L’enquête INSEE ne raconte pas la même histoire que celle des PMI…

En juin, l’indicateur composite du climat des affaires de l’INSEE se maintient à 106. L’évolution est moins spectaculaire que les PMI publiés vendredi, mais le niveau reste somme toute décent en comparaison, par exemple, des indicateurs allemands. Les composantes manufacturières de l’enquête ne sont cependant pas du même tonneau. A l’inverse du PMI qui avait marqué un net rebond, l’indicateur INSEE rebaisse sous le coup d’une brutale détérioration des commandes à l’exportation adressées à l’industrie française. La résilience de l’économie au contexte international serait-elle, déjà, en train de s’éroder ?

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Le risque de récession, confirmé par l’IFO en Allemagne

Dans la foulée du ZEW, l’indice IFO de climat des affaires baisse encore en juin, à 97,4, soit un plus bas de près de 5 ans. Si ce nouveau recul n’est pas une surprise en soi, compte-tenu de la mauvaise santé industrielle, les chiffres de ce mois nous informent que les services, jusqu’ici plus ou moins épargnés, se situent sur une pente glissante. Cette contagion du secteur manufacturier à l’ensemble de l’économie, avec des effets sur les perspectives d’emploi déjà visibles en mai, accroît le risque de récession à horizon du second semestre de cette année, comme signalé par l’indicateur de changement de régime cyclique de l’IFO, qui n’a plus retrouvé la zone d’expansion depuis 9 mois.

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La France championne des PMI. L’histoire n’est pas celle qu’on croit, mais rassure.

Encore une fois, l’économie française surprend agréablement, avec une hausse significative du PMI, de 1,7 points en juin, soutenue tout à la fois par le secteur manufacturier et les services. Si le PMI synthétique n’a pas encore retrouvé son niveau du mois de novembre, d’avant la crise des gilets jaunes, il n’en est plus très éloigné malgré l’extrême détérioration de la situation dans le reste du monde depuis cette période. De fait, selon les premières informations disponibles, le PMI français caracole en tête des principaux pays. On est spontanément tenté d’attribuer ces bons résultats aux mesures de soutien du gouvernement. À y regarder de plus près, pourtant, l’histoire n’est pas celle-ci. Qu’à cela ne tienne, il s’agit potentiellement d’une meilleure nouvelle encore !

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J. Powell sur un siège éjectable, peut-il éviter de préparer le terrain à une baisse des taux ?

Selon une information Bloomberg, la Maison Blanche aurait étudié la possibilité de rétrograder J. Powell. Dans de telles conditions, on imagine aisément l’inconfort du président de la FED au terme du FOMC de ces deux derniers jours. Ces conditions ne sont assurément pas les meilleures pour gérer comme il se devrait une situation complexe et, pour le moins, risquée. J. Powell voudra-t-il marquer l’indépendance de l’institution dont il a la charge ou préfèrera-t-il prendre le risque de donner l’impression qu’il cède aux doubles pressions du marché et du président D. Trump ? Pas facile de trouver une option gagnant-gagnant de ces deux options…

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M. Draghi se ravise, « les taux peuvent baisser » ! L’euro se replie… Les banques aussi…

Le président de la BCE dont la communication avait été pour le moins ambiguë à la suite du dernier comité de politique monétaire, semble avoir révisé sa copie. Apparu un brin « hawkish », le 6 juin, avec notamment une révision à la hausse de ses prévisions de croissance et d’inflation pour cette année, le message de la BCE avait ouvert la voie à une remontée des cours de l’euro qui, face au changement de posture de la FED, risquait de se transformer en boulevard en faveur d’une hausse de la monnaie européenne. Les propos d’aujourd’hui viennent corriger le tir mais fragilisent par là-même un peu plus le secteur bancaire.

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ZEW allemand – récession en ligne de mire

Les chiffres de l’enquête ZEW de juin enregistrent une nouvelle et forte détérioration des perspectives, à -21,1 après -2,1, qui fait passer l’indicateur composite dans les négatifs pour la première fois depuis octobre 2014, malgré une stabilisation de l’opinion sur les conditions courantes à bas niveau. Voilà qui est loin de rassurer sur la capacité de l’économie allemande à se ressaisir. À en juger par les très mauvais chiffres des secteurs-clés de l’industrie exportatrice, c’est en l’occurrence un vrai risque de récession qui se profile à l’horizon du second semestre de cette année.

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Branle-bas de combat monétaire : à quoi s’attendre ? (Mise à jour de notre scénario)

« Nous surveillons de près les implications de ces développements pour les perspectives économiques américaines et, comme toujours, nous agirons comme il convient pour soutenir la croissance ». Ces propos tenus le 4 juin par J. Powell au sujet de la guerre commerciale, en dehors du cadre habituel du FOMC, auraient pu tomber dans l’escarcelle de la seule expression de sa vigilance, sans conséquence majeure sur la trajectoire monétaire immédiate, au vu notamment, de la bonne santé économique présumée de l’économie américaine il y a peu. Dix jours plus tard, rien de cela. Face à la détérioration rapide des indicateurs conjoncturels, au durcissement de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, à la multiplication des menaces de D. Trump à l’égard de trop nombreux pays, la vigilance exprimée par le président de la FED a fini par convaincre d’un vraisemblable passage à l’acte dans de très brefs délais, possiblement dès le FOMC de la semaine prochaine. Si la certitude d’une baisse des taux dès le 19 juin n’est pas encore établie, celle d’une action à venir d’ici à l’automne et au-delà s’est nettement accrue et entraîne d’ores et déjà de profonds changements à notre scénario.

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