K. Warsh, trop confus, perd la confiance qu’il avait acquise lors de son premier FOMC

C’était le RDV de cette fin du mois de juillet ; K. Warsh semble l’avoir raté. Non pas que la décision de la Fed de maintenir les Fed Funds inchangés ait surpris, elle était en effet largement attendue. Ce qui l’était moins est le sentiment d’un président de la Fed totalement indécis et dépourvu de stratégie.

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Retour du pétrole à 100$ le baril; C. Lagarde, plus sévère que le communiqué de la BCE

La perspective d’un conflit durable impliquant un nombre croissant de pays du Golfe a largement gagné en importance ces derniers jours, avec pour conséquence un changement de psychologie des marchés sur les risques qui y sont assortis. L’hypothèse dominante qui envisageait un conflit, sinon éclair, du moins de durée relativement courte et prévisible, semble avoir volé en éclat au fur et à mesure des développements récents, du côté américain comme de celui de l’Iran et des autres pays de la région.

Contrairement à nos attentes, le communiqué de la BCE est apparu relativement flexible, sous un angle délibérément prudent en matière de perspectives économiques et moins catégorique que nous ne l’avions envisagé sur celui de l’inflation. Les commentaires de Christine Lagarde ont rapidement corrigé cette première impression.

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Une pause sans conviction de la BCE

A la reprise du Conflit iranien, canicule -t-il suffi que K. Warsh apparaisse pour que l’inflation américaine disparaisse ? Trève de plaisanterie, les données d’inflation du mois de juin publiées hier sont pour le moins surprenantes, au point de peiner à convaincre. Inutile de chercher dans les détails, les composantes du CPI vont toutes dans le même sens, celui d’une baisse quasi-généralisée des prix, à la principale exception de ceux des loisirs. Effet des festivités des 250 ans des Etats-Unis et de la coupe du monde, sur un secteur qui, pourtant, est censé avoir détruit des emplois comme jamais depuis 2009 au cours de ce même mois ? Décidément les statistiques américaines commencent à poser sérieusement question.

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La BCE face aux éléments exogènes; A.Burnham à la recherche d’équilibre

La BCE s’y était préparée ces deux dernières années, répétant à l’envi s’attendre à des chocs d’offre à répétition pour justifier sa prudence et l’arrêt de ses baisses de taux entre juin 2025 et mai 2026. Le conflit en Iran lui a donné une première occasion de vérifier cette hypothèse, qui l’a conduite à relever d’un quart de point ses taux directeurs le mois dernier.

Andy Burnham, a succédé à Keir Starmer au Royaume-Uni, hier, dans un contexte politique et économique tendu, sous l’œil vigilant des marchés, échaudés par les difficultés de ses prédécesseurs à trouver la voie de la stabilité et par la violence de l’épisode L. Truss d’octobre 2024….

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Les données US, robustes, accentuent les tensions sur les taux, l’immobilier trinque

Difficile de trouver de quoi calmer les tensions sur les taux d’intérêt américains malgré les bons chiffres récents d’inflation. L’immobilier commence à en payer les conséquences.

En juin, les ventes de détail hors essence ont encore progressé de 0,7 %, après une hausse de 0,9 % le mois précédent. Au cours des trois derniers mois, leur évolution à prix courants ressort à 2 %, largement au-dessus de l’inflation, de 0,6 %. Les achats à distance, ceux d’automobiles et de loisirs ont constitué l’essentiel de ce résultat avec des progressions vigoureuses permises par la chute de 5,3 % des achats d’essence.

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L’inflation américaine évaporée, En Chine, les capex font vaciller la croissance

Aura-t-il suffi que K. Warsh apparaisse pour que l’inflation américaine disparaisse ? Trève de plaisanterie, les données d’inflation du mois de juin publiées hier sont pour le moins surprenantes, au point de peiner à convaincre. Inutile de chercher dans les détails, les composantes du CPI vont toutes dans le même sens, celui d’une baisse quasi-généralisée des prix, à la principale exception de ceux des loisirs. Effet des festivités des 250 ans des Etats-Unis et de la coupe du monde, sur un secteur qui, pourtant, est censé avoir détruit des emplois comme jamais depuis 2009 au cours de ce même mois ? Décidément les statistiques américaines commencent à poser sérieusement question.

