Bonds Gone Wild

Download the article

Will they rise or won’t they? There is no end to the uncertainty on the future direction of long-term interest rates. Impatience is growing as well, with, however, this paradox: the fear of being surprised by a precipitous drop in prices on the bond markets (i.e. rocketing long rates) contrasts with the long-held desire to see long rates increase, which would be a clear signal that economic conditions have improved. For nearly one year (since the start of the « taper caper »), the US market has been on edge. Now, the Bank of Japan has said it is concerned that Japanese bond markets are not taking the country’s new inflation context into account, worried about the effects should inflation finally wake up. These kinds of comments are surprising to say the least….

Économie française, le croche-pied de trop

Télécharger l’hebdo

Huit à neuf pays de la zone euro sont probablement déjà happés par la déflation. Face à une telle situation, l’orientation de la politique économique sera décisive. La BCE ne prendra pas de sitôt les mesures d’envergure nécessaires pour contrer la propagation de ce fléau, c’est donc aux politiques budgétaires et fiscales qu’incombe cette responsabilité. En se pliant aux contraintes de la Commission Européenne, la France, prend le risque de précipiter son économie en déflation et avec elle l’ensemble de la zone euro.

The last straw for the French economy

Download the article

Either eight or nine countries in the euro area are probably in the grips of deflation. In response to the situation, the direction of economic policy will play a decisive role. It’s a foregone conclusion that the ECB will not take measures in the near term that will be aggressive enough to stem the onslaught of this plague. It will be up to fiscal and tax policies to take on this responsibility. By complying with the European Commission’s constraints, France risks plunging its economy into a deflationary abyss and with it, undoubtedly, all of the euro area.

Global investment: lingering disappointment

Download the monitor

The improvement in the global economic backdrop since late 2013 has not provided the desired results when it comes to investment. Although the European recovery has shown a few positive signs, an overview of global investment trends continues to paint a disappointing picture:

  • In the U.S., where recent corporate earnings and leading indicators have fallen short of expectations;
  • In Japan, where the 2013 rally remains highly dependent on companies’ export performance, which has become somewhat of a mixed bag;
  • In the emerging world, where many Asian countries are confronted with excess capacities, at a time when most big countries are now paying the price for their structural shortcomings;
  • In Europe, where – unlike the rest of the world – leading indicators are actually encouraging: could the region rise to the challenge? Of course, such a scenario is unrealistic

The extended absence of an improvement in investment prospects is one the most troubling constraint for future economic development. We discuss this topic in further detail in « Investment inertia: what is at stake« .

Inertie de l’investissement, les enjeux

Télécharger l’article

Les écarts de perception sur les tendances à venir de l’investissement privé constituent de loin la première source de division de la communauté des économistes ces dernières années.

  • Les plus confiants, largement majoritaires, voient dans le haut niveau des profits actuels, les besoins de renouvellement du parc productif et la remontée des taux d’utilisation des capacités, les arguments les plus convaincants d’une reprise à venir de l’investissement productif. Source d’amélioration de la productivité, de rattrapage de l’emploi et in fine de réduction de l’output gap des pays industrialisés, ce rebond attendu permet d’appréhender les années à venir sous un jour relativement optimiste, caractérisé par le retour d’une croissance soutenue à l’échelle mondiale, une normalisation du niveau des taux d’intérêt et encore de beaux jours pour les marchés d’actions.
  • Les seconds, moins nombreux bien que récemment plus représentés, expriment des doutes quant à l’amorce d’un tel cercle vertueux. Nous faisons partie de ceux-ci, considérant que, freinée par l’anémie des gains de productivité, la faible croissance des profits l’emportera sur leur haut niveau absolu et la décision d’investir, quand, par ailleurs, les perspectives de demande restent très largement incertaines, les PME sont encore confrontées à d’importantes difficultés et les conditions de financement sont toujours difficiles. Le scénario qui en découle est nettement moins enthousiaste que le précédent, laissant peu de place à la probabilité de retrouver une croissance économique durablement plus solide nécessaire à une reprise décente de l’emploi, à celle une normalisation du niveau des taux d’intérêt et à la prolongation du cycle boursier.

Malgré un léger mieux sur le front de l’activité internationale ces derniers mois, les tendances recensées dans notre dernier moniteur de l’investissement mondial ne remettent pas fondamentalement en cause notre analyse.

Chinese slowdown: time to face the fatcs

Download the article

Excuses for China’s poor external trade figures in March were in no short supply. Exports were down sharply for the second straight month, falling 6.6% compared with March 2013. February’s 18% cliff dive was chalked up to distortions from the timing of the New Year holiday; similarly, March data was said to be the result of abnormally strong results the year before. For the 11% slide in imports, falling commodity prices are to be blamed. So there is no need to worry, China is going through a rough patch but government stimulus is already righting the ship…

Moniteur de l’investissement mondial : toujours décevant

Télécharger le moniteur

L’amélioration du climat économique mondial depuis la fin de l’année dernière n’offre pas les résultats escomptés sur le font de l’investissement. Si la reprise européenne redonne quelques signes d’espoir, la lecture transversale des tendances de l’investissement mondial reste décevante :

  • Aux États-Unis, où ni les résultats récents ni les indicateurs avancés ne sont à la hauteur des attentes,
  • Au Japon, où le regain de 2013 est très largement conditionné par la performance à l’exportation des entreprises, aujourd’hui plus aléatoire,
  • Dans le monde émergent, où de nombreux pays d’Asie sont confrontés à des excès de capacités, quand la plupart des autres grandes nations sont rattrapées par leurs défaillances structurelles,
  • L’Europe, seule région au monde où les indicateurs avancés sont véritablement encourageants, pourrait-t-elle relever ce défi ? Un tel scénario est bien évidemment illusoire.

L’absence prolongée d’amélioration des perspectives d’investissement constitue la contrainte la plus préoccupante des développements économiques à venir. Nous abordons ce sujet plus en détail dans « Inertie de l’investissement : les enjeux ».

Décrochage chinois, regardons les choses en face

Télécharger l’hebdo

Les raisons ne manquent pas pour justifier les mauvais chiffres du commerce extérieur chinois du mois de mars : effets de base, effets calendaires, intempéries américaines… Les résultats du mois de mars n’en sont pas moins mauvais et préoccupants à plus d’un titre. En premier lieu, bien sûr, quant à leurs implications sur l’activité du pays, à un moment où les ressorts domestiques de la croissance chinoise sont eux-mêmes impactés par le resserrement monétaire qu’implique la lutte contre les pratiques de shadow banking. En second lieu par leur diffusion extérieure.