La BCE contrainte une nouvelle fois de passer son tour

Les déclarations s’étaient multipliées après le dernier comité de politique monétaire du 25 janvier, suggérant un inconfort croissant à l’égard du statu quo alors privilégié par Mario Draghi et son économiste en chef Peter Praet. À analyser les différentes interventions, l’optimisme de Benoît Cœuré en particulier, la BCE ne tarderait pas à modifier le cap de sa politique en faveur d’une réduction de son soutien à l’économie. Son programme d’achat d’actifs étant programmé pour s’étendre jusqu’à la fin du mois de septembre, nombreux s’attendaient à ce que la BCE précise dès le printemps son intention d’y mettre définitivement fin, certains envisageant même qu’elle évoque un possible agenda de remontée de ses taux directeurs pour 2019. Les taux futurs pouvaient donc se redresser, la courbe des taux se pentifier, le secteur bancaire célébrer l’approche de jours meilleurs et l’euro poursuivre sa course à la hausse…

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Sale temps pour le scénario de reflation

Au scénario de reflation que les marchés continuent de plébisciter malgré l’avertissement de ce début de mois, les données du jour ont mis du plomb dans l’aile. Comme nous l’avions envisagé la semaine dernière (voir à ce sujet «Normalisation des PMI»), l’indice PMI du climat des affaires manufacturier chinois s’est fortement replié ce matin. Cette détérioration semble bel et bien résulter de l’inflexion du momentum manufacturier mondial que reflètent, tout à la fois, les données de production et de commerce depuis la fin de l’année dernière. À cela s’ajoutent, sans doute, les effets dépressifs de la forte appréciation de yuan jusqu’en début de mois.

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La croissance résiste en Chine, c’est officiel….

En 2017, la croissance chinoise est ressortie à 6.9 %, après 6,7 %, sa première hausse après six ans de décélération/stagnation. La bonne nouvelle pourrait perdre un peu de son lustre face à la multiplication récente des révélations de ‘Fake economic data‘, sur le trucage des chiffres de croissance régionaux. Toutefois, davantage que les niveaux absolus de croissance de l’économie chinoise, au sujet desquels chacun s’est fait sa religion, c’est le momentum que les marchés suivront. Or, celui-ci, est plutôt meilleur qu’attendu.

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Spécial – Images de la France en Europe : le déclassement

À la veille d’échéances électorales dont l’issue pourrait bouleverser l’avenir de la France, de l’Europe et, dans l’hypothèse extrême, du monde, la volonté de comprendre les raisons du mal français a rarement été aussi vive.

C’est dans cette optique que nous proposons ce cahier d’images sur l’économie française, sa place dans l’UE et ses multiples maux, illustrations de ce que l’on ne peut pas encore qualifier de déclin absolu mais certainement de déclassement violent.

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L’économie française décolle fin 2016, l’inflation suit !

Les données publiées ce matin par l’INSEE sont de très bonne facture, avec une croissance de 0,4 % du PIB réel, soutenue tout à la fois par un rebond des dépenses des ménages (0,6 % après deux trimestres consécutifs à 0,1 %), de l’investissement des entreprises (1,3 % après deux trimestres de stagnation) et un sursaut de 1,1 % des exportations. La baisse des stocks ayant amputé de 0,2 point ce résultat trimestriel, la croissance ressort à 0,6 % hors stocks, son plus fort niveau depuis le premier trimestre. Lire la suite…

La reprise française, de plus en plus convaincante

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Les données de l’INSEE publiées ce matin offrent leur lot de bonnes nouvelles avec une révision à la hausse du PIB du premier trimestre, ainsi qu’une forte révision des chiffres de consommation de biens du mois de mars. Plus persuasives, toutefois, sont les données détaillées des comptes trimestriels, desquels il ressort notamment :

–     une nette accélération des dépenses de services des ménages,

–     ainsi qu’une vigoureuse remontée des dépenses réelles d’investissement des entreprises.

Un ensemble, au total, beaucoup plus convaincant d’une embellie de la conjoncture hexagonale que jusqu’à présent.

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Changement de décor

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Les signes d’amélioration de l’activité s’accumulent en zone euro et force est de constater que les choses vont vite ! Au stade où nous en sommes les bonnes surprises ne devraient pas nous quitter de sitôt compte-tenu des enchaînements positifs que devrait produire, au moins tout au long du premier semestre, le regain de la demande en cours. Alors que le QE de la BCE n’a pas encore commencé, notre objectif sur l’Euro Stoxx 50, tout juste atteint cette semaine, doit-il être rehaussé et, dans le cas contraire, d’où pourraient venir les freins à l’embellie en cours ?