Hécatombe en Allemagne

-2,7 %, soit la nouvelle contraction des commandes à l’industrie allemande en juillet qui efface un peu plus que l’intégralité de la hausse de même ampleur du mois de juin. Les commandes domestiques se contractent de nouveau et affichent dorénavant un recul de plus de 8 % l’an. Les commandes étrangères se contractent quant à elles de 4,2 % par rapport à juin quand bien même les effets de base favorables du secteur automobile par rapport à l’an dernier atténuent leur chute annuelle à 3,2 % ; un résultat vraisemblablement amené à être suivi d’une violente rechute le mois prochain quand les effets de base rebasculeront à -7,1 %… L’ensemble reste, au total, très préoccupant pour l’économie allemande.

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Surpris par la chute de l’ISM manufacturier américain, vraiment ?

S’il est vrai que le chiffre est tombé bien en-dessous des attentes, c’est que ces dernières étaient une nouvelle fois bien conciliantes. On se demande bien par quel miracle, en effet, la statistique aurait pu éviter une nouvelle correction dans le contexte en présence, simultanément marqué par :

  • une récession industrielle mondiale ;
  • une hausse du dollar ;
  • une faiblesse persistante de la croissance de la demande américaine, que ce soit en provenance des entreprises (investissement) ou des ménages ;
  • un degré d’incertitude que les tweets de D. Trump et l’escalade dans la guerre commerciale poussent à son paroxysme….

Non, la politique de D. Trump n’est pas en mesure de protéger l’industrie américaine des dégâts qu’elle occasionne dans le reste du monde ni ses consommateurs, qui ne seront pas mieux armés pour faire face à la remontée des tarifs, avec ou sans repli des taux d’intérêt.

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Un boulevard de baisse pour le yuan

Sans être capable de dire comment elle se ferait -dévaluation brutale ou glissade graduelle-, une dépréciation du yuan semblait inévitable depuis le printemps. Le durcissement de la position de D. Trump début août a, en l’occurrence, concrétisé l’amorce d’un nouveau repli de la devise chinoise, à l’instar de ce a été observé à chaque crispation supplémentaire dans la guerre commerciale que se livrent les dirigeants chinois et américains. Malgré tout, les variations de la devise restaient relativement limitées, le yuan se cantonnant à fluctuer dans la région dans laquelle il avait évolué ces dernières années, en-deçà de 7 CNY. Le contexte a changé depuis le milieu du mois d’août lorsque la monnaie chinoise a franchi ce seuil et, plus encore, à la suite de la nouvelle salve de tensions de vendredi dernier. Dès lors, le yuan pourrait tout aussi bien chuter vers 7,50 CNY, voire au-delà à relativement brève échéance que stopper sa descente à quelques points du niveau actuel de 7,16 CNY, en fonction des développements sur le front commercial et du bon vouloir des autorités chinoises. Autant dire que le risque d’un décrochage de la monnaie chinoise est loin d’être négligeable. Quelles pourraient en être les conséquences ?

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BMG Août 2019 – Pfff… !

Notre indicateur de momentum global de l’activité stationne en zone neutre/négative, à -0,2 en août. Si l’amélioration du contexte à l’exportation notée en juillet se confirme, c’est bien le seul front sur lequel les tendances se maintiennent en zone positive. Le léger mieux du côté des consommateurs n’a pas tenu en effet et les tendances de l’investissement restent plombées. De leurs côté, les pressions à la baisse des prix s’intensifient à nouveau.

*Nous modifions ce mois-ci notre méthodologie, nos indicateurs étant dorénavant normalisés sur 3 ans. Voir ici pour les détails et incidences.

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Nécessaire ajustement de la méthodologie de notre baromètre (BMG)

Lors de la création de notre indicateur de momentum sur la conjoncture internationale en 2016, nous avions adopté une méthode assez classique de « normalisation » de ses composantes dont le principal objectif est de faire ressortir les inflexions. Une durée de 24 mois glissants, normalement suffisante pour traquer les changements de tendance dans une optique conjoncturelle, avait alors été privilégiée pour cet ajustement statistique. Après dix-huit mois de détérioration quasi-ininterrompue de la plupart des indicateurs sous revue, notre méthode perd de sa pertinence. La raison en est simple : si les composantes de notre indicateur baissent au même rythme qu’elles l’ont fait en moyenne depuis 24 mois, notre baromètre revient, par construction, à zéro. Ce résultat n’est naturellement pas satisfaisant. Face à une période particulièrement longue de détérioration de la conjoncture mondiale, la normalisation sur 24 mois devient obsolète. Il nous faut donc en changer, ce à quoi nous procédons à partir de ce mois-ci pour passer à une normalisation sur 36 mois, avec, de facto, quelques incidences sur nos résultats.

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L’international à la rescousse des profits des entreprises américaines, mais encore ?

La première estimation des profits des sociétés américaines du deuxième trimestre a été publiée ce jeudi, en même temps que la révision du PIB. Bonne surprise, les profits avant impôts se sont redressés de 5,3 % après deux trimestres consécutifs de médiocres résultats, dont une baisse de 3,7 % en début d’année. Sur un an, l’évolution des profits repasse ainsi en territoire positif, avec une hausse de 2,7 % au lieu d’un repli de 2,1 % au premier trimestre. De manière inattendue, au vue des évolutions de changes, de la dégradation de l’activité internationale et de ce que l’on serait tenté d’attendre de la politique étrangère de D. Trump, c’est du reste du monde que provient l’essentiel de cette amélioration, avec une envolée de quasiment 12 % des résultats des sociétés américaines à l’étranger au deuxième trimestre. Bien qu’exceptionnel, ce résultat n’est pas isolé. En l’occurrence, la politique de rapatriement des bénéfices de D. Trump porte ses fruits : les profits réalisés dans le reste de monde ont ainsi compensé le déclin persistant enregistré sur le front domestique depuis leur pic de la fin de l’année 2014 ; ils étaient alors supérieurs de 13,5 % à leur niveau présent…

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Le PIB allemand baisse de 0,4 % hors stocks au deuxième trimestre

Avec un PIB réel qui se contracte au deuxième trimestre, à -0,1 %, l’Allemagne confirme les craintes nées des chiffres de production et de climat des affaires des derniers mois. Encore ce mauvais résultat est-il atténué par le fort gonflement des stocks sans lequel le PIB réel aurait baissé de 0,4 %. Au-delà de la mauvaise performance du commerce extérieur, très largement attendue, la demande domestique a été faible au printemps, avec une hausse de seulement 0,1 % des dépenses de consommation des ménages ainsi qu’un repli de l’investissement. Au vu des indicateurs avancés toujours plus mauvais de cet été, le troisième trimestre a tout lieu de connaitre une nouvelle contraction de l’activité qui viendra signer l’entrée effective de l’Allemagne en récession au printemps.

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