Le juste prix du rattrapage du CAC 40 dépasserait allègrement les 9000 points

2025, année de surperformance quasi-inédite des valeurs européennes par rapport aux américaines, s’est aussi caractérisée par une dispersion hors norme des plus grands indices de la zone euro, de deux à trois fois supérieure à celle observée en moyenne au cours du quart de siècle écoulé.

La surperformance exceptionnelle de l’indice espagnol comparée aux indices français et néerlandais explique en grande partie ce résultat. En 2025, l’IBEX s’est adjugé une envolée de 49 %, deuxième plus forte hausse après le Kospi sud-coréen des principaux indices mondiaux. Le MIB italien a, quant à lui, terminé l’année dernière sur une progression de 32 %, très loin devant les 8 % et 10 % de hausses respectives de l’AEX néerlandais et du CAC 40, voire des 20 % du Dax. La structure très concentrée de l’AEX sur des segments peu porteurs l’an dernier et la crise politique française expliquent dans une très large mesure ces écarts avec les pays du sud de l’Europe portés par l’écrasement des spreads de taux d’intérêt avec l’Allemagne et, dans le cas espagnol, des résultats économiques très supérieurs au reste de l’UEM.

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L’inflation décroche en Allemagne et baisse à 0,7 % en France. La BCE peut-elle réagir ?

Les retours en provenance des enquêtes avaient signalé de moindres tensions inflationnistes ces derniers temps en Allemagne. Les données préliminaires du mois de décembre vont au-delà des espoirs avec une chute de six dixièmes du taux d’inflation harmonisé de la première économie de l’union monétaire, de 2,6 % à 2 % entre novembre et décembre. Avec une inflation toujours plus faible en France, publiée plus tôt ce matin en repli, de 0,8 % en novembre à 0,7 % en fin d’année, la BCE finira-t-elle par reconsidérer sa posture ? Les appels en ce sens se sont multipliés parmi les économistes ces derniers temps et le contexte international en présence justifierait, à plus d’un titre, une inflexion de la politique monétaire. Avec des taux directeurs à 2 %, passer ce cap signifierait que la BCE soit prête à envisager d’aller potentiellement beaucoup plus loin courant 2026, une fois J. Powell, vraisemblablement, remplacé par un acteur beaucoup plus laxiste. La BCE mettra, sans doute, au mieux, du temps avant de passer ce cap.

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France-Allemagne, l’écart industriel se creuse davantage

En hausse de 1,9 % en septembre, la production manufacturière allemande offre quelques signes d’amélioration ce matin. A ce stade, néanmoins, ces résultats sont loin de compenser les pertes récentes, en particulier celle du mois d’août au cours duquel l’activité manufacturière s’était contractée de 4,7 %. Les commandes, bien que stabilisées, ne promettent pas, non plus, de reprise imminente de la production, laissant place à un diagnostic toujours très mitigé sur les perspectives industrielles Outre-Rhin. Le contraste avec les retours en provenance de l’Hexagone sont de fait saisissants. En septembre, la production manufacturière française s’est, en effet, améliorée de 0,9 %, ce qui, malgré sa contraction du mois précédent, porte à 2,4 % sa hausse en trois mois…

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L’industrie française frémit, les services et la construction s’engluent… un bilan mitigé

L’indicateur INSEE de confiance dans l’industrie est remonté au-dessus de sa moyenne de long terme, à 101 points ce mois-ci, son plus haut niveau depuis mars 2024, grâce à une nette amélioration des carnets de commandes des secteurs les plus exposés au programme de relance militaire. Déjà notable le mois dernier, la hausse des perspectives de production prend, par ailleurs, plus d’envergure, entraînant dans son sillage la plupart des secteurs industriels d’importance, de l’auto aux autres industries de transport, dont l’aéronautique, les biens d’équipement, la chimie et le papier. L’ensemble est incontestablement plus convaincant d’une amélioration du climat des affaires industriel en France.

