Preview inflation US – Facture pétrolière, une digestion de plus en plus lourde

A plus de 70 dollars, les cours du pétrole menacent une nouvelle fois l’équilibre économique, à ceci près, qu’au contraire de ce qui s’est passé en 2017-2018, la remontée des cours du brut ne fait même plus vibrer le niveau des taux d’intérêt. De fait, ni marchés ni banquiers centraux ne semblent plus envisager que la hausse des prix de l’énergie puisse réveiller l’inflation. C’est en l’occurrence tout l’inverse que risquent d’illustrer les données américaines de cette semaine…

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La BCE et les banques : à l’impossible, nul n’est tenu

Avec la nette dégradation de l’environnement économique européen, la question d’une hausse de taux ne devrait pas être mise sur la table, si ce n’est, peut-être, pour annoncer un énième report. En revanche, le problème des taux négatifs, qui pèsent sur l’activité bancaire, se fait de plus en plus pressant et c’est sur ce plan que les annonces de la BCE sont attendues demain. Difficile, toutefois, de trouver des réponses convaincantes.

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Enigmes de l’industrie allemande

La production industrielle allemande a rebondi 0,7% en février : une surprise assurément bienvenue après les données calamiteuses sur les commandes. L’Allemagne ayant cette particularité d’inclure la construction dans les chiffres de production industrielle, la réalité manufacturière est quelque peu différente, avec une contraction de la production manufacturière de 0,2 % en février. Il n’en reste pas moins que le grand écart entre les données des commandes et celles de la production brouille les pistes. Qu’en penser ?

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Encore un peu de travail avant de revoir de l’inflation salariale aux Etats-Unis…

Le rapport sur l’emploi américain du mois de mars risque de ne pas suffire à lever les incertitudes sur les développements conjoncturels aux États-Unis. Légèrement supérieures aux attentes pour ce qui concerne le seul mois de mars, les 196 000 créations de postes annoncées ne compensent pas le manque à gagner du mois précédent qui, même révisé, reste très faible, à 33 K. Entre février et mars, l’emploi américain a ainsi progressé de 114,5 K par mois en moyenne, son plus faible niveau depuis septembre 2017 (post ouragans). Si le bon chiffre de janvier permet encore de sauver la mise trimestrielle, ce résultat a tout lieu de semer le doute sur la vigueur de l’économie américaine. Autre source de déception, la croissance des salaires piétine et se replie à 3,2 % l’an en mars, après avoir plafonné à 3,5 % ces derniers mois. Ce constat n’est guère satisfaisant pour une banque centrale dont l’objectif premier est aujourd’hui de restaurer des sous-jacents d’inflation plus solides. Il pourrait y avoir là de quoi préparer le terrain à un affaissement supplémentaire de la courbe des taux…

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Nouvelle claque pour les industriels allemands

L’industrie allemande a décidément du mouron à se faire avec la nouvelle déconvenue enregistrée ce matin : une chute de 4,2 % de ses commandes entre les mois de janvier et février. Malgré les alertes en provenance d’un certain nombre d’enquêtes, les PMI manufacturiers notamment, le chiffre est une douche froide. Après déjà deux trimestres consécutifs de contraction, l’industrie allemande est définitivement face à une sévère récession. Question : jusqu’où les services pourront-ils compenser ce manque à gagner ?

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BMG mars 2019 : Frémissements

Notre baromètre d’activité est inchangé en mars, à -0,3, après un chiffre révisé de -0,4 à -0.3 en février. Sauf le cas américain, l’environnement du climat des affaires s’améliore tandis que les indicateurs de consommation gagnent un peu de terrain. Notre baromètre de l’investissement reste très négatif, en revanche, la situation se stabilise en territoire neutre sur le front des exportations. Notre indicateur d’inflation est inchangé, à -0,8 depuis trois mois.

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L’inflation en zone euro à la hauteur de la situation conjoncturelle : en berne, malgré la hausse du pétrole

L’inflation de la zone euro s’est repliée à 1,4 % l’an en mars, après 1,5 %, en février. Alors que la contribution de l’énergie et de l’alimentation à la croissance annuelle des prix à la consommation s’est redressée, ce mouvement de reflux résulte exclusivement de l’intensification des pressions sur les prix sous-jacents ; une mauvaise nouvelle venue s’ajouter aux révisions à la baisse des PMI publiés aujourd’hui.

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Au cœur des déboires de l’industrie mondiale : les biens d’équipement et l’automobile

Les indicateurs avancés de l’activité manufacturière mondiale poursuivent désespérément leur déclin depuis l’automne dernier avec, ces derniers temps, des difficultés croissantes que relatent notamment l’écrasement des perspectives de prix des secteurs les plus impactés.

Au rythme où vont les choses, il faudrait peu de temps pour que cette situation industrielle déteigne un peu plus sur l’ensemble des perspectives de croissance et d’inflation. Deux secteurs d’activité sont particulièrement touchés : celui des biens d’équipement d’une part, celui de l’automobile de l’autre. Autrement dit, les deux poids lourds de l’industrie mondiale dont le pouvoir d’irradiation est, de loin, le plus important de par la diversité des entrants qu’ils intègrent et leur poids dans les échanges internationaux. Quel diagnostic établir sur la situation de chacun d’eux ?

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