Cours du pétrole, le loup ?

Alimentée par le reflux accéléré des stocks américains depuis la fin de l’été et l’amélioration des perspectives de croissance de la demande, la hausse des prix s’est en effet singulièrement accélérée ces dernières semaines. De 55 $/baril à la mi-septembre, le cours du Brent de Mer du nord est remonté à plus de 69 $ aujourd’hui, soit une progression de 25 %. À ce rythme-là, l’environnement pétrolier pourrait bougrement changer la donne économique et financière pour 2018. Lire la suite…

Optimism of all the rage… in a dense fog

2018 has started on a confident note. After a very strong end to 2017, when global economic growth probably accelerated back over 4%, impressive indicators in early 2018 mean that there is no room for scepticism: growth looks like it is here to stay. There is plenty of evidence to support that view, including exceptionally loose monetary conditions at the global level, an upturn in business investment and international trade, a widespread decline in unemployment, and at least temporary support from the US tax reforms adopted late last year. To cap it all, wealth effects are increasingly visible, driven by exceptionally high valuations for financial and real-estate assets.

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Le rapport sur l’emploi américain du mois de décembre refroidit

Dans le contexte actuel d’euphorie, post adoption de la réforme fiscale le 22 décembre et post digestion de données particulièrement solides de ces derniers mois (voir notre hebdomadaire HDV), les statistiques de cet après-midi sont incontestablement malvenues. Avec seulement 148 000 créations de postes, au lieu de 252 000 en novembre (228K initialement), l’année 2017 termine en-dessous de la moyenne annuelle des 171 000, à un rythme de croissance annuel proche de ses plus bas de l’année, de 1,4 %. Ces données sont donc assez éloignées des promesses en provenance de l’ADP selon lesquelles l’emploi privé aurait augmenté de 250 000 au cours de la même période.  Lire la suite…

Un optimisme de rigueur… dans un brouillard à couper au couteau

En ces premiers jours de l’année 2018, l’heure est à la confiance. Après une fin d’année en fanfare, au cours de laquelle l’économie mondiale a selon toute vraisemblance renoué avec une croissance de plus de 4 %, la bonne tenue des indicateurs de début d’année ne laisse guère de place au scepticisme : la croissance est en place et, a priori, là pour durer ! Les justifications en faveur de ce diagnostic ne manquent pas : conditions monétaires exceptionnellement accommodantes à l’échelle mondiale, reprise de l’investissement productif et des échanges internationaux, reflux généralisé du chômage, soutien, au moins ponctuel, de la réforme fiscale adoptée en toute fin d’année aux Etats-Unis… Le tout couronné d’effets richesse de plus en plus visibles, simultanément alimentés par des valorisations financières et immobilières exceptionnellement élevées.

... À l'optimisme forcené qui meuble aujourd'hui la communication, mieux vaut néanmoins préférer la cohérence.

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2018 Outlook – Welcome to Annapurna

Summary – Current economic trends seem particularly favorable, but after taking a step back, we are inclined to be more circumspect than the consensus of economists on the outlook for 2018. Our worldwide scenario has changed little since September. Our global GDP growth forecast for 2017 remains the same, at 3.6%, and we have lifted our 2018 scenario slightly to 3.3% from 3.2%. Upward revisions to our 2017 estimates for the developed world offset the declines we project in emerging markets. Meanwhile, we continue to foresee a modest global slowdown in economic activity next year as a result of reduced US and Chinese growth.

In this context, and amid the structural changes underway, worldwide inflation does not look ready to accelerate. It should fall from 2 % on average this year to 1.8% next year, in the wake of declining raw material prices. With no inflation on the horizon, central banks will maintain their very accommodative bias. Restricted by a persistent flat yield curve, the Fed will have trouble carrying out the three key interest rate increases it has planned. The ECB will remain particularly conservative and is unlikely to have an opportunity to take a position on a future increase in key rates.

The dollar is set to disappoint and maintain pressure on other countries. Japan, now benefiting from a more promising environment, is probably the country best placed to absorb the market’s wariness with regard to the US currency. Our exchange-rate scenario remains unchanged from our September projections and includes a substantial appreciation in the yen.

In the short run, we think exposure to risk is still a viable strategy, so long as it is focused on developed markets. But the current environment requires investors to be ready to change direction at a moment’s notice. For this reason, we have developed a fundamental allocation to complement our short-term, tactical recommendations.

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Perspectives 2018 – Bienvenu en Annapurna

Si les développements conjoncturels semblent particulièrement bien orientés, une prise de recul sur les tendances en présence nous incite à plus de circonspection que le consensus des économistes sur les perspectives 2018. Notre scénario mondial subit peu de retouches par rapport au mois de septembre, avec une croissance du PIB  mondial inchangée, à 3,6 %, pour 2017 et une légère hausse de notre scénario 2018, à 3,3 % contre 3,2 %. Les révisions à la hausse apportées à nos estimations 2017 pour le monde développé sont, en effet, compensées par les baisses de nos estimations pour le monde émergent, tandis que nous continuons à envisager un léger ralentissement global de l’activité l’an prochain en répercussion du tassement prévu de la croissance américaine et chinoise.

Dans un tel contexte, et face aux changements structurels en cours, l’inflation mondiale ne semble pas amenée à s’accélérer ; de 2 % en moyenne cette année, elle retomberait à 1,8 % l’an prochain dans le sillage du repli attendu des cours des matières premières. En l’absence d’inflation, les banques centrales conserveront un biais très accommodant. Contrainte par un aplatissement persistant de la courbe des taux, la FED aura du mal à accomplir les trois hausses prévues de ses taux directeurs. La BCE, pour sa part, conservera un biais particulièrement prudent et n’aura vraisemblablement pas l’opportunité de prendre position sur une hausse future de ses taux directeurs.

Le dollar est amené à décevoir et à maintenir la pression sur les autres pays. Dans un contexte dorénavant plus porteur, le Japon est sans doute le plus à même d’absorber le mouvement de défiance à l’égard de la monnaie américaine. Nous maintenons notre scénario de changes inchangé par rapport au mois de septembre, avec une nette appréciation du yen.

Si à brève échéance, l’exposition au risque nous semble encore une stratégie envisageable, qui privilégiera dans ce cas l’exposition aux marchés développés, l’environnement en présence oblige, dès à présent, à envisager la nécessité de devoir subitement changer son fusil d’épaule. Nous développons à ce titre, à une allocation fondamentale en complément de nos recommandations « tactiques » de court terme.

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Bienvenu en Annapurna

Abondance de liquidités, volatilité historiquement faible, taux réels négatifs et confirmation d’une reprise de la conjoncture mondiale : difficile d’éviter les bulles…

Contenu :

  • Panorama global
  • Mise à jour des prévisions d’activité et d’inflation
  • Mise à jour des prévisions de taux d’intérêt et de taux de changes
  • Recommandations et allocation d’actifs

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