La récession guette définitivement l’Allemagne, gare au réveil du DAX

Après avoir envoyé des signaux franchement négatifs pendant les premiers mois de l’année, le ZEW replonge encore plus fortement en juillet, retrouvant des niveaux jamais vus depuis la crise de 2008-2009. Une très mauvaise nouvelle, notamment, pour les secteurs exportateurs dont les perspectives de reprise imminente semblent enterrées. En l’occurrence, c’est une récession de l’économie allemande que suggère cette enquête à horizon de la fin de l’année. Jusqu’à présent insensible à la dégradation de la conjoncture, l’indice phare de la bourse de Francfort pourrait avoir plus de difficultés à digérer ce nouveau coup dur…

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Pas de panique, l’inflation américaine n’est pas plus menaçante aujourd’hui qu’hier

Les marchés sont particulièrement irritables à la veille d’un assouplissement anticipé de la politique monétaire américaine souvent considéré comme un brin précoce (voir à ce sujet Erreur de casting de J. Powell ?). La publication d’une remontée de 0,3 % de l’indice sous-jacent d’inflation en juin n’a, de fait, pas tardé à titiller les taux d’intérêt futurs, déjà sur le qui-vive après du président de la FED. L’analyse détaillée des données d’inflation du mois de juin ne donne pourtant rien de bien convaincant : outre une remontée des prix des véhicules d’occasion et de l’habillement, plutôt pressurisés ces derniers temps, c’est encore une fois des loyers que provient l’essentiel de la hausse de l’inflation sous-jacente. L’inflation sous-jacente hors loyers n’est d’ailleurs pas plus élevée que 1,1 %. Par ailleurs, les évidences d’une sensibilité croissante de la demande aux variations des prix se multiplient et semblent largement limiter les risques d’inflation.

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Erreur de casting de Jérôme Powell ?

La réaction des marchés aux propos du président de la FED, J. Powell, devant le Congrès américain montrent une certaine hésitation quant aux effets de l’assouplissement monétaire vers lequel le président de la FED s’apprête apparemment à aller. Si le ton, plutôt préoccupé, de son président a regonflé les anticipations de baisse des taux directeurs dès la fin du mois, faisant de facto se replier les taux à deux ans et le dollar, tel n’a pas été le cas des échéances le plus longues dont les rendements se sont, au contraire, tendus y compris, par contagion, en Europe. Ces réponses opposées entre les taux courts et les taux longs suggèrent deux interprétations possibles des marchés :

  • une grande confiance dans l’efficacité des baisses de taux à venir en matière de croissance future, que justifierait une certaine repentification de la courbe des taux ;
  • une erreur de casting du président de la FED, potentiellement inflationniste.

Les conséquences en matière d’évolution des taux longs seraient assurément sensiblement différentes selon les cas. En réalité nous n’adhérons à aucune de ces visions…

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Industrie française, attention surprises !

Avec une progression de 2,1 %, la production industrielle française du mois de mai a encore très agréablement surpris. Ce résultat est avant tout celui d’une très bonne performance inattendue de l’industrie manufacturière, en progression de 1,6 % en mai. Contrairement à l’habitude ce n’est pas de l’automobile que proviennent ces surprises mais de domaines traditionnellement beaucoup moins influents de la vie industrielle française : pharmacie, chimie, autres équipements de transport, qui incitent a priori à minimiser la portée de ces bons chiffres. D’aubaines en aubaines, la situation de l’industrie finit pourtant par prendre une tournure définitivement plus encourageante.

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Bonne nouvelle toute relative en provenance de l’industrie allemande

Bonne surprise ce matin avec l’annonce d’un rebond de la production manufacturière allemande de 0,9 % au mois de mai. La volatilité des données mensuelles impose toutefois de prendre du recul. Après un mois d’avril désastreux, le rebond de mai semble en effet bien modeste et rares sont, sur deux mois, les secteurs à avoir tiré leur épingle du jeu. À en juger par les commandes publiées vendredi, l’activité industrielle a incontestablement plus de chances de continuer à se contracter que l’inverse dans un avenir proche. Non seulement, le contexte à l’exportation n’est guère porteur mais la dégradation de la demande intérieure s’est nettement accélérée, comme en témoigne la baisse de 7% des commandes domestiques depuis le début de l’année.

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La FED passera son tour en juillet, à moins que…

Avec 191K créations de postes en juin, le rapport sur l’emploi américain n’offre pas d’argument suffisant à la FED pour abaisser ses taux directeurs dès la fin du mois de juillet. La statistique a, de fait, eu un impact d’ampleur sur les marchés qui escomptaient à quasiment 100 % la probabilité d’un passage à l’acte à l’occasion du prochain FOMC. La partie semble pourtant loin d’être jouée et les trois semaines qui nous séparent du prochain FOMC pourraient offrir bien des occasions de reconsidérer l’hypothèse d’un statu quo de la FED immédiatement suscitée par ce rapport.

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Lagarde-Lane : deux partisans d’une mutualisation des dettes à la BCE ?

Les chefs d’État et de gouvernement européens ont fini par trouver un terrain d’entente autour de deux personnalités hors-jeu des discussions de ces dernières semaines pour les postes clés de la tête de la Commission et de la présidence de la BCE : Ursula von der Leyen, actuelle ministre allemande de la défense, prendra la tête de la Commission et Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, celle de la Banque centrale européenne. La surprise est grande d’un côté comme de l’autre et il faudra un certain temps pour prétendre envisager ce que signifient ces nominations pour l’avenir européen. La nomination de C. Lagarde à la tête de la BCE, avec à ses côtés P. Lane en tant que chef économiste, suggère néanmoins d’emblée de possibles ruptures dans la façon de mener la politique monétaire commune.

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Industrie mondiale, la récession gagne du terrain

À en juger par les PMI de juin, la situation industrielle mondiale continue à s’aggraver. En baisse quasi-généralisée, avec des plus bas en série, les indicateurs témoignent de difficultés persistantes face au ralentissement des échanges, aux évolutions de la conjoncture et aux aléas géopolitiques. La zone euro n’arrive toujours pas à sortir la tête de l’eau tandis que le Royaume-Uni est à son tour frappé par un brutal atterrissage de son climat des affaires. Aux États-Unis, le PMI s’est stabilisé  après, toutefois, une baisse rapide ces derniers mois, alors que la chute des commandes signalée par l’ISM interroge sur la suite. En Asie, la Chine replonge, la Corée bascule brutalement et le PMI japonais ainsi que l’enquête Tankan envoient de biens mauvais signaux…

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