C’est pas la fête chez les émergents. Cela est-il sans importance ?

Alors que le cycle de croissance se prolonge aux États-Unis, que les perspectives européennes ont le vent en poupe et que le Japon semble renaître de deux décennies perdues, la situation peine à suivre dans le monde émergent. Si la sortie de plusieurs années de récession au Brésil et en Russie autorise à l’ensemble de ces économies d’afficher, en moyenne, des rythmes de croissance plus élevés qu’au cours des deux dernières années, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Après quelques mois d’encouragements, l’amélioration des indicateurs avancés de l’activité semble déjà s’essouffler. Les exportateurs de produits manufacturés n’affichent que de maigres bénéfices de la reprise de la demande mondiale tandis que les exportateurs de matières premières restent pénalisés par la faible croissance des volumes exportés et des évolutions de prix encore très disparates.

Cette situation ne semble guère émouvoir les observateurs ni les marchés, partant généralement du postulat que l’amélioration des perspectives du monde développé finira forcément par porter ses fruits dans le reste du monde. C’est sans doute faire preuve d’un biais assurément optimiste, à en juger par l’état des lieux que les tendances en place conduisent à dresser. Gare à ce que les déceptions en provenance du monde en développement ne finissent, au contraire, par l’emporter sur la conjoncture mondiale.

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The Fifth Wave, or the Last Hurrah

According to Elliott wave aficionados, the fifth wave of the upward phase of a market cycle, itself composed of five wavelets, is characterized by unpredictability and unusual exuberance. During these periods, financial reflation and its powerful wealth effects overwhelm structural economic factors, and even most economists start having trouble differentiating rationality from recklessness. Those who don’t are considered party-poopers; they become less and less audible. The bond markets and central bankers also generally jump on the bandwagon. This often marks the beginning of the end of the party.

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Vague V de la Vème vague : prolongations et tir au but

Dernière d’un cycle de hausse des marchés, se décomposant elle-même en cinq temps, la Vème vague se caractérise, selon les « Elliottistes », par une imprévisibilité et une exubérance hors normes. Au cours de ces périodes, la reflation financière finit par l’emporter sur les résistances économiques structurelles à travers de puissants effets richesse, de sorte que les économistes, eux-mêmes, peinent pour la plupart à discerner la rationalité de son contraire ; les autres, considérés comme rabat-joie, devenant de moins en moins audibles. Marchés obligataires et banquiers centraux finissent, en général, par y perdre également leur latin ; c’est alors que sonne le plus souvent le début de la fin de la partie…

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Un rapport sur l’emploi américain mi-figue mi-raisin mais certainement pas à même de faire grimper les anticipations de hausse des taux

À 261 K, les créations d’emplois du mois d’octobre sont plus proches qu’il n’y paraît des attentes du consensus (310 K) compte tenu de la révision à la hausse des données du mois de septembre, à +18 K au lieu de -33. Le rapport pour l’emploi reste pour autant plutôt de mauvaise facture, ceci pour au moins trois raisons : la dynamique du marché de l’emploi est affaiblie, les salaires n’ont pas augmenté en octobre et le taux de participation rebaisse de quatre dixièmes. Au total, si ce rapport ne peut pas être qualifié de mauvais, il est assurément médiocre et assez éloigné du schéma optimiste du consensus.

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Zoom Arrière Octobre 2017 – L’euro finit par flancher

Octobre s’est terminé sur une note d’optimisme économique et financier que ni le croche-pied des 30 ans du krach de 1987, le 19 octobre, ni la déclaration d’indépendance de la Catalogne ne sont parvenus à sérieusement perturber. Si l’entrée de John B. Taylor dans la course à la tête de la FED a un temps crispé les marchés de taux, le positionnement privilégié de Jérôme Powell a contré les tensions montantes sur les taux longs, quand le prolongement du programme d’achat d’actifs de la BCE au rythme de 30 milliards d’euros par mois jusqu’en septembre 2018 a tempéré les inquiétudes relatives au risque d’un resserrement trop rapide des conditions de liquidités internationales.

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Emploi américain : qu’en est-il au juste ?

Le rapport mensuel sur l’emploi américain du mois d’octobre attendu cet après-midi va, comme chaque mois, concentrer l’attention et les analyses. Celles-ci scruteront en particulier trois aspects de ce rapport : le rythme mensuel des créations de postes, le taux de chômage, la croissance effective. des salaires. Nous observerons en plus, pour notre part, le rythme sur douze mois des créations de postes, dans l’idée de pouvoir répondre à une question, somme toute non négligeable : la tendance annuelle sous-jacente des créations d’emplois privés est-elle de 2,1 % et en accélération comme suggéré par les donnes de l’ADP ou de 1.4 % et en nette décélération comme le rapportent les statistiques officielles (NFP) de ces derniers mois ?

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La nomination de Jay Powell à la tête de la FED, un facteur de soutien additionnel pour des marchés en surchauffe

L’annonce, sans surprise, de Jérôme Powell à la tête de la FED, en remplacement de Janet Yellen à partir de février, a tout lieu de doper les marchés un peu plus. Connu pour son biais « dovish » au sein du conseil des gouverneurs auquel il siège depuis 2012, Jérôme Powell est en mesure de faire retomber les anticipations de hausse des taux directeurs que les bons résultats économiques récents ont dopées et de tempérer la remontée du billet vert.

Que ces réactions n’aient pas de raisons fondamentales de se développer outre mesure si la situation économique poursuit sur sa voie récente, ne suffit pas à imaginer que les marchés d’actions y soient insensibles. Lire la suite…

Une posture de la BCE difficile à justifier, à moins que…

Résolument « patient et persistant », M. Draghi calme le jeu, fait refluer l’Euro et les taux longs et dope les bourses européennes. Dans quel but ?

Comme largement anticipé par le consensus, la BCE a annoncé la prolongation de son programme d’achats d’actifs après le mois de décembre, à hauteur de 30 milliards d’euros par mois, contre 60 mds aujourd’hui. Toutefois, sauf cette mesure, rien dans les annonces de ce jour ne préfigure l’intention d’aller plus loin dans le processus de normalisation monétaire avant octobre 2018, un horizon suffisamment lointain pour contrer la montée récente des spéculations sur une fin programmée de la politique d’assouplissement quantitatif ou l’enclenchement d’un cycle de hausse des taux. Lire la suite…