 

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L’industrie française frémit, les services et la construction s’engluent… un bilan mitigé

L’indicateur INSEE de confiance dans l’industrie est remonté au dessus de sa moyenne de long terme, à 101 points ce mois-ci, son plus haut niveau depuis mars 2024, grâce à une nette amélioration des carnets de commandes des secteurs les plus exposés au programme de relance militaire. Déjà notable le mois dernier, la hausse des perspectives de production prend, par ailleurs, plus d’envergure, entraînant dans son sillage la plupart des secteurs industriels d’importance, de l’auto aux autres industries de transport, dont l’aéronautique, les biens d’équipement, la chimie et le papier. L’ensemble est incontestablement plus convaincant d’une amélioration du climat des affaires industriel en France.

A contrario, la contruction et les services sont un peu plus à la peine. Sans doute plus sensibles à la détérioration du contexte politique, ces activités fléchissent, avec de franches détériorations dans la plupart des segments des services…

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Le rebond du PIB de la zone euro laisse la France de côté

En zone euro, le PIB réel du premier trimestre a progressé de 0,4 %, après 0,2 % en fin d’année dernière, en nette amélioration donc quand bien même ces données sont biaisées par la contribution exceptionnelle de l’Irlande sans laquelle la croissance a atteint 0,2 %, après 0,1 %. Quoi qu’il en soit, l’UEM commence l’année avec un acquis de 0,8 %, égal à la croissance de l’ensemble de l’année dernière, quand bien même les prochains trimestres s’annoncent difficiles en raison des répercussions de la guerre commerciale américaine.
Parmi les principaux pays, l’Allemagne récupère 0,2 % de croissance, après une contraction de même ampleur. Selon DESTATIS, la consommation des ménages et l’investissement expliqueraient cette amélioration.  La croissance italienne a accéléré, à 0,3 % après 0,4 %, tandis que le PIB espagnol a ralenti, avec une hausse de 0,6 %, contre 0,7 % fin 2024.

Au milieu de ce tableau, plutôt bienvenu, la France fait figure d’exception, avec une croissance minimale, de 0,1 % après une baisse de même ampleur au dernier trimestre 2024. Surtout, les stocks ont contribué à hauteur de 0,5 point à la hausse du premier trimestre, de sorte que sans ces derniers, le PIB ressort en baisse de -0,4 %, sa plus mauvaise performance depuis quatre ans.

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Résistance bienvenue pour les enquêtes INSEE et IFO

Après les PMI, plutôt corrects au vu des inquiétudes en présence, les retours des enquêtes INSEE et IFO d’avril sont encore meilleurs, avec des indicateurs stables, bien que toujours faibles, à respectivement 96 et 87. Si les niveaux en présence témoignent, toujours, d’une conjoncture morose, cette dernière ne s’est pas dégradée depuis l’emballement de la guerre commerciale. Comme pour les enquêtes S&P, les climats des affaires manufacturiers, notamment, semblent préservés. Les retours sur le plan des services sont en phase avec ceux de mars. A contrario, les consommateurs ne sont pas à la fête, le commerce de détail est le plus touché, des deux côtés du Rhin.
Le risque de dégradations plus nettes dans les mois à venir est, évidemment, présent. Cependant, même sur ce point, les perspectives vont plutôt dans le bon sens…

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PIB français : l’effet glaciation de la crise politique

Attendu stable par l’INSEE et la Banque de France, après une hausse de 0,4 % à l’été, le PIB français s’est finalement contracté de 0,1 % au dernier trimestre 2024, en raison d’une contribution négative d’un dixième des variations de stocks et de deux dixièmes du commerce extérieur. Au final, sur l’ensemble de l’année, la révision à la hausse du deuxième trimestre a permis de sauvegarder une croissance moyenne de 1,1 %. L’impact négatif de la crise politique ne fait aucun doute sur l’origine des mauvais chiffres de fin d’année. L’économie française s’est littéralement figée au dernier trimestre, suspendue aux résultats de négociations budgétaires tumultueuses, assorties de menaces d’austérité, et victime des pénalités additionnelles en provenance d’une économie allemande en récession et du contrecoup des JO. L’ensemble est toutefois moins mauvais que redouté, en particulier sur le front de la consommation des ménages sur laquelle la désinflation produit quelques effets salvateurs, ainsi que souligné par ailleurs par les données mensuelles d’achats de biens. Le budget en discussion permettra-t-il de préserver cet atout ? C’est toute la question.

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