L’inflation américaine sur la bonne voie

Nouveau ralentissement de l’inflation américaine en novembre, qui passe de 7,9 % à 7,1 %, un plus bas depuis décembre dernier. Quant à sa composante sous-jacente, elle perd 0,3 points, à 6 %. Elle affiche, certes, un niveau toujours très haut, mais, surtout, une progression mensuelle de l’indice hors énergie et alimentaire de seulement 0,2 %, après 0,3 % et 0,6 % en août/septembre.

Or, il s’agit là de la condition d’une normalisation de l’inflation puisque s’il garde ce rythme de 0,2 % au cours des mois à venir, alors, son évolution en glissement annuel atteindra 2,5 % en septembre 2023. Voilà qui valide un cap décidément moins restrictif pour la Fed. La Banque Centrale américaine laissera-t-elle pour autant cette vision l’emporter ou sera-t-elle un peu plus prudente au vu du chemin qu’il reste à parcourir.

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Bonnes surprises conjoncturelles, même au Royaume-Uni

Considéré comme en récession par sa propre banque centrale, le Royaume-Uni était jusqu’à aujourd’hui vu comme l’économie industrialisée la plus en difficulté. Son PIB avait déjà reculé de 0,2 % au troisième trimestre, l’inflation était au plus haut et la politique économique semblait manquer cruellement de coordination et d’anticipation. Or, si tous ces problèmes ne sont pas écartés, les données d’octobre publiées ce matin révèlent néanmoins un tableau nettement moins sombre, avec la possibilité, ténue, d’une croissance positive au dernier trimestre, grâce à un acquis de 0,2 %. Comme pour ses voisins européens, la situation britannique n’est donc, peut-être pas, aussi désespérée qu’envisagé il y a quelques mois ce qui pourrait redonner quelques marges de manœuvre à la Banque d’Angleterre dans son combat contre l’inflation.

Le PIB mensuel a progressé de 0,6 % en octobre, une hausse similaire au recul de septembre qui avait été marqué par une journée de deuil national et une crise politique. Là où de nombreux observateurs voyaient le début d’un inexorable déclin, il s’agissait peut-être d’une exception.

Les trois principaux secteurs (construction, industrie, services), voient leur valeur ajoutée se reprendre ou se maintenir en octobre.

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Mauvais mois d’octobre pour une production allemande en stand-by

Entre octobre et septembre, la production manufacturière allemande affiche une baisse de 0,5 %, après une progression de 1,5 %. Pas de confirmation, pour l’heure, d’un regain de santé de la première industrie européenne après les légères améliorations sur les climats des affaires et les commandes. Mais plutôt une stagnation, peu ou prou, depuis la sortie de la première vague de Covid, toujours en dessous des niveaux d’avant-pandémie.

Peut-être faudra-t-il attendre novembre, mois au cours duquel les indicateurs avancés se sont redressés, pour combler les commandes non exécutées? Ou les craintes de récession seront-elles confirmées ? Un enjeu pour l’économie allemande mais aussi pour la France dont l’activité industrielle a largement chuté au cours du dixième mois de l’année et qui pourrait bénéficier d’un éventuel rebond de son voisin…ou être entraîné dans sa chute. Décidément, l’environnement est bien incertain !

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La consommation américaine, l’arbre qui cache -mal- la forêt

Comme on pouvait le présager après les données de ventes de détail, la consommation des ménages américains a progressé de 0,5 % en octobre, sa plus forte hausse en termes réels depuis janvier. Avec un acquis de déjà 0,8 % pour le dernier trimestre, voilà qui est en phase avec une croissance tirée par les dépenses des ménages.  Par ailleurs, l’inflation PCE, bien que toujours élevée, confirme son ralentissement. Jusque-là tout roule, donc… Croissance préservée et pivot possible de la FED comme rappelé hier par J. Powell.  Sauf que l’histoire ne s’arrête pas là. L’ISM s’est à nouveau replié en novembre, au point de retomber en zone de contraction, à 49  dans l’industrie manufacturière. La reprise de la consommation, pourtant, portée par les achats d’automobiles (+8,9%) ne laissait pas attendre cela ! Quant au rapport de l’ADP hier, il valide bel et bien le ralentissement du marché de l’emploi, suggéré ces dernières semaines par les inscriptions hebdomadaires au chômage. Alors l’économie américaine est-elle aussi résiliente ? Contrairement aux Français ou aux Allemands, les Américains ont largement rogné sur leur épargne pour financer leurs achats récents. Leur taux d’épargne est ainsi retombé à 2,3 % de leur revenu, un plus bas depuis 2005. Une situation tenable tant que le recours au crédit est possible, ce qui pourrait être de plus en plus compromis avec une détérioration des perspectives que suggèrent tout à la fois la chute de l’ISM, le premier recul des profits trimestriels des sociétés publié hier, le retournement immobilier et le ralentissement effectif des créations d’emplois selon l’ADP…

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Une fois de retour à la normale, la consommation flanche en Europe

Malgré un pouvoir d’achat sauvegardé au troisième trimestre, les premières données de consommation d’octobre sont particulièrement mauvaises en France et en Allemagne. Après la baisse de 2,8 % des achats de biens des ménages français, c’est des ventes de detail allemandes, en baisse de 2,8 % également, que nous viennent les mauvaises nouvelles ce matin,

Jusqu’ici, les aides publiques et la réouverture de l’économie avaient permis un rattrapage de la consommation des ménages des deux côtés du Rhin, malgré une confiance loin d’être au beau fixe. Une fois cette normalisation achevée, elle a laissé place à une stagnation, voire, maintenant, à une baisse.

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BMG novembre 2022 – Notre baromètre retombe, plombé par la Chine

En novembre, notre baromètre retrouve la zone très légèrement négative, à -0,3, contre -0,1 en octobre, révisé en baisse de 2 dixièmes. La dégradation des indicateurs chinois explique une bonne part de cette baisse, sur fond néanmoins de distorsions importantes entre les différents pays. Toutes les composantes retombent en terrain négatif à l’exception de la consommation qui s’arrête en zone neutre. Loin des plus hauts du premier semestre, le momentum de l’inflation globale passe de 0,7 à 0,3 dans un mouvement général de repli.

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Lente décrue de l’inflation en zone euro

Comme anticipé au travers des données allemandes et espagnoles publiées hier, l’inflation en zone euro décélère, à 10 % en novembre après 10,6 % en octobre. En revanche, les hausses de prix sous-jacent sont, toujours, de 5 % sur un an, sensiblement identiques à celles du mois précédent. C’est donc sans surprise la détente énergétique, soutenue tout à la fois par les effets de base, la baisse des cours du pétrole et la réappréciation de l’euro, qui permet une hausse des prix un peu moins forte. Si quelques pays, au premier rang desquels les Pays-Bas et la Belgique, ainsi que, plus graduellement, l’Espagne, en ont largement bénéficié, ailleurs, les mouvements observés semblent négligeables tant la normalisation paraît loin.

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