L’euro requinqué, le dollar abîmé par les politiques

Après avoir franchi une première marche à la hausse au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle française, il aura fallu la rencontre entre le nouveau président E. Macron et la Chancelière Angela Merkel pour que le cours de l’euro se redresse au-delà de 1,10 USD, puis 1,11 USD ce matin, un plus haut depuis le début du mois de novembre, à la veille de l’élection de D. Trump. Le taux de change de la monnaie unique que beaucoup envisageaient rebaisser sous la parité contre le billet vert, tient le coup, affichant ses derniers jours un regain de vigueur généralisé vis-à-vis du yen, de la livre Sterling et, dans une moindre mesure, du franc suisse. De son côté, dollar n’a pas le vent en poupe.

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Marchés – Les éléments sont en place pour une hausse de plus de 24 heures

Mis entre parenthèses pendant trois semaines, notre scénario de marché reprend le dessus

La réponse des marchés aux résultats du premier tour des présidentielles est marquée. Un score relativement faible de la candidate M. Le Pen, inférieur à toutes les estimations des instituts de sondage depuis le début 2016 (on rappellera qu’elle était encore créditée de 27 % à 30 % des intentions de vote à la fin de l’automne) ainsi qu’un large ralliement des responsables des grands partis (exception faite de JL Mélenchon) au candidat d’EM l’expliquent mais ne sont probablement pas les seuls éléments en jeu.

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Spécial – Images de la France en Europe : le déclassement

À la veille d’échéances électorales dont l’issue pourrait bouleverser l’avenir de la France, de l’Europe et, dans l’hypothèse extrême, du monde, la volonté de comprendre les raisons du mal français a rarement été aussi vive.

C’est dans cette optique que nous proposons ce cahier d’images sur l’économie française, sa place dans l’UE et ses multiples maux, illustrations de ce que l’on ne peut pas encore qualifier de déclin absolu mais certainement de déclassement violent.

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L’inflation c’est fini, jusqu’à nouvel ordre… de D. Trump

L’accélération de l’inflation depuis l’automne 2016 a constitué l’un des plus forts catalyseurs du retour de l’optimisme des entreprises et plus encore des marchés financiers. Ajoutée aux promesses de soutien de l’activité du nouveau président américain, ce mouvement a largement alimenté le thème de la reflation à l’origine du rallye des marchés boursiers.

Impulsé par les effets de base pétroliers dorénavant amenés à s’éroder, ce regain d’inflation est toutefois pour l’essentiel derrière nous. D’ici à l’automne, l’inflation devrait, en effet, fortement refluer dans les pays développés ; un mouvement susceptible de prendre bien des observateurs à contre-pieds.

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NFP, un rapport idéal !

Avec 235 000 créations de postes, dont 227 000 dans le seul secteur privé, les créations d’emplois conservent un rythme soutenu, très comparable à celui de janvier et supérieur de 80 000 postes à la moyenne des trois derniers mois de l’année 2016. Le taux de chômage baisse à 4,7 % après 4,8 % mais la hausse des salaires horaires reste modérée, de 0,2 % en un mois, ce qui porte à 2,8 % leur croissance annuelle, un rythme légèrement inférieur au niveau de 2,9 % atteint en décembre.

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La hausse des inscriptions au chômage, une chance de prolongation du cycle US

Les inscriptions hebdomadaires au chômage constituent souvent l’indicateur privilégié par les investisseurs pour jauger de la dynamique du marché de l’emploi américain. Cette statistique a toutefois largement perdu en pertinence au lendemain de la crise de 2008 dès lors que le repli des inscriptions au chômage résultait, pour une large part, de défections des personnes en âge de travailler de la vie active, plutôt que de créations nettes d’emplois, ainsi qu’illustré ci-dessous.

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Il ne se passe absolument rien en Allemagne

Les statistiques allemandes suscitent beaucoup de commentaires. Après la brutale chute de 7,4 % des commandes d’hier, le rebond de 2,8 % de la production industrielle annoncé ce matin est encensé. Pour autant, à y regarder de plus près, il ne se passe pas grand-chose sur le front de l’industrie allemande, rien qui ne suggère, à ce stade, une quelconque normalisation de la dynamique industrielle en Allemagne.

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FED et BCE, pourquoi une telle frilosité ?

Inutile de tergiverser. Janet Yellen peut avoir toutes les bonnes raisons de redouter les développements à venir, elle manque bougrement d’arguments pour ne pas relever le niveau de ses taux directeurs en mars. La situation de Mario Draghi n’est guère différente, ce dernier ne disposant plus que de la souplesse que lui autorise le caractère somme toute relativement récent de l’élimination des risques extrêmes pour différer un changement de cap de plus en plus difficile à éviter. Pourquoi, dès lors, tant d’hésitation ou de frilosité ?

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