Les inscriptions hebdomadaires au chômage constituent souvent l’indicateur privilégié par les investisseurs pour jauger de la dynamique du marché de l’emploi américain. Cette statistique a toutefois largement perdu en pertinence au lendemain de la crise de 2008 dès lors que le repli des inscriptions au chômage résultait, pour une large part, de défections des personnes en âge de travailler de la vie active, plutôt que de créations nettes d’emplois, ainsi qu’illustré ci-dessous.
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Il ne se passe absolument rien en Allemagne
Les statistiques allemandes suscitent beaucoup de commentaires. Après la brutale chute de 7,4 % des commandes d’hier, le rebond de 2,8 % de la production industrielle annoncé ce matin est encensé. Pour autant, à y regarder de plus près, il ne se passe pas grand-chose sur le front de l’industrie allemande, rien qui ne suggère, à ce stade, une quelconque normalisation de la dynamique industrielle en Allemagne.
FED et BCE, pourquoi une telle frilosité ?
Inutile de tergiverser. Janet Yellen peut avoir toutes les bonnes raisons de redouter les développements à venir, elle manque bougrement d’arguments pour ne pas relever le niveau de ses taux directeurs en mars. La situation de Mario Draghi n’est guère différente, ce dernier ne disposant plus que de la souplesse que lui autorise le caractère somme toute relativement récent de l’élimination des risques extrêmes pour différer un changement de cap de plus en plus difficile à éviter. Pourquoi, dès lors, tant d’hésitation ou de frilosité ?
Janet yellen, nettement plus offensive, promet une nouvelle hausse des taux de la FED dès mars
Le communiqué du dernier FOMC de janvier avait surpris par son ton particulièrement réservé sur la situation américaine et avait renforcé les anticipations des marchés sur la faible probabilité d’un nouveau mouvement en mars. Janet Yellen vient de prendre le contre-pied de cette communication incompréhensible (voir à ce sujet « La FED tétanisée par D. Trump ? ») à l’occasion de son intervention bi-annuelle devant le congrès.
Secteur bancaire : la ritournelle procyclique de la réglementation face aux vents contraires
La volonté du président D. Trump de débrider le secteur bancaire des contraintes de la réglementation financière renforcée mise en place depuis 2010 aux États-Unis pose bien des questions. Perçu par certains comme absolument nécessaire pour redonner au secteur bancaire son entière capacité à soutenir l’activité, ce retour en arrière sur les mesures de prévention adoptées après la crise des subprime fait redouter à de nombreux observateurs une nouvelle frénésie de crédit, porteuse, in fine, d’instabilité financière.
La FED tétanisée par D. Trump ?
La question se pose immanquablement à en juger par le communiqué publié aujourd’hui. Comme nous le suspections hier, la FED n’a pas apporté de changement fondamental à sa communication. Ses commentaires sur l’activité sont réservés, tout comme ceux sur l’inflation, et dans l’ensemble, bien éloignés du diagnostic d’une économie en ré accélération que suggèrent les indicateurs récents ; un peu comme si la FED avait arrêté de regarder les statistiques économiques ces derniers temps, en l’occurrence depuis le 8 novembre?
Le grand embarras de la FED, le bonheur du Dow Jones et celui des cours de l’or
Comment la FED va-t-elle se sortir de l’ornière dans laquelle elle se trouve ? Le risque d’un changement impromptu de sa politique dès demain est assez faible, sa communication récente n’ayant donné aucun signal avant-coureur d’un tel revirement depuis la publication des minutes du comité du mois de décembre dans lesquelles elle était apparue des plus réservées quant aux perspectives américaines. Pour autant, indicateurs économiques et inflation auraient de quoi l’inciter à un modifier son approche. Lire la suite…
L’économie française décolle fin 2016, l’inflation suit !
Les données publiées ce matin par l’INSEE sont de très bonne facture, avec une croissance de 0,4 % du PIB réel, soutenue tout à la fois par un rebond des dépenses des ménages (0,6 % après deux trimestres consécutifs à 0,1 %), de l’investissement des entreprises (1,3 % après deux trimestres de stagnation) et un sursaut de 1,1 % des exportations. La baisse des stocks ayant amputé de 0,2 point ce résultat trimestriel, la croissance ressort à 0,6 % hors stocks, son plus fort niveau depuis le premier trimestre. Lire la suite…