Une autre façon de lire les PMI

Des PMI définitifs publiés ce matin en zone euro on retire plusieurs observations :

  • Les retours en provenance du secteur manufacturier tiennent à peu près, grâce à l’Allemagne et à l’Italie. France et Espagne se replient en revanche fortement, le regain de croissance des deux derniers mois marque une pause chez ces deux derniers.
  • Les résultats sont en revanche sans appel dans les services pour lesquels l’indicateur de Markit rebaisse partout fortement avec un repli de plus de quatre points pour l’ensemble de la zone euro, à 50,5 contre 54,7 en juillet, reflet d’une contraction de 5,8 points en France, à 51,5 ; de plus de trois points en Allemagne, à 52,5 ; et de baisses de plus de quatre points en Italie et en Espagne à l’origine où l’indice rechute nettement sous le seuil de 50 points, respectivement 47,7 et 47,1 points.

Au total, l’amélioration de la situation conjoncturelle est loin d’être linéaire ni garantie. On rappellera à ce titre que les PMI ne nous renseignent que sur la dynamique de croissance, que leur écart à 50 est censé illustrer. Après des pertes considérables au printemps, il faudrait donc que ces indicateurs reviennent très au-dessus de 50 pour espérer retrouver la situation d’avant crise. Nous en sommes très loin si l’on en juge à ce que nous indique la somme de ces écarts depuis le début de l’année.

Lire la suite…

Bonne récolte de PMI manufacturiers en août. Dont acte, attendons la suite.

Les PMI manufacturiers délivrés ces derniers jours sont d’un bon cru. Sauf rares exceptions, les résultats du mois d’août ont été en amélioration, voire en très nette amélioration, accentuant ainsi le message du mois de juillet. Depuis le début de l’été, les progressions de l’indicateur ont le plus souvent été exceptionnelles, majoritairement comprises entre 7 et 15 points depuis juin, quand elles ne dépassent pas allègrement les 20 points au Brésil, en Indonésie et en Inde. Quatre pays sortent néanmoins du lot : le Mexique, le Vietnam et la Malaisie dans lesquels les PMI restent sous la ligne de flottaison et la Chine qui, bien qu’ayant franchi le niveau des 50 points, n’a enregistré qu’une très modeste hausse de son indicateur, de 2,4 points, depuis le début de l’été. Quelles conclusions retirer de ces indices ?

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

INSEE, IFO et PMI : les politiques de soutien domestique payent mais ne suffisent pas

La publication de l’enquête INSEE a clôt ce matin la série des principaux indicateurs régionaux du climat des affaires entamée la semaine dernière avec les PMI. Les résultats sont assez dissonants entre ces différentes sources. Si les PMI ont largement déçu, avec de lourdes baisses dans l’industrie française et les services allemands, les enquêtes nationales ont, à l’inverse, plutôt agréablement surpris. L’IFO allemand a regagné un peu plus de terrain, grâce à une amélioration plus notable du sentiment sur les conditions courantes. En France, le climat des affaires ressort en progression de presque sept points, grâce notamment à un bond de 10,5 points de sa composante industrielle. Dès lors qui croire, les PMI, ou les enquêtes nationales ?

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Plafonds de verre

Les tentatives de franchissement des résistances à la hausse des indices mondiaux ont échoué depuis le début de l’été. Sauf le S&P500, porté par les valeurs technologiques de plus en plus influentes sur la performance indicielle, les bourses du monde développé ont essentiellement fait du sur place après leur rallye avorté de début juin. Les indices émergents, qui ont profité d’un dollar affaibli et de ses effets d’entrainement sur les cours des matières premières, n’ont pas davantage réussi à ouvrir la voie à une hausse durable et le scénario de reflation, sans cesse réarmé par la spéculation, n’est pas non plus parvenu à s’imposer, au grand dam des bancaires. En somme, hors les valeurs technologiques, les marchés d’actions n’ont pas fait grand-chose durant la période estivale.

Il faut dire que les nouvelles n’aident guère.

  • Sur le front sanitaire, la persistance de l’épidémie a fini par avoir raison des espoirs d’une reprise en V. Le scénario en « UL » que nous privilégions, plus joliment dénommé en « aile d’oiseau » par le gouverneur de la Banque de France, menace déjà de flancher avant même d’avoir pris son élan, comme le confirment, après plusieurs signaux avant-coureurs, les premiers PMI du mois d’août.
  • Sur le front commercial, le conflit sino-américain a repris de plus belle tandis que D. Trump remet au goût du jour ses fétiches les plus populistes en préparation d’une présidentielle sous haute tension menaçant d’improbables surprises.
  • Les uns après les autres, les dossiers chauds de ces dernières années reviennent sur le devant de la scène. L’Europe politique, de plus en plus contrainte d’exister sur le front intérieur et international, peine à se définir, la renaissance du couple franco-allemand approchant vite ses limites quand il s’agit de géostratégie. L’épopée britannique promet, quant à elle, de nouveaux rebondissements, quand bien même, pour le coup, possiblement apaisants, tant B. Johnson est dans l’impasse.

La rentrée s’ouvre décidément sous le signe d’une incertitude sans égale. Entre traumas économique, sanitaire et climatique et banques centrales de plus en plus convaincues de l’insuffisance de leur action, les plafonds de verre semblent de jour en jour plus épais.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Selon les PMI, la France a renoué avec la croissance en juin, pas l’Allemagne

La reprise de l’activité se confirme un peu partout à en juger par les premiers résultats des enquêtes PMI publiées ce matin. Mais la situation sur le front de la demande reste très fragile et peu porteuse, notamment à l’exportation. Cette situation entraîne de grands écarts selon les pays. Au Japon et en Allemagne, la reprise est incontestablement plus lourde qu’en France, seule économie à avoir renoué, à ce stade, avec la croissance, à en juger par le PMI composite remonté à 51,3 contre 45,8 Outre Rhin et 37,9 au Japon.

 

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Les PMI confirment que le pire est derrière nous, rien de plus

Le déconfinement amorcé à travers le monde porte ses fruits : le climat des affaires s’améliore, en témoignent les enquêtes PMI du mois de mai, comme la plupart des autres indicateurs de confiance et ceci, mondialement. L’inverse aurait été anormal et particulièrement inquiétant. De là à dresser des conclusions sur la forme de la reprise, il y a un pas que ces résultats ne permettent tout simplement pas de franchir.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

PMI ; c’est violent en zone euro, médiocre aux États-Unis

Les PMI européens des derniers mois avaient beau être franchement bas, il demeurait quelques branches auxquelles se raccrocher pour espérer défier les conséquences de la récession industrielle allemande ; tantôt la bonne tenue de l’économie française, tantôt la résistance des services… Comme on pouvait le redouter, ces éléments de diversion n’ont pas résisté aux dernières rafales en provenance de l’industrie : les PMI du mois de septembre sont en l’occurrence très décevants, déplorables en Allemagne, inquiétants en France et, in fine, de bien mauvais augure pour ce qu’ils nous disent de la tournure de la conjoncture mondiale.

L’économie américaine reste mieux lotie mais pas franchement à la hauteur des attentes, avec en particulier une chute de l’indice d’emploi en territoire négatif pour la première fois depuis janvier 2010. Les baisses de taux t’intérêt semblent décidément avoir bien du mal à porter leurs fruits…

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre