Allemagne : Le ZEW sort de la zone de risque en mars

La baisse de l’indicateur ZEW composite amorcée au début de l’année 2018 marque le pas grâce à un net rebond de sa composante perspectives, de -13,4 à -3,6, et malgré un nouveau repli du solde d’opinion sur les conditions courantes. En hausse de 0,8 en février à 3,8 en mars, l’indice sort de sa zone de risque et pourrait préfigurer un environnement plus porteur pour le DAX à brève échéance.

Lire la suite…

Guerre commerciale et relance chinoise, deux arbres derrière lesquels se profile une forêt de plus en plus épaisse

Ces derniers mois, les marchés vivent au rythme des promesses de résolution du conflit commercial entre la Chine et les États-Unis. Aucune des deux parties n’ayant intérêt à ce que les choses s’enveniment davantage, les observateurs misent sur un accord, au moins, de façade, histoire que D. Trump sauve la mise avant l’ouverture de sa campagne présidentielle. Souvent désignées comme premières responsables des déboires récents de l’économie mondiale, les tensions commerciales seraient donc sur le point d’être dépassées, ce qui rouvrirait la voie à un retour de conditions plus favorables, avec à la clé une reprise des investissements que le climat de guerre commerciale a paralysés. C’est en tout cas l’histoire telle que majoritairement envisagée, confortée par les mesures de relance du gouvernement chinois, dont bénéficierait, forcément, l’économie mondiale. Il y a, pourtant, bien des raisons de penser que les développements à venir soient assez éloignés de ce schéma.

Lire la suite…

La Chine échoue à stabiliser sa croissance…

…« Sous la direction de la pensée Xi Jinping »

À 5,3 %, la croissance annuelle de la valeur ajoutée industrielle chinoise a de nouveau décéléré en février (5,7 % en janvier), soit, aux accidents statistiques près, son plus faible rythme depuis 1991. Malgré la chute d’un point de l’inflation depuis octobre, à 1,5 % en février, la croissance des ventes de détail stationne à 8,2 %, sur fond de remontée brutale du taux de chômage urbain, de 4,9 % en janvier à 5,3 % en février, tandis que les ventes d’automobiles continuent de refluer de 17 % l’an. Malgré le satisfécit de l’office national des statistiques sur les résultats de l’économie chinoise depuis le début de l’année (voir fin de document*), ces données continuent à souligner une situation critique, plus en phase avec les retours très mitigés des enquêtes de la Confédération nationale des directeurs d’achats (CFLP) qu’avec ceux des PMI de Markit.

Lire la suite…

Hausse de l’inflation alimentaire et énergétique, un mauvais casting pour les ménages français…

En février, l’indice des prix à la consommation est resté stable sur le mois, après un repli de 0,4 % en janvier. Au cours des douze derniers mois, l’inflation remonte légèrement, de 1,2 % à 1,3 %, alors que l’inflation sous-jacente reste inchangée à 0,7  %. La différence entre les deux mesures s’explique par une accélération des prix de l’énergie et de l’alimentation, de plus de 3 % l’an pour chacun des deux postes. Ces tendances pourraient expliquer la décélération, ou faiblesse persistante, des prix des services…

Lire la suite…

Un rebond désordonné de la production industrielle en zone euro en janvier et une Allemagne en panne…

Après une période particulièrement morose, la production industrielle s’est redressée de 1,4 % en zone euro en janvier ; une performance remarquable alors que la production allemande a, elle, chuté de 0,9 %. De fait, France, Italie et Espagne ont enregistré de fortes progressions de leur activité en début d’année avec des hausses mensuelles de respectivement 1,3 %, 1,7 % et 3,6 % de leur production hors construction par rapport au mois de décembre, particulièrement mauvais. Les détails statistiques ne suggèrent pas de changement lié à une impulsion spécifique d’un secteur en particulier mais plutôt des corrections là où les baisses avaient été les plus marquées en fin d’année dernière. Difficile de voir dans ces résultats l’amorce d’un mouvement convaincant quand, par ailleurs, les enquêtes auprès des industriels demeurent mal orientées et que l’Allemagne entame un troisième trimestre de récession industrielle. Au total, sur un an, la performance industrielle de la zone euro reste préoccupante pour la grande majorité des secteurs de l’activité.

