Les données américaines déçoivent

Alors que les marchés s’affairent à imaginer une reprise tellement vigoureuse de l’économie américaine qu’elle tournerait à l’inflation, les données économiques tombent les unes après les autres et sont de plus en plus mauvaises. Après les destructions d’emplois de décembre, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont encore augmenté la semaine dernière alors que l’épidémie fait de plus en plus de ravages. Les ventes de détail de décembre qui semblaient avoir été préservées par le rebond des achats d’automobiles (+1,9 %) se sont en fait contractées de 0,7 % en termes nominaux malgré la remontée des cours des prix de l’essence. Hors auto et essence, les ventes sont en l’occurrence en repli de 2,1 % sur le mois. En cause notamment la chute des achats d’électronique et celle – sans doute en partie liée- des achats en ligne, à rapprocher peut-être du contrecoup de la sortie du nouvel iPhone en novembre. Toujours est-il que le résultat n’est pas vraiment à la hauteur des attentes et que la croissance du dernier trimestre de l’année risque d’être nettement moins favorable qu’attendu.

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Mois de novembre, malgré tout, médiocre pour la production américaine

La production industrielle américaine a ralenti sa progression, passant de 1,1 % en octobre à +0,4 % en novembre, une tendance bien en-deçà des promesses envoyées par les différentes enquêtes de climat des affaires, que ce soit le PMI ou l’ISM manufacturiers. Quant au retard sur un an, il augmente de 0,5 points, à -5,5 %. Le diagnostic diffère peu pour le seul secteur manufacturier avec une hausse de 0,8 % et un recul de 3,7 % sur douze mois. Dans le détail, l’évolution de la production a été sauvée par l’automobile et les métaux de base. La plupart des autres secteurs font du sur place ou restent très déprimés. Alors que novembre est censé avoir bénéficié de l’effet Thanksgiving et du repli du dollar avant un regain sévère de l’épidémie, ces résultats sont non seulement décevants mais inquiétants pour la suite.

 

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Récupération à pas comptés aux Etats-Unis

Les données économiques américaines du jour restent globalement médiocres. Du côté des consommateurs, l’heure est à la prudence à en juger par le rapport des ventes de détail, en hausse de seulement 0,3 % en valeur en octobre. La production industrielle s’est un peu mieux tenue, avec une progression mensuelle de 1,1 % en octobre, résultat d’une amélioration sectorielle plus équilibrée qu’au cours des derniers mois. L’ensemble reste malgré tout très insuffisant pour combler les pertes de l’industrie manufacturière du premier semestre, avec un déficit de 6,5 % en moyenne cette année par rapport à 2019 qui n’évoluera sans doute pas beaucoup d’ici à la fin de l’année compte-tenu du ralentissement induit par le regain de l’épidémie ces dernières semaines.

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Aux Etats-Unis, les achats des ménages ne font pas la production

Nouvelles contrastées aux Etats-Unis aujourd’hui, avec une bonne surprise en provenance des ventes de détail, en progression de 1,9 % en septembre, effacée un peu plus tard par la production industrielle, qui contrairement aux messages enthousiastes des ISM, retombe de 0,3 % dans le secteur manufacturier.

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Les indicateurs américains sont meilleurs que prévu mais n’informent pas sur la suite

Meilleures que généralement attendu, les statistiques américaines publiées aujourd’hui tombent à pic pour offrir aux marchés le coup de pouce dont ils avaient besoin pour se remettre des turbulences de la fin de la semaine dernière. Ventes au détail, production industrielle, indice NAHB de confiance des constructeurs, ont tous marqué une nette amélioration par rapport au mois d’avril. Tout comme les effets du confinement étaient très difficiles à anticiper, ceux de sa fin créent une volatilité telle qu’il est difficile d’en tirer beaucoup de conclusions sur ce que ces indicateurs nous enseignent au-delà du seul constat que la situation s’améliore. On retiendra néanmoins de ces données :

Qu’elles devraient autoriser une révision à la hausse des estimations du PIB du deuxième trimestre, que les derniers chiffrages de la FED d’Atlanta voyaient toujours en repli de 48,5 %…

Que les bonnes surprises viennent avant tout des ventes de détail, lesquelles affichent une progression de 17,7 % mensuelle en mai, proportionnelle à leurs chutes passées.

