PIB et emploi américains : J. Powell moins libre qu’il ne le pense…

À 1,9 %, la première estimation de la croissance américaine est au-dessus des attentes (1,6 %), offrant a priori peu d’arguments à la FED pour défendre une nouvelle baisse des taux directeurs qui devrait être annoncée ce soir. Dans un tel cas de figure, c’est plutôt un discours relativement ferme sur son intention de stopper l’exercice d’assouplissement monétaire qui pourrait être attendu. A y regarder de plus près, pourtant, les données américaines sont beaucoup moins réconfortantes. Les détails du PIB du troisième trimestre portent de plus en plus les stigmates d’une fin de cycle, une conclusion que ne remettent à l’évidence pas en cause les données de l’ADP après de sérieuses révisions apportées sur les six derniers mois. Conséquence de tout cela, les anticipations d’une nouvelle baisse des taux des Fed Funds en décembre sont remontées de 17 % hier à plus de 26 % aujourd’hui ! Dans de telles conditions, J. Powell devra faire état d’une prudence renouvelée…

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Japon, c’est encore plus grave qu’imaginé !

La hausse des taxes à la consommation de 8 % à 10 % au Japon début octobre devait se traduire par une envolée des prix susceptible de fragiliser les consommateurs… Rien de cela. À en juger par les données de la région de Tokyo, la déflation est tellement prégnante que même une remontée des taxes ne filtre pas les rouages de la formation des prix : preuve s’il en est de la fragilité de la demande, les entreprises ont intégralement absorbé ce surcoût. Les perspectives de consommation en sont-elles meilleures ?

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Croissance française, sursis ou approfondissement ?

L’économie française continue de bien s’en tirer, avec une croissance du PIB réel de 0,3 % au troisième trimestre, identique à celle du deuxième trimestre et supérieure aux attentes qui tablaient plutôt sur 0,2 %. Au cours de l’année écoulée, l’économie française aura donc progressé de 1,3 %, un rythme légèrement moindre qu’au deuxième trimestre mais toutefois encore très satisfaisant par rapport à l’écrasement de la croissance observé chez ses voisins immédiats, Allemagne et Italie notamment. Cette résistance peut-elle perdurer ? C’est à n’en pas douter dans l’idée d’apporter des réponses à cette question que seront scrutées les données de ce matin. Pas sûr que les éléments du PIB du troisième trimestre soient aussi probants qu’ils n’y paraissent à première vue…

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L’industrie française bien partie pour suivre l’allemande, à en juger par l’enquête INSEE

Sans être, pour l’instant, catastrophiques, les chiffres INSEE du climat des affaires constituent une première alerte sur l’état de l’économie française, avec un manufacturier sous la moyenne de long terme pour la première fois depuis quatre ans et demi. Après avoir résisté, notamment grâce au soutien de l’aéronautique aux exportations, l’industrie française semble s’engager, avec retard, sur la voie tracée par son voisin allemand. Une évolution qui pourrait finir par fragiliser les services.

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Brexit, ‘not yet’ ; gardons-nous de tirer des plans sur la comète

Trois ans et demi se sont écoulés depuis le référendum qui ouvrit le début de l’épopée d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE. Plus de trois années au cours desquelles le dossier semble n’avoir fait que se complexifier pour être aujourd’hui dans l’incapacité d’aboutir dans des conditions satisfaisantes pour les différentes parties engagées. Politiques, économistes, chefs d’entreprises et citoyens européens, tous ont aujourd’hui envie d’en finir, au risque d’accepter des compromis que seule l’usure pourrait justifier.

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La vie en rose et en bulle…

Décidément, les marchés en veulent et les récents développements ne les découragent pas. Après le pré-accord sino-américain de vendredi dernier, le dossier britannique évolue lui aussi vers un possible accord de dernière minute qui permettrait d’échapper au scénario d’un Brexit sans accord. Les deux sujets de préoccupation majeure des marchés seraient donc en passe d’être réglés et les menaces écartées ce qui s’est soldé sur les bourses occidentales par un retour sur leurs sommets récents, voire davantage. Disproportionnée, la réaction des marchés l’est incontestablement selon notre analyse. C’est néanmoins le propre des bulles que de prendre à contre-pied l’analyse fondamentale. Comment envisager dès lors le proche futur ?

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Les secteurs clés de l’industrie allemande replongent en octobre selon le ZEW

La remontée des perspectives du ZEW du mois dernier avait fait espérer que la très mauvaise passe de l’économie allemande puisse être contenue dans le temps. A contrario, les résultats d’octobre, avec la stagnation de cet indicateur avancé et la nouvelle baisse des conditions courantes à un plus bas depuis avril 2010, n’augurent rien de bon. Surtout, les grands secteurs exportateurs, automobile et mécanique, rechutent.

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