BMG octobre 2017 – Du mieux, enfin, du côté des consommateurs

Notre indicateur d’activité se redresse en octobre, à +0,3 points, après deux mois de stagnation. Le net rebond de l’indice de consommation, repassé en territoire positif aux Etats-Unis, en zone euro et au Japon, explique cette amélioration tandis que les tendances de l’investissement restent très solides, sauf en Chine. Les exportations sont disparates, globalement en léger retrait. Notre indicateur d’inflation continue de progresser, soutenu par la remontée des prix des producteurs.

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FED/BOE : pointe des pieds et gros sabots

Le communiqué de la FED à l’issue du FOMC de ces deux derniers jours conserve un ton d’une extrême prudence, quand bien même le lecteur averti peut y trouver tous les éléments nécessaires à la confirmation d’une hausse des taux lors du prochain FOMC de décembre. Toutefois, la confiance dans le scénario d’une remontée de l’inflation vers l’objectif de 2 % fait toujours débat au sein du conseil des gouverneurs et justifie la prudence avec laquelle la FED avance ses pions. En comparaison de la FED, la posture du gouverneur de la Banque d’Angleterre, dont tout laisse penser qu’il pourrait mener à bien une hausse des taux directeurs ce jeudi semble bien audacieuse. Alors que les perspectives britanniques sont en proie aux incertitudes croissantes du Brexit et à un un contexte politique des plus instables, cette décision suscite bien des interrogations.

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The euro’s exchange rate is the ECB’s main concern, and so forging ahead on its chosen path is understandable

When, in September, Mario Draghi mentioned the euro exchange rate as one of the factors likely to influence the ECB’s monetary policy – alongside inflation and growth – few economists took him seriously. The euro’s rally since the spring, along with the obvious risk of a further rise if the ECB tightens monetary policy, meant that some caution was needed and made it acceptable to bend the previously established rule that the ECB bore no responsibility for the euro’s exchange rate. Seven weeks later, there no longer seemed to be any concern about this issue. Not only did eurozone economies, posting very good economic figures, appear to have coped with the euro’s rally, but the Fed had also clarified its strategy, reducing the risk of a further rise in the euro. As a result, the ECB was in theory able to relieve itself of the exchange-rate burden and make a more decisive commitment to bring its policy gradually back to normal.

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Le taux de change, cheval de bataille de la BCE. Une fuite en avant, bien que compréhensible

Lorsqu’en septembre dernier, Mario Draghi a mentionné l’évolution du taux de change de l’euro comme une des variables susceptibles d’influencer le cours de la politique monétaire de la BCE au même titre que l’inflation et la croissance, rares sont les économistes ayant pris cette annonce pour argent comptant. L’envolée de la monnaie unique depuis le printemps et les risques évidents de poursuite de cette tendance en cas de virage moins accommodant de la politique monétaire européenne, justifiaient une certaine prudence et rendaient acceptable une entorse à la règle jusqu’alors établie d’absence de responsabilité de la BCE à l’égard du taux de change. Sept semaines plus tard les préoccupations sur ce sujet semblaient être retombées. Non seulement, les économies de la zone euro, fortes de très bons résultats économiques, paraissaient s’être accommodées de la hausse de la monnaie unique, mais la FED avait clarifié sa stratégie, laquelle était en mesure de réduire le risque d’appréciation additionnelle de la monnaie européenne. La BCE pourrait dès lors, en théorie, se délester de cette contrainte et s’engager de manière plus décisive sur la voie de normalisation progressive de sa politique.

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Tigre de papel’ ou véritable cassure historique

Difficile de répondre à cette question à ce stade mais la Catalogne a franchi un nouveau cap cet après-midi avec le vote de son parlement favorable à la déclaration d’indépendance de la région. Comment peuvent évoluer les choses à partir de maintenant ? Nul peut le dire. L’application de l’article 155 de la constitution espagnole, ne fait plus de doute. Lors d’une brève allocution après le vote du parlement catalan, Mariano Rajoy a rappelé qu’il prendra les dispositions requises pour assurer l’application de la constitution, sans en dire davantage à ce stade. Une arrestation du président du parlement catalan, Puigdemont, et de son adjoint est probable tandis que l’autorité centrale de Madrid reprendra les pleins pouvoirs sur la Catalogne.

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Gradualisme attendu du côté de la BCE

Si l’impatience d’un certain nombre de membres de la BCE en faveur d’un arrêt pur et simple du programme d’achats de titres n’a pas manqué de s’exprimer, la probabilité d’une décision en ce sens semble relativement faible. Plusieurs raisons à cela : malgré des développements conjoncturels qui ont tout lieu de satisfaire la BCE, la remontée de l’inflation n’est pas jugée suffisante, la menace d’une appréciation de l’Euro qui viendrait décaler plus encore le retour de l’inflation vers l’objectif officiel est à même de prévenir tout changement radical de la politique monétaire,  le contexte politique régional est source d’instabilité potentielle contre laquelle la BCE préfèrera vraisemblablement garder des moyens d’action en cas de besoin.

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En France, la dissipation des pressions déflationnistes reste laborieuse dans les services

Les enquêtes publiées ce matin par l’INSEE et Markit confirment l’amélioration du climat des affaires dans l’industrie. Dans les services, l’indice INSEE s’est légèrement tassé mais conserve un niveau solide tandis que le PMI a continué de progresser, pour atteindre en octobre un niveau, assez significativement supérieur à celui de l’Allemagne. Cette amélioration tarde toutefois à produire ses effets en matière de prix au sujet desquels les perspectives restent toujours assez largement à l’écart des anticipations sur l’activité. Qu’en est-il ?

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China – The mortgaged future of the world’s biggest economy and the authoritarian temptation


During the five years of President Xi Jinping’s first term, Chinese economic growth was 7.1% p.a. on average, the lowest of the last 25 years, but the strongest of all emerging markets and even stronger when compared with developed countries. After climbing to first place in the global ranking in 2013, the Chinese economy has only widened the gap with the United States. Its GDP in purchasing power parity terms was 20% greater than that of the US in 2016. China has no lack of first-place distinctions. With more than 18% of the world’s GDP and a population of 1.4 billion, the highest in the world, China has taken first place in many areas as its economy has grown. And it is probably not ready to stop, even if its growth is showing structural decline.

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