Les commandes allemandes flanchent et devraient calmer les faucons à la BCE

Les commandes avaient constitué jusqu’ici les rares signaux positifs en provenance de l’industrie allemande, continuant de progresser fortement jusqu’en juillet, au contraire de la production. Leur tendance s’est inversée depuis avec successivement un repli de quasiment 9 % en août, un léger rebond de 1,3 % en septembre et une nouvelle forte chute de 6,9 % en octobre. Si ce chiffre s’explique en partie par des éléments considérés comme exceptionnels par l’institut allemand, il n’en souligne pas moins l’extrême détérioration de la situation outre-Rhin, une tendance qui n’est pas prête de s’inverser sous peu à en juger par le contexte en présence, même si la production attendue demain pourrait rebondir temporairement.

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Des deux côtés du Rhin, l’industrie s’enlise

En septembre, la production manufacturière a reculé de 1,4 % en France et de 1,5 % Outre-Rhin, un chiffre d’autant plus mauvais dans ce dernier cas que l’industrie allemande avait déjà connu une baisse de plus de 4 % de son activité en août. Par rapport à décembre 2019, les retards sont de 4 % pour l’Hexagone et 8 % pour l’Allemagne. Encore une fois l’automobile est pointée du doigt. En France la production de matériel de transports s’est effondrée de plus de 8 % après, déjà, un repli de 1,4 % en août. Pour autant, résumer la problématique industrielle européenne à celle de l’automobile serait une erreur : la production y a d’ailleurs augmenté le mois dernier en Allemagne, malgré un niveau toujours très bas. Les récents reculs de l’activité concernent en réalité une proportion beaucoup plus large de secteurs et renvoient l’image d’une industrie en perdition de l’un des piliers manufacturiers mondiaux. L’économie française pourra difficilement être épargnée par les effets nocifs de propagation des difficultés de son principal partenaire.

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Après les PMI, l’IFO plombe encore un peu plus le diagnostic allemand

La quasi-totalité des indicateurs de l’IFO publiés ce matin pour le mois d’octobre reculent, le climat des affaires composite, notamment, perd un peu plus d’un point pour s’établir à 97,7. Les indicateurs de conditions courantes limitent, en général, la casse, voire rebondissent très légèrement dans le cas des services. Pour ce qui est des perspectives, en revanche, l’addition est plus salée : -2 points et un plus bas depuis février pour l’économie dans son ensemble et, surtout, -4 points et un plus bas depuis juin 2020 pour le solde manufacturier. En dehors de la construction, qui poursuit sa reprise, la conjoncture allemande semble marquer un nouveau temps d’arrêt, conformément au diagnostic des PMI publiés vendredi.

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En Allemagne, l’inflation pourrait trouver de nouveaux carburants, plus explosifs

Les prix à la consommation allemands (harmonisés ou non), sont confirmés en hausse de 4,1 % sur 12 mois en septembre, une évolution qui, on le sait, s’explique principalement par les effets de base liés aux baisses de taxes du dernier semestre de l’an dernier et par les évolutions des prix du pétrole, faibles en 2020, en forte hausse en 2021 . De cet état de fait découlent deux constats. Le premier concerne l’aspect temporaire de la plupart des facteurs d’inflation mesurés jusqu’ici : toutes choses égales par ailleurs, l’inflation devrait reculer l’an prochain. Le second concerne les développements récents, sur le front de l’approvisionnement ou des prix des matières premières, notamment du gaz. Pour l’heure, leur effet sur l’inflation totale demeure limité. En revanche, les prix à la production ont d’ores et déjà franchement accéléré, à 12 % sur un an en août. De quoi faire redouter une transmission aux prix payés par les consommateurs, ou un approfondissement de la crise industrielle.

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L’industrie allemande décroche, le scénario de croissance 2021 ne résistera pas

La chute de presque 8 % des commandes annoncée hier nous avait mis sur la voie, même si des écarts au mois le mois entre les deux séries peuvent parfois être importants. Toujours est-il que le rapport sur la production industrielle allemande est calamiteux avec une contraction de 4 % de l’activité dans son ensemble et de 4,6 % pour la seule partie manufacturière en août. L’acquis pour le troisième trimestre se contracte en conséquence de 2,5 %, un signal de bien mauvais augure pour la croissance du PIB. A des lustres de ce que laissait anticiper l’amélioration du contexte sanitaire, ces résultats mettent de plus en plus à mal les perspectives du consensus et plus encore celles du gouvernement sur la croissance allemande pour cette année. Il faut donc s’attendre à de fortes révisions à la baisse dans les semaines à venir et celles-ci ne laisseront vraisemblablement pas le scénario 2022 indemne.

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Normalisation des commandes allemandes en août

Les commandes à l’industrie allemande ont baissé de 7,7 % en août, après une hausse de 4,9 % en juillet et de 4,6 % en juin. Un tel recul n’est pas surprenant. Les deux mois précédents avaient été soutenus par des secteurs bien peu représentatifs du noyau dur de l’activité, tels que la pharmacie ou la navigation. Le rapport de ce matin est, de fait, plus en phase avec la réalité industrielle, dont la production est en perte de 2 % depuis le début de l’année.

 

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La croissance allemande en ballotage défavorable

Contrairement aux autres pays européens, qui connaitront, a priori, une croissance automatiquement 2021 forte du fait d’acquis très importants en fin d’année dernière, l’Allemagne devra enregistrer une accélération notable de son PIB aux troisième et quatrième trimestres, pour se conformer aux prévisions de croissance du consensus, autour de 3,5 %. Tel n’est pas, cependant, le chemin pris par la première économie de la zone euro. Alors que la production industrielle est en repli de 3,5 % depuis décembre 2020, les indicateurs du climat des affaires publiés ces dernières temps préfigurent tous un nouveau ralentissement de l’activité, doublement heurtée par les difficultés industrielles et la recrudescence de l’épidémie de Covid. L’indicateur IFO est retombé de 100,7 à 99,4 ce mois-ci, sous l’effet d’une nouvelle baisse significative des perspectives que ne peut compenser la très légère amélioration de l’opinion sur les conditions courantes. Voilà qui annonce un troisième trimestre en demi-teinte peu compatible avec les prévisions en présence.

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