BMG Août 2019 – Pfff… !

Notre indicateur de momentum global de l’activité stationne en zone neutre/négative, à -0,2 en août. Si l’amélioration du contexte à l’exportation notée en juillet se confirme, c’est bien le seul front sur lequel les tendances se maintiennent en zone positive. Le léger mieux du côté des consommateurs n’a pas tenu en effet et les tendances de l’investissement restent plombées. De leurs côté, les pressions à la baisse des prix s’intensifient à nouveau.

*Nous modifions ce mois-ci notre méthodologie, nos indicateurs étant dorénavant normalisés sur 3 ans. Voir ici pour les détails et incidences.

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Nécessaire ajustement de la méthodologie de notre baromètre (BMG)

Lors de la création de notre indicateur de momentum sur la conjoncture internationale en 2016, nous avions adopté une méthode assez classique de « normalisation » de ses composantes dont le principal objectif est de faire ressortir les inflexions. Une durée de 24 mois glissants, normalement suffisante pour traquer les changements de tendance dans une optique conjoncturelle, avait alors été privilégiée pour cet ajustement statistique. Après dix-huit mois de détérioration quasi-ininterrompue de la plupart des indicateurs sous revue, notre méthode perd de sa pertinence. La raison en est simple : si les composantes de notre indicateur baissent au même rythme qu’elles l’ont fait en moyenne depuis 24 mois, notre baromètre revient, par construction, à zéro. Ce résultat n’est naturellement pas satisfaisant. Face à une période particulièrement longue de détérioration de la conjoncture mondiale, la normalisation sur 24 mois devient obsolète. Il nous faut donc en changer, ce à quoi nous procédons à partir de ce mois-ci pour passer à une normalisation sur 36 mois, avec, de facto, quelques incidences sur nos résultats.

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L’international à la rescousse des profits des entreprises américaines, mais encore ?

La première estimation des profits des sociétés américaines du deuxième trimestre a été publiée ce jeudi, en même temps que la révision du PIB. Bonne surprise, les profits avant impôts se sont redressés de 5,3 % après deux trimestres consécutifs de médiocres résultats, dont une baisse de 3,7 % en début d’année. Sur un an, l’évolution des profits repasse ainsi en territoire positif, avec une hausse de 2,7 % au lieu d’un repli de 2,1 % au premier trimestre. De manière inattendue, au vue des évolutions de changes, de la dégradation de l’activité internationale et de ce que l’on serait tenté d’attendre de la politique étrangère de D. Trump, c’est du reste du monde que provient l’essentiel de cette amélioration, avec une envolée de quasiment 12 % des résultats des sociétés américaines à l’étranger au deuxième trimestre. Bien qu’exceptionnel, ce résultat n’est pas isolé. En l’occurrence, la politique de rapatriement des bénéfices de D. Trump porte ses fruits : les profits réalisés dans le reste de monde ont ainsi compensé le déclin persistant enregistré sur le front domestique depuis leur pic de la fin de l’année 2014 ; ils étaient alors supérieurs de 13,5 % à leur niveau présent…

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Le PIB allemand baisse de 0,4 % hors stocks au deuxième trimestre

Avec un PIB réel qui se contracte au deuxième trimestre, à -0,1 %, l’Allemagne confirme les craintes nées des chiffres de production et de climat des affaires des derniers mois. Encore ce mauvais résultat est-il atténué par le fort gonflement des stocks sans lequel le PIB réel aurait baissé de 0,4 %. Au-delà de la mauvaise performance du commerce extérieur, très largement attendue, la demande domestique a été faible au printemps, avec une hausse de seulement 0,1 % des dépenses de consommation des ménages ainsi qu’un repli de l’investissement. Au vu des indicateurs avancés toujours plus mauvais de cet été, le troisième trimestre a tout lieu de connaitre une nouvelle contraction de l’activité qui viendra signer l’entrée effective de l’Allemagne en récession au printemps.

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Jackson Hole est passé, la guerre commerciale est restée

Avant l’intervention de J. Powell à Jackson Hole nous écrivions : « Si les dissensions au sein de la FED risquent d’imposer une certaine réserve au Président de la FED malgré des données économiques (PMI notamment) passablement médiocres, la réponse des marchés à cette déception ne laissera vraisemblablement pas beaucoup de temps au président de la FED pour se raviser… même d’ici la prochaine réunion du FOMC ». Nous ne pensions pas si bien dire ! Vendredi après-midi, l’annonce par la Chine du relèvement de ses droits de douanes sur 75 milliards de ses importations américaines a court-circuité le discours de J. Powell et provoqué une réplique quasi-immédiate du président américain. Dès lors, les marchés, n’ont pas eu le temps de digérer le contenu de l’allocution du président de la Fed que les nouvelles salves dans la guerre commerciale ont provoqué une violente chute de bourses, laquelle débouche aujourd’hui sur une situation de risque financier extrême qui, selon toute vraisemblance, ne tardera pas à pousser la FED à agir… Revenons sur ces différents développements.

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Crises asiatiques : à quel point l’avenir de la région risque-t-il d’être compromis ?

Guerre commerciale, ralentissement chinois, vieillissement démographique, multiplication des crises politiques et géopolitiques : à quel point l’avenir économique de l’Asie est-il menacé par les bouleversements en cours ? L’essor asiatique depuis le décollage de la Chine a fait de la région le point d’orgue des anticipations de croissance de moyen et long terme de l’économie mondiale, la branche à laquelle ces dernières ont pu se rattraper face aux perspectives structurellement affaiblies du monde développé. Riches des progrès réalisés depuis le milieu des années deux mille, les pays émergents d’Asie sont perçus comme des pôles de prospérité inéluctablement voués à dominer la croissance planétaire des prochaines décennies et conditionnent les stratégies de développement de la plupart des secteurs de la vie économique. Si les déboires de ces dernières années ont régulièrement écorné les espoirs conjoncturels, ils n’ont pas provoqué jusqu’alors de remise en cause fondamentale de ce diagnostic. Les développements de ces derniers temps obligent, pourtant, à considérer la possibilité d’un avenir beaucoup moins radieux pour la prochaine décennie asiatique.

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PMI : l’industrie allemande déteint sur les services, pas encore sur l’hexagone

L’année 2019 avait débuté sous le signe d’une double dichotomie, l’industrie allemande dégringolait mais ni les services ni son voisin français ne semblaient particulièrement affectés. Dans le premier cas, cet écart semble, lentement, se résorber, puisque le secteur tertiaire commence à accuser le coup outre-Rhin. Bonne surprise en revanche pour la France qui, malgré une situation loin d’être au beau fixe -le climat des affaires reste très loin de son niveau de novembre- tient le coup par rapport au reste de l’Europe. L’écart des PMI manufacturiers entre la France et Allemagne qui a dépassé son niveau historique en mai s’est de nouveau creusé en août, à 7,4 points.

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