Zoom arrière Mars 2018 – Rien ne va plus !

Mars a, décidément, été chahuté. En termes économiques tout d’abord, les indicateurs ayant pour la plupart déçu, soulignant une conjoncture mondiale moins porteuse qu’envisagé pour ce début d’année, durant lequel la reprise semble déjà plafonner. Sur le front de l’inflation, également, où la normalisation attendue tarde à se concrétiser, malgré une croissance revigorée depuis l’été dernier, une reprise généralisée du marché de l’emploi et la remontée des cours du pétrole. Les déconvenues de Facebook et de Tesla ont, quant à elles, semé le doute sur l’ensemble du secteur technologique, quand, sur le plan politique et géopolitique, se sont multipliés les sujets de crispations et d’inquiétudes :

– élections italiennes, dont on voit mal quel type de coalition gouvernementale pourrait en ressortir ;

– Proche-Orient, où l’échiquier stratégique évolue dans un climat de tensions croissantes entre l’Iran, la Syrie et Israël, Etats-Unis et Russie en arrière-plan ;

– protectionnisme de l’administration américaine agitant le spectre d’une guerre commerciale avec la Chine, dont nul ne peut prédire les développements ni les conséquences qui peuvent s’ensuivre.

La volatilité des marchés financiers n’a, au total, guère trouvé de place à l’apaisement, quand la communication de la FED au terme du premier FOMC dirigé par J. Powell a levé plus de doutes que de certitudes sur l’orientation à venir de politique monétaire américaine. Après une récupération en début de mois, les indices boursiers ont, partout, été malmenés dans un contexte de repli des taux d’intérêt, de fébrilité du pétrole et du dollar.

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RCM avril 2018 – 8/10 : une bonne note pour notre stratégie de mars. Place à l’attentisme pour avril

Début mars, nous faisions part de nos doutes au regard du rebond des marchés après le stress de début février. Notre allocation, prudente, intégrait un retour de volatilité sur les marchés d’actions, en même temps qu’un repli des taux d’intérêt. Notre stratégie a globalement été efficace malgré une meilleure résistance que prévu des cours du pétrole et une surperformance toute relative des indices européens. Lire la suite…

Confusion du côté de la Fed

Davantage que sa décision, largement attendue, d’un relèvement de ses taux directeurs d’un quart de point, à 1,50-1,75 %, c’est sur ses perspectives qu’était attendue la Fed au terme du premier FOMC de la présidence de Jérôme Powell. Non seulement parce qu’un vaste flou règne autour des développements de l’économie américaine, soumise ces derniers temps à de multiples turbulences, mais également parce l’on attendait de cette première communication qu’elle éclaire sur l’orientation de la nouvelle équipe aux commandes de l’institution. Pas sûr que l’objectif ait été atteint, à en juger par les premières réactions de marché.

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BMG Mars 2018 – Notre baromètre global s’enfonce davantage en mars

Notre indicateur d’activité se dégrade davantage en mars, à -0,5 après un fort repli confirmé en février, à -0,4. L’environnement est moins négatif du côté de la production et du climat des affaires mais se détériore sur le front de la consommation et, plus encore, à l’exportation.

Coté investissement, le contexte devient moins porteur, notre indicateur synthétique retombant à zéro pour la première fois depuis mars 2017.

L’environnement sur le front de l’inflation se stabilise.

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Protectionism does not necessarily go hand-in-hand with inflation

The aggressive protectionist measures announced by the US president over the past few days have generally been perceived as a prime inflationary threat. The reasoning is rather logical. An increase in import tariffs on non-substitutable goods that enter the production processes of key economic sectors or are purchased directly by US consumers will cause the price of those goods to rise. In addition, (i) the US balance of payments is likely to deteriorate and push down the dollar, and this might be exacerbated by potential difficulties in external financing, and (ii) the rest of the world might retaliate against the announced US measures, creating a domino effect. In theory, this combination is the perfect inflationary cocktail. How then can we explain that the markets have not shown greater expectations of inflation?

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Le repli des taux d’intérêt, un répit probablement de courte durée pour les bourses

La détérioration des nouvelles sur le front de la conjoncture économique et l’absence de quelconques signes d’inflation ont fini par avoir raison des anticipations et par faire flancher les taux longs. Après avoir franchi le niveau de 3 % le 1er février et être monté jusqu’à 3,22 % trois semaines plus tard, le rendement des T-bonds américains à 30 ans est redescendu à moins de 2,98 % cette semaine. Alors que les inquiétudes relatives à une remontée plus rapide que prévu de l’inflation et des taux directeurs de la FED avaient provoqué un vif regain de volatilité sur les marchés mondiaux début février, l’accalmie de ces derniers jours a apporté un peu de soutien aux indices boursiers. Il est peu probable, toutefois, que les marchés s’accommodent longtemps du changement de perspectives qu’implique le retournement des marchés obligataires. Si, dans notre scénario, l’anticipation d’un repli des taux d’intérêt joue un rôle majeur pour temporiser la correction attendue des bourses mondiales, il semble difficile, cependant, d’en espérer davantage.

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Protectionnisme est-il forcément synonyme d’inflation ? La réponse ne coule pas de source

Les agressions du président américain à coup de sanctions protectionnistes de ces derniers jours sont généralement perçues comme une menace inflationniste de premier rang. Le raisonnement, ici, est assez logique : le relèvement des tarifs douaniers de biens non substituables, entrant dans le processus de production de secteurs-clés de l’économie ou directement consommés par les consommateurs américains, fera flamber les prix des biens concernés. Ajoutons à cela 1- le risque accru de baisse du dollar que suggère la détérioration à venir des comptes extérieurs américains, potentiellement exacerbée par des difficultés éventuelles de financement extérieur des Etats-Unis, 2- les effets de propagation que pourraient avoir les répliques du reste du monde aux annonces américaines ; et nous avons, en théorie, un cocktail inflationniste parfait. Comment, dès lors, expliquer que les anticipations d’inflation des marchés ne réagissent pas davantage à ces développements ?

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Scénario trimestriel – Mars 2018 – Le pari perdu de la reflation financière

Sans relais des politiques publiques, dix années de politiques quantitatives des banques centrales ont abouti à une situation où l’inflation des prix d’actifs constitue la principale limite à celle des biens et des salaires.
Pour quelles perspectives ?

Contenu :

  • Panorama global
  • Mise à jour des prévisions d’activité et d’inflation
  • Mise à jour des prévisions de taux d’intérêt et de taux de changes
  • Recommandations et allocation d’actifs

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