En octobre, les Français semblent essentiellement avoir stocké des vivres…

La consommation des ménages français en biens a rebondi de 3,7 % le mois dernier, portant leurs dépenses 2,7 % au-dessus de leur niveau d’octobre 2019. Un rebond en trompe l’œil, alimenté par les achats alimentaires et énergétiques qui ne compense même pas les pertes de septembre durant lequel la consommation avait reculé de 4,4 %.

 

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BMG novembre 2020 – Résistance à confirmer

 Notre indicateur global de momentum d’activité se maintient en zone positive mais connaît son quatrième mois consécutif de ralentissement,à 0,3 après 0,5, sur fond de deuxième vague de Covid. Les indicateurs d’investissement, de consommation et d’exportations demeurent en zone positive, tandis que le celui du climat des affaires recule en zone neutre. L’indicateur d’inflation, à -0,3, et n’est plus passé en positif depuis janvier.

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Les PMI allemands sauvés par l’industrie. Espérons que la production suivra…

Comme attendu, les PMI européens reculent franchement en novembre, avec un indice composite préliminaire pour la zone euro à 45,1, contre 50 en octobre. À ceci près que les écarts de situation se creusent sensiblement entre la France, où l’indicateur composite chute à 40 points, et l’Allemagne où il demeure en zone d’expansion, à 52 grâce à la bonne tenue du secteur manufacturier. Les industriels allemands résistent et l’on est tenté d’y voir le résultat de leur forte exposition à l’exportation à l’égard des régions du monde moins impactées par la crise sanitaire, l’Asie notamment. Reste que jusqu’à présent les résultats effectifs de l’industrie allemande par rapport à la France sont loin d’avoir été au rendez-vous. La production industrielle allemande a, en effet, très largement sous-performé la française ces derniers mois et, malgré un choc moins marqué que dans l’Hexagone au printemps, la moyenne de l’activité des dix premiers mois reste légèrement à l’avantage de la France… La confiance des industriels allemands sera-t-elle mieux suivie de faits cette fois-ci ? La question se pose.

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L’accord de libre échange asiatique : pas vraiment un changement de donne

Comment interpréter l’accord commercial asiatique de cette semaine, le RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership) au-delà du pied de nez à l’ex-président américain et aux tentations protectionnistes naissantes en Europe à l’égard de la Chine ?

La région, dont le commerce est régi de longue date par l’ASEAN avec laquelle les cinq nouveaux membres (Chine, Japon, Corée, Australie et Nouvelle Zélande) avaient des accords de libre-échange bilatéraux, est déjà très intégrée commercialement. Il serait dès lors probablement illusoire d’imaginer que ce nouveau partenariat régional (RCEP) ait un effet très significatif sur l’intensité des échanges entre les pays signataires. Par ailleurs, si l’harmonisation des règles d’origine, à laquelle le RCEP consacre une bonne part, représente une avancée pour les entreprises de la région, l’absence d’unification des normes et l’exclusion des services du champ de négociation risquent d’en limiter les bénéfices.

L’ensemble n’a, au total, guère l’allure que les signataires voudraient lui donner. Quand bien même cet accord figure comme le plus important à l’échelle planétaire -ses quinze signataires représentent 30 % du PIB mondial et 27 % des échanges internationaux-, il ne semble guère en mesure de permettre à l’Asie d’aller à contre-courant du mouvement de démondialisation enclenché ces dernières années.

La région aurait pourtant pu trouver dans un tel partenariat, un véritable avantage structurel mais il aurait fallu pour cela qu’elle soigne un peu plus ses relations avec l’Inde, seul pays au profil démographique véritablement capable d’offrir à l’ensemble de la région l’occasion d’un rajeunissement nécessaire au renforcement de sa position de leader industriel mondial. L’Inde a néanmoins abandonné les négociations l’an dernier et son absence réduit incontestablement la portée de l’aboutissement de ces huit années de concertation.

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Récupération à pas comptés aux Etats-Unis

Les données économiques américaines du jour restent globalement médiocres. Du côté des consommateurs, l’heure est à la prudence à en juger par le rapport des ventes de détail, en hausse de seulement 0,3 % en valeur en octobre. La production industrielle s’est un peu mieux tenue, avec une progression mensuelle de 1,1 % en octobre, résultat d’une amélioration sectorielle plus équilibrée qu’au cours des derniers mois. L’ensemble reste malgré tout très insuffisant pour combler les pertes de l’industrie manufacturière du premier semestre, avec un déficit de 6,5 % en moyenne cette année par rapport à 2019 qui n’évoluera sans doute pas beaucoup d’ici à la fin de l’année compte-tenu du ralentissement induit par le regain de l’épidémie ces dernières semaines.

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Pas grand-chose de nouveau du côté de la conjoncture chinoise

Encore une fois, les indicateurs chinois du mois d’octobre créent leur effet sur les marchés internationaux depuis ce matin, qui, ajouté à celui de la nouvelle de la signature d’un accord de partenariat régional de 15 pays d’Asie ce week-end, se transforme en vague d’optimisme sur les bourses. Que ce dernier soit effectivement une bonne nouvelle pour les perspectives régionales de moyen terme est indiscutable, en tout cas pour le rayonnement de la Chine. Reste que l’accord n’aura pas d’effets immédiats sur la croissance de la région et que ses ambitions par rapport aux pactes déjà existants sont relativement limitées. Quant à ses conséquences pour l’Europe, on est en droit de s’interroger…

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La chute de la mobilité s’accélère en Europe et l’acquis du PIB 2021 s’effondre

L’épidémie de Covid-19 continue à faire des ravages en Europe et les perspectives économiques trinquent. France et Belgique qui étaient il y a peu des exceptions sont quasiment devenues la norme en Europe de l’ouest ces derniers jours, Royaume-Uni inclus. En début de semaine, l’indicateur Google de mobilité est tombé à -48 % en Allemagne, un niveau proche de celui observé au pire de la crise au printemps (-52 % en avril) et converge partout ailleurs vers ceux de la France et de la Belgique.

Malgré les tentatives des gouvernements pour réduire l’impact économique des mesures de distanciation, leurs effets sur les consommateurs sont donc considérables. Le quatrième trimestre en paiera les conséquences avec de nouvelles baisses importantes de l’activité. Un retour graduel à une situation moins pénalisante en décembre pourrait atténuer ce choc mais ne permettra pas de combler les pertes en cours. Dans de telles conditions, la chute du PIB du quatrième trimestre pourrait avoisiner 7 % en zone euro ; de quoi aggraver le bilan de l’année 2020 et, plus encore, l’acquis de croissance pour 2021 dont la base, jusque-là prévue positive, deviendrait fortement négative.

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