Sans hausse des taux, la remontée de l’inflation deviendra nocive aux bancaires

Sans surprise, l’inflation en zone euro a de nouveau gagné du terrain en janvier, à 1,8 % l’an après 1,1 % en décembre. Si l’effet pétrole reste indiscutablement l’explication première de l’accélération de l’inflation de ces derniers mois, le contexte se modifie progressivement, dans un contexte conjoncturel, plus propice. Favorable au secteur bancaire au cours des dernières semaines de l’année dernière, ce changement de contexte inflationniste ne porte plus ses fruits depuis janvier, les valeurs du secteur ayant au mieux stagné ces dernières semaines, voire nettement reflué comme c’est le cas en France, après toutefois une très belle performance au second semestre 2016.  Lire la suite…

FED et BCE, pourquoi une telle frilosité ?

Inutile de tergiverser. Janet Yellen peut avoir toutes les bonnes raisons de redouter les développements à venir, elle manque bougrement d’arguments pour ne pas relever le niveau de ses taux directeurs en mars. La situation de Mario Draghi n’est guère différente, ce dernier ne disposant plus que de la souplesse que lui autorise le caractère somme toute relativement récent de l’élimination des risques extrêmes pour différer un changement de cap de plus en plus difficile à éviter. Pourquoi, dès lors, tant d’hésitation ou de frilosité ?

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Janet yellen, nettement plus offensive, promet une nouvelle hausse des taux de la FED dès mars

Le communiqué du dernier FOMC de janvier avait surpris par son ton particulièrement réservé sur la situation américaine et avait renforcé les anticipations des marchés sur la faible probabilité d’un nouveau mouvement en mars. Janet Yellen vient de prendre le contre-pied de cette communication incompréhensible (voir à ce sujet « La FED tétanisée par D. Trump ? ») à l’occasion de son intervention bi-annuelle devant le congrès.

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Secteur bancaire : la ritournelle procyclique de la réglementation face aux vents contraires

La volonté du président D. Trump de débrider le secteur bancaire des contraintes de la réglementation financière renforcée mise en place depuis 2010 aux États-Unis pose bien des questions. Perçu par certains comme absolument nécessaire pour redonner au secteur bancaire son entière capacité à soutenir l’activité, ce retour en arrière sur les mesures de prévention adoptées après la crise des subprime fait redouter à de nombreux observateurs une nouvelle frénésie de crédit, porteuse, in fine, d’instabilité financière.

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Flegme britannique grandeur nature… mais bientôt mis à l’épreuve

Bluffés par la bonne résistance de l’économie britannique au vote du 23 juin et convaincus que le processus de sortie de l’UE prendra des années avant de se concrétiser, les observateurs n’ont guère réagi à la victoire de T. May à la Chambre des Communes et à la perspective d’un enclenchement effectif de plus en plus vraisemblable de l’article 50 d’ici fin mars. La livre Sterling s’est d’ailleurs légèrement raffermie ces derniers jours, laissant envisager que le pire puisse être dépassé pour la devise britannique.  Lire la suite…

La FED tétanisée par D. Trump ?

La question se pose immanquablement à en juger par le communiqué publié aujourd’hui. Comme nous le suspections hier, la FED n’a pas apporté de changement fondamental à sa communication. Ses commentaires sur l’activité sont réservés, tout comme ceux sur l’inflation, et dans l’ensemble, bien éloignés du diagnostic d’une économie en ré accélération que suggèrent les indicateurs récents ; un peu comme si la FED avait arrêté de regarder les statistiques économiques ces derniers temps, en l’occurrence depuis le 8 novembre?

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Le grand embarras de la FED, le bonheur du Dow Jones et celui des cours de l’or

Comment la FED va-t-elle se sortir de l’ornière dans laquelle elle se trouve ? Le risque d’un changement impromptu de sa politique dès demain est assez faible, sa communication récente n’ayant donné aucun signal avant-coureur d’un tel revirement depuis la publication des minutes du comité du mois de décembre dans lesquelles elle était apparue des plus réservées quant aux perspectives américaines. Pour autant, indicateurs économiques et inflation auraient de quoi l’inciter à un modifier son approche. Lire la suite…

BMG janvier 2017 – Des marchés réservés face à l’embellie économique

  • En janvier, notre indicateur global d’activité progresse à +0,5 sous les effets combinés d’une nette embellie du climat des affaires et de la production, de l’amélioration de l’investissement et des exportations. L’indice de consommation reflue légèrement, en revanche.
  • Notre indicateur d’inflation a quasiment doublé, dopé par la remontée de toutes ses composantes (prix de détail et de production, pétrole et surprise inflationniste).

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