Que rien dans ces données du mois de mai, ne nous indique quoi que ce soit sur le futur de l’économie américaine, à savoir : de quoi sera faite la reprise et combien de temps il faudra pour effacer les pertes occasionnées en début d’année par le coronavirus, sur l’emploi notamment.

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Les sous-jacents du marché américain de l’ère Trump à rude épreuve face au Covid-19

La performance sectorielle des marchés américains est restée relativement constante depuis l’élection de D. Trump en novembre 2016. Parmi les grands gagnants : les nouvelles technologies, la santé et la consommation discrétionnaire se détachent assez distinctement des autres secteurs boursiers, sans parler des plus sanctionnés qu’ont été l’énergie, les financières et les industrielles. La crise du Covid 19 n’a pas particulièrement modifié la donne depuis ses débuts. Les valeurs technologiques, plutôt bénéficiaires des effets de la pandémie, ont continué à surfer sur les mauvaises nouvelles conjoncturelles, la santé a plutôt tiré son épingle du jeu des espoirs portés par la recherche de remèdes ou vaccins contre le Covid-19 et les valeurs de consommation discrétionnaires ont été épargnées dans un contexte de baisse des taux d’intérêt et de mesures de soutien exceptionnelles aux ménages américains. En somme, la vie a poursuivi son cours sur des marchés dopés aux liquidités, très peu soucieux de la réalité économique. Les données calamiteuses du mois d’avril, sur fond de regain de tensions commerciales entre D. Trump et Xi Jinping, pourraient finir par rebattre les cartes.

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Les données américaines de mars préfigurent un mois d’avril calamiteux

Les données américaines du mois de mars commencent à nous parvenir et sont, sans surprise, mauvaises, malgré des mesures de distanciation moins sévères, adoptées de manière plus graduelle et plus tardivement que dans bien d’autres pays. C’est essentiellement la dernière semaine du mois, en effet, que se sont durcies les règles de confinement aux États-Unis et c’est à la lueur de ce calendrier que doivent être observées les données aujourd’hui publiées, avec pour conséquence un résultat alarmant pour avril, comme nous le suggère déjà l’effondrement de l’indicateur du climat des affaires de New-York, l’Empire manufacturing, en chute de plus de 50 points supplémentaires après sa baisse de plus de 33 points en mars, à -78,2.

 

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Sinon, l’économie américaine se porte à merveille…

Les données américaines du jour ne sont pas franchement en phase avec l’optimisme des marchés, avec une timide hausse des ventes de détail et une production industrielle en repli de 0,8 %.

Les premières ont augmenté de 0,3 % en octobre… après avoir baissé de 0,3 % en septembre. Hors automobiles, la hausse n’est plus que de 0,1 %, après un chiffre révisé de 0 à -0,1 %, l’ensemble à prix courants. Sachant que l’indice des prix s’est accru de 0,4 % le mois dernier, cela suggère toutes choses égales par ailleurs, un déclin des achats réels pour le deuxième mois consécutif…

Si côté automobile, les données semblent un brin meilleures, il s’agit sans doute d’un effet prix au vu de ce que nous savons des ventes de véhicules sur la période, en léger repli, dans la tendance de ces derniers mois, à 16,8 millions.

Mais les résultats sont plus mauvais encore du côté de la production industrielle, en baisse de 0,8 % après déjà un repli de 0,3 %. Sur un an, la récession industrielle s’accentue ainsi, à -1,1 %. Côté manufacturier, le rebond de l’ISM n’a pas été suivi de faits : la production flanche de 0,6 % – après déjà -0,5 % le mois dernier ce qui porte à sept les mois en recul cette année et à -1,5 % la contraction annuelle de production.

Au total, le quatrième trimestre ne débute pas sous les meilleurs auspices. Déjà faible, à tout juste 1 % en rythme annualisé, l’estimation de la FED d’Atlanta pour la croissance du quatrième trimestre ne semble pas devoir s’améliorer.

À ce rythme-là, J. Powell ne va pas pouvoir garder longtemps son discours enchanteur sur la bonne santé de l’économie américaine et encore moins son intention de statu quo…. Vite, vite, un accord commercial…

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