+33 % pour le PIB américain ; D. Trump exulte mais la messe est loin d’être dite…

Après une chute inédite de 31,4 % au deuxième trimestre, le produit intérieur brut réel américain a rebondi de 33,1 % en rythme annualisé au troisième, soit une hausse de 7,4 % après une contraction de 9 % dans la version non annualisée. Le résultat ne constitue pas une surprise, la FED d’Atlanta a prévu depuis près d’un mois un résultat de plus de 35 % et les données européennes attendues seront, a priori, plus spectaculaires encore ; du même acabit en Allemagne et potentiellement deux fois plus élevées en France, selon l’INSEE. Après une paralysie comme celle du deuxième trimestre, un tel rattrapage n’est guère surprenant et a plus à voir avec des effets techniques qu’il ne nous renseigne sur l’état de la conjoncture. Le président américain ne s’embarrassera pas de ces considérations et l’on peut s’attendre à ce qu’il brandisse ce résultat comme la preuve de sa réussite. Attention à ne pas tomber dans le panneau : même après cette performance, le déficit de croissance est encore de plus de 5 % par rapport à sa tendance d’avant crise. Si cela peut paraître relativement faible au regard du chemin parcouru ces trois derniers mois, cet écart pourrait mettre du temps à être comblé. On se rappelle que malgré la mobilisation de moyens exceptionnels tant du côté budgétaire que monétaire, l’économie américaine n’a jamais retrouvé la tendance qu’elle avait avant la crise de 2008. Pour combler le déficit actuel il lui faudrait en l’occurrence parvenir à renouer avec un rythme de croissance bien supérieur à celui des quatre dernières années à l’avenir…

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Win-win, so far : la BCE parvient à rassurer les marchés tout en faisant dévisser l’euro !

Comme généralement anticipé, la BCE ne modifie pas sa politique face à la dégradation de la situation sanitaire et attendra la mise à jour du scénario macroéconomique de décembre pour « recalibrer ses outils d’intervention de manière appropriée ». Le ton du communiqué se veut clairement rassurant sur la nécessité de maintenir un ample degré de liquidités, l’utilisation flexible des outils à sa disposition et la possibilité de mobiliser davantage de moyens à partir du mois de décembre dans un environnement économique décrit comme particulièrement fragile. Madame Lagarde semble avoir réussi à rassurer malgré une intervention particulièrement « bearish » sur la situation conjoncturelle et l’absence de nouvelles mesures immédiates de soutien. Le succès n’était pas garanti ainsi que l’ont montré les premières réactions des marchés à sa conférence de presse. La perception a changé néanmoins suite aux demandes récurrentes de précisions sur les changements à venir qui ont offert l’occasion à la présidente de la BCE de donner tout leur poids aux termes précis du communiqué.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Sans surprise, le risque de récession repointe son nez en France

Après s’être lentement repris, sans toutefois retrouver sa moyenne de long terme, le climat des affaires français retombe en octobre. L’indicateur composite de l’INSEE perd deux points, pour revenir à 90, son niveau du mois d’août. Particulièrement impactés par les nouvelles restrictions liées au retour de l’épidémie, les services expliquent une bonne part de ce recul. La situation n’est guère encourageante cependant dans l’industrie dans laquelle la reprise des secteurs-clés marque clairement le pas.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Aux Etats-Unis, les achats des ménages ne font pas la production

Nouvelles contrastées aux Etats-Unis aujourd’hui, avec une bonne surprise en provenance des ventes de détail, en progression de 1,9 % en septembre, effacée un peu plus tard par la production industrielle, qui contrairement aux messages enthousiastes des ISM, retombe de 0,3 % dans le secteur manufacturier.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’économie chinoise traine la patte

L’économie chinoise est toujours à la peine à en juger par les dernières informations du jour. Si la croissance annuelle de la production industrielle progresse de 4,8 % en juillet à 5,6 % en août, la hausse des huit premiers mois de l’année n’est que de 0,4 % par rapport à l’an dernier, résultat principalement permis par le secteur des nouvelles technologies et de la communication.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

L’inflation américaine, pas de panique !

L’indice désaisonnalisé des prix à la consommation américain a gagné 0,4 % en août après 0,6 % en juillet, ce qui porte l’inflation annuelle à 1,3 % au lieu de 1 % en juillet. L’accélération de l’inflation est donc notable depuis son point bas de mai, à 0,1 %, lorsque la chute des prix de l’énergie avait créé d’importantes distorsions. Hors énergie et alimentation, la hausse de l’inflation annuelle se limite à un dixième, de 1,6 % en juillet à 1,7 %, en dépit d’une variation mensuelle identique à l’indice total. De fait, la plupart des composantes de l’inflation enregistrent de légères hausses. On note cependant une contribution particulièrement dominante des prix des voitures d’occasion, de 5,4 % en août après 2,3 % déjà en juillet, un mouvement vraisemblablement lié au report d’une partie de la demande sur des véhicules de seconde main dans une période conjoncturelle difficile. Hors ce phénomène, il faut chercher pour trouver de quelconques signes de tensions sur les prix.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

La BCE en stand-by ; Mme Lagarde vigilante mais apaisée

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la présidente de la BCE est apparue relativement apaisée. Sans passer outre le haut degré d’incertitude lié à des perspectives éminemment dépendantes de l’évolution de l’épidémie, Mme Lagarde a souligné l’amélioration des résultats économiques enregistrés depuis sa dernière intervention et la légère révision à la hausse du scénario de croissance 2020, à -8 % pour le PIB réel au lieu de -8,7 % en juin. Généralement attendue sur les mauvais résultats de l’inflation, retombée en territoire légèrement négatif en août (-0,2 % l’an) et sur l’appréciation de l’euro, la BCE a finalement fait peu de cas de ces deux éléments.

 

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre

Emploi américain, gare à la myopie des marchés obligataires

Après juillet, août marque une nouvelle forte progression de l’emploi américain, avec 1,37 millions de créations de postes ; une bonne nouvelle après les données très décevantes de l’ADP de mercredi et la recrudescence de l’épidémie de Covid qui sévit depuis le début de l’été. Tous les secteurs ont en l’occurrence profité d’une reprise, quand bien même les emplois publics ont gonflé les données totales de près de 345 K. Reste qu’avec 141 millions d’emplois, au total en août, contre 152,5 en février, le chemin vers le retour au niveau d’avant crise n’est qu’à moitié parcouru, par rapport au point bas d’avril. À l’évidence, le rythme de créations d’emplois devra réaccélérer pour correspondre aux attentes du consensus.

You need to be logged in to view the rest of the content. Veuillez . Not a Member? Nous Rejoindre