Saisie par le doute, la FED est prête à reculer et semble surtout perdre pieds

Bien qu’escomptée à 84 % par les marchés, la hausse des taux du mois de juin pourrait ne pas avoir lieu. C’est bien la conclusion que suggèrent les minutes du dernier FOMC publiées ce mercredi. En cause, un doute profond des membres du FOMC sur la conjoncture américaine et leur volonté de s’assurer que le ralentissement du premier trimestre n’est, effectivement, que temporaire avant d’aller plus en avant dans l’exercice de hausse des taux ou de donner plus de précisions sur d’éventuels changements du bilan de la FED d’ici la fin de l’année. Lire la suite…

Le regain de pricing power, un euphorisant pour le moral des entreprises, mais encore ?

À en juger par les derniers éléments d’enquêtes publiés ce matin en France et en Allemagne, le moral des industriels reste au beau fixe en Europe. Peut-on, toutefois, prendre pour argent comptant ces résultats ? Amorcée en début d’hiver, l’embellie du climat des affaires n’a guère produit les effets escomptés sur l’économie réelle jusqu’à présent. Nous avons suspecté des effets-prix derrière ces distorsions. Avec le recul, ceux-ci sont aujourd’hui clairement identifiables à travers une analyse détaillée des perspectives de prix.

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L’euro requinqué, le dollar abîmé par les politiques

Après avoir franchi une première marche à la hausse au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle française, il aura fallu la rencontre entre le nouveau président E. Macron et la Chancelière Angela Merkel pour que le cours de l’euro se redresse au-delà de 1,10 USD, puis 1,11 USD ce matin, un plus haut depuis le début du mois de novembre, à la veille de l’élection de D. Trump. Le taux de change de la monnaie unique que beaucoup envisageaient rebaisser sous la parité contre le billet vert, tient le coup, affichant ses derniers jours un regain de vigueur généralisé vis-à-vis du yen, de la livre Sterling et, dans une moindre mesure, du franc suisse. De son côté, dollar n’a pas le vent en poupe.

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Marchés – Les éléments sont en place pour une hausse de plus de 24 heures

Mis entre parenthèses pendant trois semaines, notre scénario de marché reprend le dessus

La réponse des marchés aux résultats du premier tour des présidentielles est marquée. Un score relativement faible de la candidate M. Le Pen, inférieur à toutes les estimations des instituts de sondage depuis le début 2016 (on rappellera qu’elle était encore créditée de 27 % à 30 % des intentions de vote à la fin de l’automne) ainsi qu’un large ralliement des responsables des grands partis (exception faite de JL Mélenchon) au candidat d’EM l’expliquent mais ne sont probablement pas les seuls éléments en jeu.

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Spécial – Images de la France en Europe : le déclassement

À la veille d’échéances électorales dont l’issue pourrait bouleverser l’avenir de la France, de l’Europe et, dans l’hypothèse extrême, du monde, la volonté de comprendre les raisons du mal français a rarement été aussi vive.

C’est dans cette optique que nous proposons ce cahier d’images sur l’économie française, sa place dans l’UE et ses multiples maux, illustrations de ce que l’on ne peut pas encore qualifier de déclin absolu mais certainement de déclassement violent.

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L’inflation c’est fini, jusqu’à nouvel ordre… de D. Trump

L’accélération de l’inflation depuis l’automne 2016 a constitué l’un des plus forts catalyseurs du retour de l’optimisme des entreprises et plus encore des marchés financiers. Ajoutée aux promesses de soutien de l’activité du nouveau président américain, ce mouvement a largement alimenté le thème de la reflation à l’origine du rallye des marchés boursiers.

Impulsé par les effets de base pétroliers dorénavant amenés à s’éroder, ce regain d’inflation est toutefois pour l’essentiel derrière nous. D’ici à l’automne, l’inflation devrait, en effet, fortement refluer dans les pays développés ; un mouvement susceptible de prendre bien des observateurs à contre-pieds.

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NFP, un rapport idéal !

Avec 235 000 créations de postes, dont 227 000 dans le seul secteur privé, les créations d’emplois conservent un rythme soutenu, très comparable à celui de janvier et supérieur de 80 000 postes à la moyenne des trois derniers mois de l’année 2016. Le taux de chômage baisse à 4,7 % après 4,8 % mais la hausse des salaires horaires reste modérée, de 0,2 % en un mois, ce qui porte à 2,8 % leur croissance annuelle, un rythme légèrement inférieur au niveau de 2,9 % atteint en décembre.

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La hausse des inscriptions au chômage, une chance de prolongation du cycle US

Les inscriptions hebdomadaires au chômage constituent souvent l’indicateur privilégié par les investisseurs pour jauger de la dynamique du marché de l’emploi américain. Cette statistique a toutefois largement perdu en pertinence au lendemain de la crise de 2008 dès lors que le repli des inscriptions au chômage résultait, pour une large part, de défections des personnes en âge de travailler de la vie active, plutôt que de créations nettes d’emplois, ainsi qu’illustré ci-dessous.

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