BMG septembre 2017 – Les consommateurs de plus en plus à l’écart de la reprise

Notre indicateur d’activité reste inchangé en septembre, en territoire très légèrement positif, à 0,1 point.

Alors que le contexte à l’exportation se ressaisit, apparaissant ainsi plus cohérent avec les tendances toujours très favorables de l’investissement, l’environnement des consommateurs s’est à nouveau nettement détérioré ce dernier mois. Notre indicateur d’inflation continue à se redresser, à 0,6 points pour le deuxième mois consécutif, la zone euro en tête de peloton.

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Conundrum des taux longs, vraiment?

La confirmation par la FED de l’enclenchement de la réduction de son bilan à partir d’octobre n’a guère ému les marchés. Pas plus, d’ailleurs, que ses projections suggérant une nouvelle hausse du taux des Fed funds d’ici la fin de l’année. Les réactions ont été minimales, en effet ; à peine 3 points de base de hausse des taux à 2 ans et de moins de 5 pb pour les taux à 10 et 30 ans. Cette inertie des taux à terme est assurément contrariante alors que les données économiques sont de plus en plus encourageantes. Comment expliquer ce paradoxe et qu’en déduire pour les mois à venir ? Lire la suite…

FOMC – une connotation globalement plus restrictive qu’attendu

La confiance affichée par Janet Yellen sur la conjoncture américaine a pris le pas sur l’inconfort dont elle témoignait jusqu’alors à l’égard du bas niveau persistant d’inflation. La perspective d’une nouvelle hausse des taux des Fed funds en décembre constitue l’élément de surprise du FOMC du mois de septembre.

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Inflation, les européens sur le qui-vive. La FED viendra-t-elle calmer le jeu ?

Impatientes de reprendre la voie d’une normalisation de leurs politiques monétaires, les banques centrales vont-elles sauter sur l’occasion de résultats d’inflation un brin mieux orientés en août ? La tentation est palpable. Mark Carney, le Président de la Banque d’Angleterre, se dit dans les starting blocks tandis que de Jens Weidmann, président de la Bundesbank, plaide pour un arrêt du programme d’achats d’actifs de la BCE. La FED viendra-t-elle ajouter de l’huile sur le feu mercredi prochain, comme le suggèrent les anticipations des marchés ou, au contraire, calmer le jeu ? La deuxième option reste, à nos yeux, la plus probable.

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Les consommateurs sur le bas-côté de la reprise. Pour combien de temps ?

Amélioration du climat des affaires, reprise de l’investissement industriel, réveil des échanges mondiaux, la conjoncture internationale a retrouvé un air de printemps ces derniers mois, incitant nombre d’économistes à revoir à la hausse leurs prévisions, notamment pour la zone euro. Manque pourtant à ce panorama des résultats patents en provenance des consommateurs qui, à de rares exception près, ont manqué à l’appel ces derniers temps. Retard ponctuel ou caractéristique durable ? C’est principalement de la réponse à cette question que dépend la tonalité du scénario européen pour l’an prochain. Lire la suite…

La faiblesse du dollar, une explication fragile de la surperformance des indices émergents

Depuis le début de l’année, l’indice MSCI des bourses émergentes a progressé de 25 %, flirtant aujourd’hui avec son niveau d’août 2014, après deux années calamiteuses au cours desquelles il avait perdu jusqu’à 30 % de sa valeur. Souvent attribuée aux effets bénéfiques de la baisse du dollar, cette performance a toutefois avoir des origines bien plus complexes.

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Double carton pour M. Draghi

L’exercice était forcément complexe pour le président de la BCE, Mario Draghi, aujourd’hui.

Il lui fallait tout à la fois :

  • prendre acte de l’amélioration des indicateurs conjoncturels récents et communiquer sur des prévisions de croissance, forcément, revues à la hausse (à 2,2% pour 2017)
  • stopper la dépression des rendements obligataires de ces dernières semaines, dont la direction est clairement contraire à ses souhaits ; après avoir réussi à faire remonter les taux longs en début de conférence, le président de la BCE semble avoir échoué sur ce point, tant il s’est montré réservé quant à l’éventualité d’un changement envisageable de sa politique monétaire à horizon prévisible.
  • prévenir toute accélération du mouvement de hausse de l’euro ; l’échec est là total, le diagnostic rassurant sur les perspectives conjoncturelles de la zone euro semblant largement l’emporter sur les marchés des changes, tandis que Mario Draghi a continué à mentionner un ajustement à venir de la politique de la BCE , courant 2018 quand bien même il s’est bien gardé de quelconques précisions sur l’agenda envisagé. Résultat, bien qu’ayant souligné la vigilance de la BCE à l’égard du taux de change, dorénavant tout aussi déterminant que la croissance et l’inflation dans l’orientation à venir de la politique monétaire, l’euro est repassé au-dessus de 1,20 USD et frôle les 131 JPY.

En d’autres termes, bien qu’incontestablement « dovish », en particulier en comparaison de sa posture de début d’été, le Président de la BCE ne semble guère avoir les moyens de s’opposer aux pressions haussières de l’euro. La balle repart, dès lors du côté américain…

 

Véronique Riches-Flores

contact@richesflores.com

BMG août 2017 – L’investissement toujours mais rien que l’investissement…

Notre indicateur d’activité reflue en août à 0,1 après un sursaut à 0.5 en juillet. La dégradation généralisée des chiffres du commerce extérieur et l’arrêt de l’amélioration du climat des affaires expliquent ce résultat malgré un léger mieux du côté de la consommation aux Etats-Unis et au Japon et, toujours, de très bons résultats en provenance de  l’investissement. La désynchronisation persistante des tendances entre l’investissement, d’une part, et le commerce extérieur ou la production industrielle, de l’autre, n’est pas typique et finit par interroger sur la durabilité du rebond de l’investissement.

Nos indicateurs régionaux d’inflation cèdent un peu de terrain à l’exception du cas de la zone euro en forte progression.

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