CPI britannique: La BoE, patiente plus que faucon

A l’heure où les Banques centrales occidentales prennent toutes le chemin des baisses de taux en décembre, la Banque d’Angleterre pourrait bien faire exception et laisser ces derniers inchangés : après la forte progression des salaires publiée hier, l’inflation a, elle aussi, accéléré. Au mois de novembre, elle a atteint 2,6 % , contre 2,3 % en octobre et l’inflation sous-jacente, à 3,5 %, a augmenté de deux dixièmes. Légère remontée, également, pour les PPI, toujours en territoire négatif sur un an.
Pour autant, si la BoE a pris garde à ne pas brusquer son rythme de baisses de taux, ce n’est, sans doute, pas pour changer du tout au tout son diagnostic dès les premières données contrariantes. Il n’y a, d’ailleurs, pas vraiment de raison à cela.

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La BCE entre l’IFO, la Fed et la BoE… le danger de faire cavalier seul

Les retours en provenance de l’IFO allemand sont parmi les plus dégradés enregistrés depuis la fin de la pandémie. Que ce soit dans l’industrie, les services ou le commerce, les résultats de ce matin sont une douche froide après les espoirs de sortie de récession du début d’automne et un argument de plus pour que la BCE poursuive ses baisses de taux, voire accélère leur cadence début 2025. Reste que cette dernière n’est pas seule à bord et que ses marges de manœuvres pourraient être sacrément limitées par l’impact de ce que feront ou non les autres banques centrales sur le taux de change de l’euro. La Fed aura vraisemblablement du mal à baisser davantage le niveau des Fed Funds à partir du printemps si, comme les marchés l’anticipent, la politique de D. Trump est un succès, ce qui pourrait constituer une limite au potentiel de baisse des taux de la BCE. Plus proche, la Banque d’Angleterre n’est pas non plus sans influence sur les décisions de la Banque centrale européenne. Car, si l’euro s’est sensiblement affaibli vis-à-vis du billet vert, il n’est guère plus robuste à l’égard de la livre, face à laquelle il s’échange aujourd’hui à 0,8259, un plus bas depuis le référendum en faveur du Brexit de 2016. L’accélération des salaires au Royaume-Uni, en risquant de fermer la porte à une baisse des taux de la BoE cette semaine, a poussé le taux de change de l’euro-livre un peu plus bas ce matin, au grand dam des perspectives, décidément malmenées, de baisses des taux de la BCE (voir notre dernier postview).

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Données chinoises et PMI : morne fin d’année pour la conjoncture mondiale

La conjoncture mondiale manque toujours cruellement d’impulsion en cette fin d’année. En Chine, les ventes de détail ralentissent, l’investissement privé continue de se contracter et les données de valeur ajoutée piétinent. La faiblesse du secteur manufacturier se retrouve, dans la plupart des pays selon les PMI de S&P publiés ce matin. Dès lors, les quelques maigres signaux favorables en provenance des services passent plutôt au second plan. Les effets du rattrapage post-covid et du reflux de l’inflation principalement dépassés, les sources de soutien de la demande de services se tarissent et les chances que le tertiaire compense les effets négatifs de l’industrie sur la croissance se réduisent…

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Commandes allemandes : fragile soutien international, déprime domestique

Les commandes allemandes sont ressorties en recul de 1,5 % sur un mois en octobre, après une hausse de 7,2 % en septembre en raison, toujours, des fluctuations des ordres « majeurs ». Elles n’en ont, pas moins, affiché une nette hausse sur un an, de 5,8 %. Un satisfecit sur le court terme, a priori, de bonne augure, pour l’activité, en attendant les chiffres de production de demain.
En revanche, les données en présence font le grand écart entre des ordres étrangers toujours soutenus, en hausse de 0,8 % après 9,3 % en septembre et des commandes domestiques, en baisse de 5,3 %, au plus bas depuis la crise covid. L’amélioration de la consommation, qui a fait les premiers éléments de la reprise cet été, est déjà menacée.

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L’ADP et les ISM offrent une nouvelle cartouche à la Fed

Les indicateurs américains, ADP et ISM, publiés aujourd’hui ne sont remarquables que par leur inertie. Ils ne changent pas le diagnostic en présence d’une activité relativement robuste et d’une inflation trop élevée. En revanche, ils coupent court à un risque de surchauffe qui obligerait la Fed à une vote-face dès sa réunion de décembre.

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BMG novembre 2024 – La conjoncture mondiale ne tient qu’à un fil

Notre BMG s’établit à -0,1 en novembre, après 0,2 en octobre, inchangé par rapport à la première estimation. Le résultat aurait été bien plus négatif sans le commerce extérieur, seule composante en zone très positive, au vu de la dégradation d’ampleur sur tous les autres fronts: climat des affaires et production industrielle, consommation et investissement, tous en territoire négatif. A rebours des mois précédents, l’Asie maintient le baromètre à flot, face à la détérioration américaine, européenne et, surtout, britannique. Notre baromètre de l’inflation persiste en territoire négatif, à -0,5.

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ISM et PMI américains convergent à la hausse, pour le grand bonheur de la Chine ?

La confiance dans l’économie américaine, cela ne fait plus de doute, redécolle. C’est du moins les messages clairs, simultanément, renvoyés par les enquêtes ISM et PMI que ce soit dans les services ou, aujourd’hui, dans l’industrie manufacturière. Certes cette dernière n’est pas tout à fait sortie de l’auberge à en juger par l’analyse de S&P qui note un écart inédit entre les perspectives et la production constatée. D. trump semble donc rassurer les industriels américains. N’en déplaise à J. Powell, la croissance américaine, déjà soutenue, ne montre guère de signes de ralentissement mais plutôt l’inverse. Poursuivre la détente des conditions monétaires dans de telles conditions, va devenir bien compliqué, même si, pour l’instant, l’inflation est encore acceptable. Les prix payés par l’industrie se seraient d’ailleurs stabilisés en novembre selon l’ISM, avec un indice en repli de 4,5 points, à 50,3.

Un peu comme dit le dicton pour le bâtiment, c’est un peu, du coup, comme si « quand l’économie américaine va, tout va ».  Même avec D. Trump bientôt aux manettes et les menaces qui l’accompagnent, les indices boursiers européens saluent la confiance retrouvée des entreprises américaines, après déjà la bonne nouvelle de ce matin d’un PMI chinois de Caixin en hausse de 1,2 point, à 51,5, niveau qu’il n’avait plus vu depuis juin.

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L’inflation allemande, au milieu du gué, n’est plus une entrave pour la BCE

 Après sa forte hausse d’octobre, l’inflation allemande a affiché une certaine accalmie en novembre. Malgré une augmentation de deux dixièmes, à 2,2 % de l’indice total et d’un dixième de sa composante sous-jacente, à 3 %, sa mesure harmonisée est restée stable, à 2,4% par rapport au mois dernier et l’inflation dans les services n’a pas évolué, à 4 %.

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