Lire la suite…

BREXIT – fini de rire !

Le nouveau rejet de l’accord conclu par T. May et la CE par le Parlement britannique n’est guère surprenant, comme nous le suspections hier soir. Au fur et à mesure que la date fatidique se rapproche l’heure devient toutefois plus grave, avec une question lancinante : comment cette épopée peut-elle finir?
Le Parlement devrait se prononcer demain sur sa volonté de poursuivre sur la voie d’une sortie de l’UE sans accord. Le pronostic sur ce front est assez incertain mais on imagine que la probabilité d’un rejet soit raisonnablement forte.
 
Que se passe-t-il alors ? « Risk no deal or no BREXIT » T. May, ce soir avant le vote aux Communes.
 
Un nouveau référendum ou un nouveau vote pour négocier un délai supplémentaire, histoire de préparer ce grand saut dans le vide du Royaume-Uni ?
La deuxième option, reconnaissons-le, a peu de sens. Comme l’a exprimé JC Juncker, à quoi servirait un délai pour un no-deal ? La logique est implacable, quand sur le plan économique, on voit mal en quoi un délai de quelques mois, ou davantage, changerait quoi que ce soit au choc d’une sortie sans accord. T. May ne l’a d’ailleurs pas évoqué lors de l’introduction du vote aux Communes.

Lire la suite…

L’inflation américaine s’éloigne, un peu plus, de l’objectif de la FED…

L’inflation américaine de février déçoit, avec un nouveau repli des données « headline » et sous-jacentes à respectivement 1,5 % et 2,1 %, après 1,6 % et 2,2 % en janvier. Les détails du rapport sont médiocres, à même de peser sur les perspectives d’inflation, tant du consensus que de la FED, comme souligné par la forte réaction à la baisse des taux futurs américains.

Lire la suite…

Le cycle est mort, vive le cycle !

Des générations d’économistes ont planché sur l’origine des mécanismes cycliques des économies développées depuis la seconde guerre mondiale, en espérant trouver la recette miracle qui supprimerait l’instabilité récurrente que créaient les épisodes réguliers de récessions, sources de destruction de valeur, de pertes de revenus et de hausse du chômage. Pour les pionniers en la matière, cette cyclicité trouvait ses principales origines dans le cycle naturel de l’investissement industriel, de sorte qu’à la fin des années quatre-vingt, un courant de pensée a cru voir dans l’essor des activités de services un développement structurellement favorable à l’atténuation des cycles et, ainsi, à une plus grande stabilité économique. Jetée aux orties après la récession américaine de 1991, la première à avoir entrainé les services dans son sillage, cette théorie a laissé place à une autre analyse qui donnait à l’inflation la plus grande responsabilité dans l’existence des cycles de taux d’intérêt et, par là-même, à ceux de l’ensemble de la vie économique.

Étouffer l’inflation, éliminerait la première source d’instabilité économique pour le plus grand bénéfice de tous. La règle de Taylor, qui présida à l’action des politiques monétaires entre le milieu des années quatre-vingt-dix et 2010, voyait dans le degré d’utilisation des ressources le principal facteur d’inflation cyclique. Dès lors, en contraignant, par le jeu des taux d’intérêt, la croissance à son potentiel, les banques centrales juguleraient l’inflation et les cycles qui y sont rattachés…

De fait, l’inflation n’est plus et les cycles non plus ! Quant aux banques centrales elles semblent bien démunies pour les faire revenir. Il a fallu en arriver là pour comprendre à quel point leur influence a été surestimée ces trente dernières années.

Lire la suite…