Les marchés rattrapés par les données chinoises… sauf les matières premières

Ça ne s’arrange pas du côté de l’Empire du milieu : la croissance est ressortie en ligne avec les indicateurs très médiocres de l’été et n’a pas excédé 0,2 % au troisième trimestre, après 1,2 % et 0,2 % respectivement au deuxième et premier. Certes, une bonne part de ce ralentissement provient d’une concentration des difficultés en août, sur fond de regain de l’épidémie de Covid, de contraintes environnementales, de fermetures d’usines et de ports, mais les données de septembre ne montrent guère d’amélioration. Les effets de base très porteurs du printemps maintenant dépassés, la croissance en glissement annuel n’excède pas 4,9 %, un plus bas jamais observé, en dehors de l’épisode du premier semestre 2020, depuis le début des publications trimestrielles, en 1992. L’économie chinoise devrait faire un peu mieux dans les trimestres à venir, grâce notamment à ses exportations, mais il faudrait un mini-miracle pour qu’elle renoue avec sa croissance d’avant la crise en 2022. L’illusion d’une locomotive chinoise de retour après la crise du covid est décidément de moins en moins crédible. Les bourses s’en chagrinent mais les marchés des matières premières sont parfaitement insensibles à ces nouvelles et la hausse des cours a repris de plus belle ce matin. Cette rupture de la courroie de transmission inquiète plus que les données chinoises elles-mêmes.

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À 0,6 % au T1, la croissance chinoise est la plus faible hors Covid depuis 1999

On pouvait s’en douter, les données chinoises du jour donneraient le tournis tant elles seraient distordues par les effets statistiques résultant de la comparaison avec une période de quasi-paralysie de l’activité à l’occasion de la première vague de Covid en Chine. Nous n’avions pas osé imaginer que même les médias de référence tomberaient dans le panneau -ou feraient semblant ?- en titrant par exemple ce matin sur « une activité industrielle frénétique à l’origine d’une croissance historique de 18,3 % au premier trimestre ». D’un trimestre sur l’autre, la croissance du PIB chinois n’a été en effet que de 0,6 %, la plus faible jamais enregistrée depuis le premier trimestre 1999 selon les données historiques officielles. En 2019, avant la crise sanitaire, l’économie chinoise progressait à un rythme moyen de 1,4 % par trimestre, l’année dernière cette même moyenne s’est élevée à 1,8 % grâce au phénomène de rattrapage post crise du début d’année. On comprend alors la retenue qu’inspire un tel rapport en dépit d’un certain nombre de résultats progressivement plus convaincants d’une récupération de l’économie chinoise publiés cette nuit.

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Le « formidable » rebond de la Chine oublie ses consommateurs sur le bas-côté

Pas facile d’y voir clair dans les données chinoises de ce début d’année, lesquelles, outre les difficultés habituelles liées au mode de publication le plus souvent en variations annuelles, se comparent à la période particulièrement chahutée de 2020. Les progressions, quelles qu’elles soient, sont spectaculaires comparées à la quasi paralysie de février de l’an passé. Dans l’automobile, les ventes ressortent en hausse de plus de 400 %, ce qui pour le non averti peut être particulièrement trompeur. Leur niveau, même non désaisonnalisé, est sans aucun doute un meilleur indicateur de la réalité, comme le sont les évolutions sur 24 mois. Sauter à pied joint au-dessus des données de 2020, lorsque les données officielles nous le permettent, donne une autre lecture de la situation chinoise. De celle-ci il ressort que, si l’industrie s’en sort bon an mal an, principalement soutenue par la production de masques et autre matériel médical ainsi par les produits électroniques, les consommateurs, eux, ont beaucoup plus de mal. La hausse du taux de chômage de 5,2 % en décembre à 5,5 % en février ne nous dit pas autre chose, d’ailleurs.

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China – The mortgaged future of the world’s biggest economy and the authoritarian temptation


During the five years of President Xi Jinping’s first term, Chinese economic growth was 7.1% p.a. on average, the lowest of the last 25 years, but the strongest of all emerging markets and even stronger when compared with developed countries. After climbing to first place in the global ranking in 2013, the Chinese economy has only widened the gap with the United States. Its GDP in purchasing power parity terms was 20% greater than that of the US in 2016. China has no lack of first-place distinctions. With more than 18% of the world’s GDP and a population of 1.4 billion, the highest in the world, China has taken first place in many areas as its economy has grown. And it is probably not ready to stop, even if its growth is showing structural decline.

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Chinese slowdown: time to face the fatcs

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Excuses for China’s poor external trade figures in March were in no short supply. Exports were down sharply for the second straight month, falling 6.6% compared with March 2013. February’s 18% cliff dive was chalked up to distortions from the timing of the New Year holiday; similarly, March data was said to be the result of abnormally strong results the year before. For the 11% slide in imports, falling commodity prices are to be blamed. So there is no need to worry, China is going through a rough patch but government stimulus is already righting the ship…

China: desperately seeking growth drivers

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How bad has the Chinese economy gotten to warrant such a firm reaction by Chinese authorities in recent weeks? 

Since mid-January, the People’s Bank of China has orchestrated a 3% fall in the yuan. Our suspicions of a shift in currency policy are being confirmed  and if such a move was intended to spark volatility to discourage capital inflows the strategy has certainly been successful. And the movement could well continue because China seems to be in disarray as it faces a major problem: mopping up excess private debt in the economy while maintaining growth. It is a tall task and growing evidence suggests that the 2014 GDP growth target of 7.5% is becoming less and less credible.

Shift Afoot in China?

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Just noise or a real signal? The hypothesis that the sudden drop in the Chinese currency in recent days is unlikely to have major repercussions and has been orchestrated by the authorities in the sole aim of curbing speculative currency flows on the currency, is not completely unfounded given the wide-scale efforts to eradicate the growing sources of shadow banking. Assuming the hypothesis is true, the move would be a sea change, and a worrisome development for a number of domestic sectors that are heavily-dependent on foreign financing, although one with no major direct consequences on other countries.

However, the reasons liable to underpin a strategic shift with a view to provoking the yuan’s depreciation are more than sufficient to support the theory that a forex policy shift is afoot in Beijing – with much more potential damage occurring abroad. After two years of near-continuous increases, the appreciation of the Chinese currency is a major handicap for the country and cannot, by all accounts, continue indefinitely. Consequently, the time of the much-feared policy shift, which we have been fearing for several quarters now, may have finally come (for more on this subject “2013-2014 Scenario: The Financial Crisis, Act III… and Epilogue?”).

China: Population Decline on the Horizon

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The issue of population probably didn’t make it onto the agenda of the November plenary meeting held by the Chinese leadership to discuss future economic policy. Yet of all the economic challenges China will be compelled to address in the next few years, accelerated population aging definitely tops the list. In any case, the U.N.’s authoritative projections leave no room for doubt about where the country will be in 2040. Between now and then, the U.N. expects the median age to rise by more than eleven years to 46; the working-age population to shrink by 10 percent; the 15-to-44 age group to lose 200 million members, with the 65-and-over group gaining as many; and the ratio of workers to retirees to plummet from 18 to 2 at present to just 5 to 2. So the graying of China is likely to go extremely fast—even faster, in some respects, than the process under way in Europe.