A 4,3 %, la croissance annuelle de l’économie chinoise a sérieusement marqué le pas au deuxième trimestre. En cause, la faiblesse des dépenses de consommation et de l’activité industrielle avaient préparé le terrain à un ralentissement. Ce dernier a toutefois été plus marqué que prévu, du fait, principalement, de la baisse accentuée des dépenses d’investissement.

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Une pause estivale ? Ça n’en prend pas le chemin

Après une année 2025-2026 particulièrement riche en rebondissements, une pause estivale ne serait pas du luxe. Les premiers jours du mois de juillet n’en prennent pas le chemin, annonciateurs d’un été chaud, au sens propre comme figuré, sur des sujets souvent décisifs pour la suite de l’année.
1. La question iranienne ne semble pas devoir s’effacer du paysage géopolitique. Si nul n’a imaginé que les 60 jours de négociations prévus dans l’accord du 18 juin pourraient être respectés, les frappes de ces derniers jours remettent sur le devant de la scène le scénario d’un pourrissement de la situation que les marchés pourraient avoir écarté un peu trop vite. Les développements des toutes prochaines semaines laisseront-ils encore un brin d’espoir sur la possibilité d’un aboutissement des négociations, quand bien même à horizon un peu plus lointain ? C’est toute la question et celle de l’évolution des primes de risques qui en découleront.
2. Du côté des banques centrales, les investisseurs devraient pouvoir sauter à pieds joints au-dessus des RDV de la Fed et de la BCE de la fin juillet. La trêve pourrait néanmoins être de courte durée, avec en ligne de mire les rencontres de Jackson Hole des 27 au 29 août que les marchés aborderont avec plus ou moins de crispations, fonction des informations plus complètes dont ils disposeront d’ici là sur l’inflation et les développements dans le Golfe.
3. Parmi ces RDV, celui de la BoJ sera particulièrement suivi, face aux risques, en particulier, rattachés à l’extrême faiblesse du yen.
4. L’Europe ne sera pas en reste. Au Royaume-Uni, le remplacement de Keir Starmer par le nouveau chef du Labour, Andy Burnham, n’est plus qu’une question de jours, qui précèderont la formation du nouveau gouvernement travailliste et la présentation de la politique économique, sans doute, d’ici la rentrée. Avec le précédent Liz Truss encore dans les esprits, les risques sont élevés que les marchés surréagissent aux premières annonces, dans un contexte de tensions toujours importantes sur les marchés souverains internationaux. De ce côté-ci de la Manche les crispations se sont intensifiées depuis l’annonce de la candidature de M Le Pen à la présidence… Les bonnes surprises en provenance de l’économie hexagonale, en termes notamment de productivité, feront-elles le poids face aux risques de dégradation de la note souveraine à la rentrée ? Alors que, sur un tout autre front, la Russie menace d’une offensive d’envergure, les semaines qui nous séparent de la rentrée 2026 ne laisseront pas beaucoup de répit aux Européens.
Au total, si les indices Citi de surprise économique se présentent sous un jour nettement plus engageant qu’en 2025 pour le monde développé, la perspective d’un été « les doigts de pieds en éventail » est éloignée…

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L’inflation retombe plus que prévu en zone euro en juin. La BCE en porte-à-faux ?

Des données à ce stade disponibles, il ressort un tassement de l’inflation assez généralisé en zone euro au mois de juin. Si Italie et Espagne participent peu au mouvement, le net repli de l’inflation harmonisée française, de 2,8 % à 2 %, est une réelle surprise, consolidée par la baisse de trois dixièmes de l’inflation allemande, de 2,7 % à 2,4 %. Dans de telles conditions, les données d’ensemble de la zone euro attendues demain pourraient être bien meilleures qu’attendu avec un possible tassement de trois, voire quatre, dixièmes de l’inflation, de 3,2 % à 2,9 % – 2,8 %.

Bonne nouvelle s’il en est, ces résultats pourraient semer le doute au sein de la BCE sur la nécessité de poursuivre les hausses de taux après sa décision du mois de juin. Malgré un repli des cours du pétrole plus important qu’escompté, l’économiste en chef de la BCE reste, toutefois, sur ses gardes, considérant que le choc énergétique de la guerre en Iran maintiendra des prix du pétrole durablement supérieurs à ce qu’ils étaient avant ce conflit et soulignant, de nouveau, les risques de chocs d’offre récurrents.
Les indicateurs économiques, par ailleurs, publiées ces tout derniers jours suggèrent un léger mieux sur le front conjoncturel…

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