Climats des affaires européens : grand calme avant une vraisemblable tempête

Le coronavirus se propage et, en même temps, les prévisions économiques alarmantes, aussi bien pour le tourisme que pour l’automobile, le luxe ou l’industrie européenne. À ce stade néanmoins, rien de tangible ne ressort des enquêtes auprès des professionnels. En Allemagne comme en France, de légères hausses des indicateurs du climat des affaires sont mêmes enregistrées en février…

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Covid-19 : un premier dépistage macro

Comme enflés à l’hélium par les liquidités, les marchés boursiers ont jusqu’à présent superbement ignoré le choc du coronavirus. Le cap de l’exubérance de la fin d’année dernière a été d’autant plus facile à garder que nous n’avons, à ce stade, que très peu d’illustrations des effets de cette épidémie. Ce n’est qu’à partir du début du mois de février, en effet, que la paralysie de l’économie chinoise a véritablement gagné du terrain. Il faudra donc attendre encore quelques jours ou semaines pour être en mesure d’évaluer l’impact de cette crise sanitaire d’envergure. Le réveil risque d’être brutal.

À quoi se préparer, quels sont les rouages de transmission de ce choc avant tout chinois sur l’activité internationale, les principales sources d’incertitudes ou d’interrogations liées au conséquences de cette épidémie ? Nous dressons ici un premier dépistage.

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ZEW : deux pas en avant, un pas en arrière

Le ZEW hésite : sans effacer les hausses du mois dernier, les indicateurs des perspectives et des conditions courantes rechutent en février, à 8,7 et -15,7 respectivement. La moyenne des deux composantes, à -3,5 après 8,6, n’aura passé qu’un petit mois en zone positive. L’inquiétude liée au coronavirus explique pour une bonne part ce décrochage exacerbé par la rechute des ventes automobiles en début d’année.

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Le Japon en bonne voie pour une année de récession en 2020

C’était à prévoir au vu du choc provoqué par la hausse des taxes à la consommation du 1er octobre, le PIB japonais a fortement reculé au quatrième trimestre pour se contracter de 1,6 % par rapport au trimestre précédent et de 0,4 % sur un an. Si 2019 sauve les meubles avec une croissance annuelle de 0,8 %, la détérioration de la situation économique est particulièrement marquée en fin d’année. Avec un acquis de -1 % pour 2020 et une première moitié d’année forcément impactée par le Coronavirus, il sera assurément difficile à l’économie nippone de redresser la barre ; il faudrait, en effet, une hausse du PIB de 0,4 % au cours de chacun des trimestres de cette année pour revenir à zéro en moyenne. Sauf forte révision à la hausse de cette première estimation du PIB du quatrième trimestre, ce qui est assez coutumier au Japon, 2020 pourrait ainsi marquer la première année de récession du PIB depuis 2009.

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Le Coronavirus, premier défi pour la BCE de Mme Lagarde ; l’euro flanche

Il aurait assurément fallu plus de temps à Mme Lagarde pour parvenir à ses fins ; à savoir, réussir à enclencher une nouvelle dynamique du policy-mix qui permette progressivement à la BCE de s’extirper de la trappe des taux d’intérêt négatifs. L’épidémie de Coronavirus ne lui laissera vraisemblablement pas ce loisir. Plus rapide que la capacité de la Commission et des gouvernements de la zone euro à se mouvoir, son impact économique, bien qu’encore très incertain, a tout lieu d’être suffisant pour contraindre Mme Lagarde à prendre des décisions contraires à ses souhaits initiaux. Comme déjà signalé cette semaine par Philip Lane, économiste en chef de la BCE, la probabilité de nouvelles baisses des taux de dépôts a regagné du terrain ces derniers temps ; ceci malgré le repli du cours de l’euro qui, signe de temps nouveaux, ne semble guère émouvoir l’actuel conseil des gouverneurs de la BCE.

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La récession guette à nouveau en Europe

L’amélioration du sentiment sur l’industrie allemande a été le principal catalyseur du rebond des bourses européennes, voire au-delà, depuis la fin de l’été dernier. Portés par l’évacuation des risques majeurs d’un Brexit sans accord ou d’une escalade dans la guerre commerciale sino-américaine, les indicateurs du climat des affaires ont entretenu l’espoir d’une reprise de l’activité mondiale dont profiterait naturellement la première industrie occidentale, quoi qu’il en soit des inquiétudes légitimes sur certains des secteurs-clés de l’industrie allemande. Les données publiées cette semaine constituent, à ce titre, un cinglant désaveu, avant même que ne soient enregistrés les premiers effets de l’épidémie de coronavirus dont tout laisse penser qu’ils seront particulièrement sévères. L’ensemble a tout lieu de réveiller sans tarder le spectre d’une récession et de mettre en exergue, dans la foulée, le grand vide de moyens de politique économique pour faire face à cette détérioration. Les injections de liquidités et l’écrasement des taux d’intérêt qui semble se profiler à nouveau suffiront-ils à faire avaler la couleuvre aux marchés ? L’hypothèse est de plus en plus difficile à envisager.

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BMG janvier 2020 – L’amélioration résiste pour l’instant…

Notre Baromètre Macroéconomique Global du mois de janvier 2020 témoigne d’une amélioration progressivement plus profonde de la situation conjoncturelle, quand bien même difficilement interprétable compte-tenu de l’incertitude liée à l’impact à venir de l’épidémie de coronavirus que les indicateurs du mois écoulé ne reflètent pas encore.
En janvier, notre BMG se maintient en zone neutre, légèrement positive, à +0,2 après +0,1 (1ère estimation à 0) pour le deuxième mois consécutif, une première depuis 20 mois. Les momenta du climat des affaires et de la consommation progressent à nouveau tandis que celui des exportations se tasse et que les difficultés persistent sur le front de l’investissement. L’indicateur d’inflation retombe en zone légèrement négative, à -0,4 après 0,3 du fait d’un net repli en Chine et en UEM.
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