Croissance française, sursis ou approfondissement ?

L’économie française continue de bien s’en tirer, avec une croissance du PIB réel de 0,3 % au troisième trimestre, identique à celle du deuxième trimestre et supérieure aux attentes qui tablaient plutôt sur 0,2 %. Au cours de l’année écoulée, l’économie française aura donc progressé de 1,3 %, un rythme légèrement moindre qu’au deuxième trimestre mais toutefois encore très satisfaisant par rapport à l’écrasement de la croissance observé chez ses voisins immédiats, Allemagne et Italie notamment. Cette résistance peut-elle perdurer ? C’est à n’en pas douter dans l’idée d’apporter des réponses à cette question que seront scrutées les données de ce matin. Pas sûr que les éléments du PIB du troisième trimestre soient aussi probants qu’ils n’y paraissent à première vue…

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L’industrie française bien partie pour suivre l’allemande, à en juger par l’enquête INSEE

Sans être, pour l’instant, catastrophiques, les chiffres INSEE du climat des affaires constituent une première alerte sur l’état de l’économie française, avec un manufacturier sous la moyenne de long terme pour la première fois depuis quatre ans et demi. Après avoir résisté, notamment grâce au soutien de l’aéronautique aux exportations, l’industrie française semble s’engager, avec retard, sur la voie tracée par son voisin allemand. Une évolution qui pourrait finir par fragiliser les services.

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Brexit, ‘not yet’ ; gardons-nous de tirer des plans sur la comète

Trois ans et demi se sont écoulés depuis le référendum qui ouvrit le début de l’épopée d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE. Plus de trois années au cours desquelles le dossier semble n’avoir fait que se complexifier pour être aujourd’hui dans l’incapacité d’aboutir dans des conditions satisfaisantes pour les différentes parties engagées. Politiques, économistes, chefs d’entreprises et citoyens européens, tous ont aujourd’hui envie d’en finir, au risque d’accepter des compromis que seule l’usure pourrait justifier.

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La vie en rose et en bulle…

Décidément, les marchés en veulent et les récents développements ne les découragent pas. Après le pré-accord sino-américain de vendredi dernier, le dossier britannique évolue lui aussi vers un possible accord de dernière minute qui permettrait d’échapper au scénario d’un Brexit sans accord. Les deux sujets de préoccupation majeure des marchés seraient donc en passe d’être réglés et les menaces écartées ce qui s’est soldé sur les bourses occidentales par un retour sur leurs sommets récents, voire davantage. Disproportionnée, la réaction des marchés l’est incontestablement selon notre analyse. C’est néanmoins le propre des bulles que de prendre à contre-pied l’analyse fondamentale. Comment envisager dès lors le proche futur ?

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Les secteurs clés de l’industrie allemande replongent en octobre selon le ZEW

La remontée des perspectives du ZEW du mois dernier avait fait espérer que la très mauvaise passe de l’économie allemande puisse être contenue dans le temps. A contrario, les résultats d’octobre, avec la stagnation de cet indicateur avancé et la nouvelle baisse des conditions courantes à un plus bas depuis avril 2010, n’augurent rien de bon. Surtout, les grands secteurs exportateurs, automobile et mécanique, rechutent.

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L’inflation américaine, plombée, n’autorise pas pour autant de baisse des taux de la FED en octobre

Avec près de 81 % de probabilité d’une nouvelle baisse des taux des Fed Funds le 30 octobre, les anticipations des marchés sont décidément bien ancrées. Brièvement impactées par l’annonce d’un nouveau repli du taux de chômage vendredi dernier, les chiffres d’inflation les ont déjà regonflées. Mais la Fed n’en veut pas et on peut la comprendre. Ses marges de manœuvre ne sont pas aussi confortables en effet qu’elle puisse en user autrement qu’avec une très grande parcimonie. Sauf échec des négociations avec la Chine suivi de secousses financières menaçantes, elle préférera privilégier le statu quo, comme l’a rappelé hier le président de la FED de Dallas, R. Kaplan.

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À voir les indicateurs récents, il sera difficile à J. Powell de stopper la baisse de ses taux

La communication de J. Powell et les prévisions de taux d’intérêt de la FED post-FOMC du 18 septembre suggéraient un arrêt de la baisse des taux des Fed Funds. Selon le président de la FED, le nécessaire aurait été fait pour satisfaire à l’ajustement de milieu de cycle requis par la situation en présence et le prochain mouvement était supposé être à la hausse, quand bien même à un terme assez éloigné. Les marchés, qui n’avaient pas pris pour argent comptant ce scénario dans un premier temps, ont progressivement revu leur copie en même temps que germait, à nouveau, l’espoir d’un possible accord commercial avec la Chine. La nouvelle baisse de l’indice ISM manufacturier du mois de septembre pourrait bien changer la donne.

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