024 et 2025, sur fond de nette décrue des perspectives de croissance. Les marchés ont peu réagi à cette publication, largement supplantée par le regain d’optimisme au sujet d’une décrue de l’inflation provoqué par les publications de ces derniers jours en Europe et ce mercredi aux Etats-Unis. L’indicateur ISM des prix payés par les entreprises du secteur manufacturier américain est tombé à 39,4 en décembre, à deux doigts de ses plus bas niveaux de la première vague de Covid. Reste à savoir si ces données parviendront à convaincre les banques centrales de réviser leurs copies alors, qu’à ce stade, ce repli de l’inflation reflète principalement des effets énergétiques.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation baisse mais les ménages français ne perçoivent pas encore son pic…

L’inflation française a reculé de 0,3 points en décembre pour terminer l’année à 5,9% après 6,3 % en novembre. En moyenne en 2022, la hausse des prix à la consommation aura finalement atteint 5,2 %, un record depuis 1985. La baisse de 3,6 % des prix de l’énergie en décembre permet néanmoins de terminer l’année sur une note réconfortante, laquelle entretient l’espoir que le pic d’inflation soit dépassé. C’est probable, compte-tenu de l’importance des effets de base énergétiques sur les perspectives 2023, même si dans le cas français subsiste un aléas de court terme lié à l’impact de la fin du bouclier tarifaire sur l’inflation des mois de janvier/février.

Le pic d’inflation, dépassé, ne résoudra cependant pas tous les problèmes. Les hausses de prix se cumulent et même ralentie, l’inflation à venir s’ajoutera à celle déjà comptabilisée. Les ménages français ne voient pas à ce stade d’amélioration et leur perspectives d’achat restent particulièrement déprimées.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation allemande termine l’année 2022 sur une meilleure note

L’inflation allemande a terminé l’année 2022 à 8,6 %, après 10 % en novembre et un plus haut de 10,4 % en octobre. En moyenne l’économie allemande aura enregistré une hausse de ses prix à la consommation de 7,9 % sur l’ensemble de l’année 2022, un record depuis 1949. Les mesures gouvernementales ont néanmoins permis de clore l’année sur des résultats moins anxiogènes que jusqu’alors. Le bouclier tarifaire explique, en effet, la quasi-intégralité du reflux du mois de décembre et devrait continuer à porter ses fruits dans les mois à venir sur la partie énergétique de l’indice. Les perspectives de forte décrue de l’inflation au premier semestre 2023 s’en trouvent renforcées. Reste la partie sous-jacente de l’inflation qui semble ne pas avoir beaucoup évolué en décembre, voire s’être légèrement tendue, au-delà de 5 % et prendra, selon toute vraisemblance, plus de temps à refluer.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre