L’économie chinoise tient le coup, voire davantage, en mai…

Les données chinoises du mois de mai sont agréablement surprenantes. Ainsi, la croissance de la production industrielle a, certes, ralenti sur douze mois, mais les données mensuelles sont nettement plus engageantes. La Chine a compensé la forte baisse de ses exportations à destination des Etats-Unis par de solides ventes vers d’autres régions, échappant, ainsi, aux conséquences redoutées de la guerre commerciale sur son activité manufacturière.
Mais c’est surtout les retours domestiques que nous viennent les bonnes nouvelles, avec une multiplication des signes encourageants en provenance des consommateurs. Les ventes de détail, notamment, retrouvent une dynamique qu’elles n’avaient pas eu depuis longtemps… De quoi sans doute conduire à une révision à la hausse du consensus sur la croissance de l’Empire du Milieu pour cette année, si jamais les négociations commerciales se déroulent comme promis…

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La Fed sous pression après les données d’inflation du jour

L’inflation américaine est restée à peu près stable en mai, à 2,4% et 2,8 % pour sa composante sous-jacente. Sur un mois, la hausse des prix n’a pas excédé 0,1% dans les deux cas, malgré les droits de douane et la baisse du dollar. Plus le temps passe, plus l’inflation défie les prévisions et moins les réticences de la Fed à baisser ses taux semblent justifiées. La désinflation de ces derniers mois a, en effet, pour contrepartie d’avoir fait remonter les taux réels des Fed Funds de 1,5 % en janvier dernier à 2,1 %, un resserrement de facto des conditions monétaires peu justifié au regard de la conjoncture en présence.

Il va devenir difficile à la Fed de ne pas acter de ce changement de situation, au risque d’être prise en défaut à terme, en cas de tensions retardées sur les prix des importations, fonction notamment de l’issue des tractations en cours avec la Chine, ou de reprise de l’activité.

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L’emploi américain, pas assez mauvais pour presser la Fed

Plutôt médiocres, les créations nettes d’emplois aux Etats-Unis ont ralenti au rythme de 139 K en mai, après 147 K en avril. A noter que les révisions à la baisse opérées depuis le début d’année ont retiré 125 K postes sur quatre mois par rapport aux chiffres initiaux. Pas impossible qu’il en soit, d’ailleurs, de même en mai, au vu des divergences inhabituelles avec les données de l’ADP, beaucoup plus dégradées que celles du rapport officiel.
Dans le détail, les loisirs, les Etats fédérés et l’éducation/santé, ont concentré la quasi-totalité des créations de postes en mai. Les pertes affectent en revanche cinq secteurs, parmi lesquels les activités minières, manufacturières, le commerce de détail, les services professionnels et l’Etat fédéral, victime des coupes du DOGE pour le quatrième mois consécutif. Au total, l’image d’une économie mal en point malgré des données somme toute supérieures aux attentes.

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Industrie européenne, le soufflet retombe, mais l’amélioration est toujours en place

La production industrielle allemande, construction comprise, s’est contractée de 1,4 % au mois d’avril. Sa composante manufacturière a reculé davantage, de 1,8 %, après une hausse de 2,7 % en mars. L’équivalent français n’a pas fait beaucoup mieux : -0,6 % contre +0,5 % en mars et +1,4 % en février.
Le reflux, concomitant, des exportations de ces deux pays ne laisse guère de doute sur le phénomène à l’œuvre. Le rebond inédit des importations américaines en anticipation de la hausse des droits de douanes a dopé les échanges internationaux en même temps que la demande régionale, un temps. La normalisation en cours, actée par la baisse des de plus de 16 % des importations américaines en avril, joue donc à revers sur l’industrie mondiale. La reprise n’est pas enterrée pour autant, à en juger par la bonne tenue des commandes adressées à l’industrie allemande ou par celle des climats des affaires du mois de mai, toujours portés par les promesses budgétaires outre-Rhin.

