Forces de rappel ?

La correction des marchés financiers entamée début octobre devient de plus en plus anxiogène, menaçant de se transformer en une spirale baissière auto alimentée si rien ne vient l’enrayer. Il y a, a priori, peu à attendre sur le front économique pour jouer ce rôle ; le contexte conjoncturel est dans l’immédiat plombé par la détérioration du rythme de croissance de l’activité internationale, la chute du climat des affaires et les incertitudes rampantes sur les développements politiques et géopolitiques mondiaux, dossiers britanniques et italiens en sus pour l’Europe.

C’est d’ailleurs que devront donc venir, le cas échéant, les stabilisateurs. Ceux-ci existent et sont essentiellement au nombre de trois ; trois cataplasmes au rôle, néanmoins, essentiel pour freiner la correction en cours ou en limiter la contagion.

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Postview Inflation Etats-Unis : l’inflation sous-jacente statique, aux biens industriels près

En ligne avec nos attentes, l’inflation totale aux Etats-Unis est remontée de 2,3 % en septembre à 2,5 % en glissement annuel en octobre, principalement sous les effets de base énergétiques. L’inflation sous-jacente a légèrement baissé, à 2,1 %, un poil en dessous de nos attentes du fait des arrondis, et semble totalement muette. L’analyse dans le détail indique toutefois quelques signes de tensions sur les biens industriels, à surveiller.

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Croissance négative au Japon et en Allemagne au troisième trimestre, inchangée à 0,2 % en zone euro

Repli de la consommation et des exportations nettes ont été à l’origine d’une contraction du PIB réel au Japon comme en Allemagne de respectivement 0,3 % et 0,2 % en Allemagne au troisième trimestre, selon les données provisoires publiées ce matin. Après ces chiffres la croissance annuelle des deux économies retombe fortement ; à 1,1 % seulement en Allemagne, au lieu de 2 % au deuxième trimestre et à 0,4 % au Japon, après 1,4 %. Les comptes provisoires pour la zone euro ont été confirmés à 0,2 % pour la croissance trimestrielle et 1,7 % en glissement annuel, la région résistant légèrement mieux que l’Allemagne à ce stade, en partie du fait de résultats relativement solides en France (0,2 %/2,1 %).

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L’écrasement des cours du pétrole, un appel d’air pour les cycliques

Le vent a fini par tourner sur le marché pétrolier et l’on ne peut que s’en réjouir pour la conjoncture mondiale.

Artificiellement soutenue par les erreurs de diagnostics récurrentes sur les perspectives d’offre et de demande, sur fond de crispations géopolitiques et de spéculation acharnée, l’envolée des cours a eu des conséquences très négatives sur la croissance économique mondiale ces derniers trimestres, au point que, supposée être source de reflation, elle s’était, à l’inverse, transformée en un ferment déflationniste dans de nombreux pays, européens notamment.

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Preview Inflation Etats-Unis : les effets de base font remonter l’inflation à 2,5 % en octobre

L’inflation américaine du mois d’octobre sera publiée demain, mercredi. Le chiffre sera particulièrement important après la publication des PPI en forte hausse et au-dessus des attentes vendredi dernier, à l’origine ce début de semaine d’un rallye du dollar américain. Nos estimations suggèrent une accélération de l’inflation totale à 2,5 % après 2,3 % en septembre ; en phase avec le consensus, revu à la hausse depuis la publication du PPI. Nous prévoyons, en revanche, une stabilité du taux d’inflation sous-jacente, à 2,2 %.

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Les victoires de Donald Trump et les risques d’embardée des taux d’intérêt américains

Perdant ou victorieux ? Le résultat des élections de mi-mandat aux États-Unis est assez discutable. Généralement perçu comme une demi-défaite pour le président D. Trump, on peut aussi y voir une configuration plutôt à son avantage dans la perspective des élections présidentielles de 2020. On aurait tort, alors, de considérer que la majorité démocrate à la chambre des représentants constitue de facto une limite à la dérive des finances publiques et par conséquent à celle des taux d’intérêt récemment enclenchée…

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L’industrie française rate la marche en septembre, la croissance du 4ème trimestre s’enclenche mal…

-1,8 %. Assurément le chiffre n’est pas bon, marquant, comme nous y avaient préparés les résultats d’enquêtes récentes, une rupture brutale avec les bons résultats de l’activité industrielle de cet été. D’autant qu’aucun secteur ne relève l’autre. La chute de la production manufacturière de 2,1 % est le résultat de baisses très significatives des branches les plus influentes de l’industrie française : -3,5 % pour les biens d’équipement, -1,4 % pour l’agro-alimentaire, -3,6 % pour les équipements de transports, après une correction de 3,1 % déjà en août, les entreprises du secteur étant contraintes d’ajuster leurs stocks après les avoir généreusement garni avant l’introduction des nouvelles normes antipollution européennes en septembre.

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