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La BCE en mode pause, après la baisse de ce mois-ci

Le message est on ne peut plus clair : la BCE marquera une pause après la baisse de ses taux directeurs d’aujourd’hui, quand bien même elle a révisé de trois dixièmes à la baisse sa prévision d’inflation et n’a pas modifié son scénario de croissance, maintenu à 0,9 % malgré la bonne surprise d’une hausse de 0,3 % du PIB. Si Mme Lagarde n’utilise pas le terme approprié pour qualifier le niveau du taux de dépôt de 2 %, la formulation choisie laisse peu de doute : «après la décision d’aujourd’hui, la BCE est bien positionnée pour naviguer dans l’environnement incertain actuel ». Parmi ces incertitudes, c’est sur les risques de facteurs exogènes d’inflation qu’elle appuie : tensions commerciales, incidence du climat sur les prix alimentaires et politiques en faveur de la défense sont autant de facteurs susceptibles de faire dévier l’inflation de sa trajectoire, malgré la confiance affichée sur les tendances en cours.
L’arrêt des baisses de taux est-il définitif ? C’est, vraisemblablement, du côté américain que se jouera l’histoire d’ici la fin de l’année. En marquant une pause maintenant, la BCE conserve, en effet, quelques marges d’action pour suivre la Fed, si jamais cette dernière venait à baisser ses taux dans les mois à venir. En celà, la posture de la BCE est légitime et plutôt raisonnable, comme nous l’avions suggéré dans notre preview

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Mauvais tournant en mai pour l’économie américaine

Jusqu’à maintenant, et malgré un PIB en baisse au premier trimestre, ni l’inflation, ni la consommation n’avaient reflété les craintes sur l’activité nées de la politique économique de l’administration Trump et, en premier lieu, des coupes budgétaires et des tarifs.
Publiés cet après-midi, les indicateurs d’emploi de l’ADP tirent, néanmoins, une première sonnette d’alarme, avec seulement 34 K créations de postes, soit le plus faible rythme constaté depuis mars 2023. D’autant que cette hausse est uniquement concentrée dans le secteur des loisirs, sans lequel l’emploi afficherait une évolution négative, plombé par les services professionnels, le secteur minier, le commerce et l’industrie.

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BMG mai 2025 – La zone euro commence à faire la différence

En mai, notre Baromètre Macroéconomique Global revient en zone positive, à 0,3 après 0 en avril. Atténuation des tensions commerciales et initiatives publiques en Europe ont, certainement, permis le rebond des indicateurs de climats des affaires et du commerce extérieur. La consommation et l’investissement sont moins bien lotis, en terrain, respectivement, négatif et neutre. Notre indicateur d’inflation repasse au-dessus de zéro pour la première fois depuis février 2023, quand bien même très légèrement, à 0,1.

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La BCE contrainte de prendre ses distances par rapport aux bons chiffres d’inflation

En mai, l’inflation de la zone euro est ressortie en baisse de trois dixièmes par rapport au mois d’avril, à 1,9 %. Sa composante sous-jacente s’est repliée davantage, tirée vers le bas par les services, pour atteindre son plus bas niveau depuis janvier 2022, à 2,3 % après 2,7 %. Après avoir été portée par des effets saisonniers en avril, l’évolution des prix a donc été nettement plus favorable en mai, ce qui conduira sans doute la BCE à revoir à la baisse sa prévision pour 2025.
Ces bons résultats ne justifient pas, pour autant, que la BCE envisage de prolonger ses baisses de taux au-delà de celle, quasiment acquise, de ce jeudi. Abaissés à 2 %, ses taux directeurs seront déjà parmi les plus faibles des grands pays occidentaux et un certain nombre de voix s’élèvent, à juste titre, en faveur d’une pause. Les incertitudes sur les développements encore à venir sur le front commercial et l’inflation future restent intactes. Par ailleurs, les initiatives budgétaires inédites font peser le risque d’un policy-mix par trop accommodant que les responsables de la politique monétaire ne peuvent ignorer. Alors que la BCE annoncera, sans doute, une révision à la hausse de ses perspectives de croissance pour 2025 dans la foulée de la bonne surprise du premier trimestre, il serait légitime qu’elle prépare le terrain à une pause dans l’exercice de baisse de ses taux directeurs.

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