Une dernière ligne droite bien sinueuse pour Mario Draghi

Le premier conseil de politique monétaire de la BCE de l’année se déroulera demain, dans un contexte particulier à, au moins, deux titres :

  • Il s’agit d’un des derniers conseils présidés par l’actuel président, Mario Draghi, qui quittera son poste fin octobre. Cela n’est pas anodin ; le président de la BCE cherchera, en toute logique, à soigner sa sortie.
  • Le ralentissement de l’activité en place est beaucoup plus marqué que celui escompté par la BCE et ses prévisions de croissance et d’inflation sont aujourd’hui de moins en moins défendables (voir « La BCE persiste dans la langue de bois»). Les modifier impliquerait néanmoins de repousser dans le temps les perspectives de relèvement des taux directeurs. Pas sûr, que Mario Draghi ait le soutien nécessaire pour amorcer ce virage.

La dernière « ligne droite » de la présidence de Mario Draghi se présente sous un jour plus sinueux qu’il ne l’aurait sans doute souhaité.

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Derrière le ralentissement chinois, les entreprises étrangères, particulièrement sanctionnées

En Chine, le dernier trimestre de l’année dernière a essuyé les conséquences d’une nette détérioration de la conjoncture,. Ce résultat n’est guère surprenant et aurait même pu être plus mauvais, compte-tenu des informations mensuelles jusqu’alors publiées. La toute fin d’année semble, toutefois, avoir été meilleure, avec, en décembre, un raffermissement de la production industrielle ainsi qu’un léger mieux du volume des ventes de détail. Trop tôt pour en déduire que la Chine soit sortie du mauvais pas de ces derniers mois, ces données constituent néanmoins un encouragement… dont les entreprises étrangères ne voient cependant pas la couleur : ces dernières ont vu la croissance de leur valeur ajoutée flancher davantage en décembre, à 1,7 % l’an seulement, en valeur, un plus bas depuis avril 2009.

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Aux Etats-Unis, les données qui filtrent du shutdown ne sont pas du meilleur cru mais pas du pire, non plus

À travers l’épais brouillard créé par le plus long shutdown de l’histoire des Etats-Unis filtrent quelques rares informations sur la conjoncture américaine. Bien qu’assez disparates, celles-ci ne sont pas du meilleur cru ; un peu comme si l’industrie américaine s’apprêtait à emboiter le pas à ses partenaires d’Europe et d’Asie… Malgré tout, si l’industrie va mal, le repli combiné des taux d’intérêt et des cours du pétrole semble faire contre-poids, pour l’instant tout au moins. D. Trump n’aurait donc pas encore le couteau sous la gorge et pourrait tenir face aux démocrates. Gare aux effets retardés d’un shutdown trop prolongé.

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D-DAY Britannique

La Chambre des communes votera demain mardi sur l’accord de divorce négocié par Theresa May avec l’Union européenne. Les chances d’un rejet sont particulièrement élevées. Si tel venait effectivement à être le verdict, les Britanniques se trouveraient acculés à quitter l’UE sans accord le 29 mars, une hypothèse unanimement redoutée de part et d’autre de la Manche pour l’imprévisibilité de ses conséquences économiques. Les péripéties ne s’arrêteront probablement pas au vote de demain, cependant.

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L’inflation américaine chute à 1,9 % en décembre

En ligne avec le consensus, l’inflation totale américaine a enregistré une baisse mensuelle de 0,1 % ajustée des variations saisonnières, ce qui fait chuter son taux annuel à 1,9 % (après 2,2 % en novembre), en dessous de la cible de 2 % de la Fed pour la première fois depuis août 2017.

A l’inverse, l’inflation sous-jacente a progressé de 0,2 % comme attendu et s’est stabilisée à 2,2 % en glissement annuel.

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L’inflation américaine attendue en chute à 1,8 % en décembre

L’inflation américaine du mois de décembre sera publiée vendredi. Nous anticipons une baisse mensuelle de 0,2% de l’inflation totale (contre – 0,1 % selon le consensus), ajustée des variations saisonnières, ce qui ferait chuter l’inflation annuelle à 1,8 % après 2,2 % en novembre et 2,5 % en octobre.

Selon nos estimations, l’inflation sous-jacente devrait, à l’inverse, progresser de 0,2 %, conformément à la moyenne 2018, ce qui stabiliserait son taux annuel à 2,2 %.

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Vu des commandes, il ne faudrait plus grand-chose pour envoyer l’Allemagne en récession d’ici peu

D’un mois à l’autre, les commandes adressées aux entreprises allemandes accusent les contre-coups d’un environnement d’une rare instabilité. En octobre la statistique avait été sauvée par le rebond de plus de 7,4 % des commandes en provenance de la zone euro, qui avait permis de compenser l’écrasement des ordres domestiques et du reste du monde. À l’inverse, en novembre, le rebond de ces dernières a été enseveli sous une chute exceptionnelle des ordres en provenance de la zone euro, de 11,6 % -sans équivalent mensuel depuis décembre 2008. De fil en aiguilles, ces déboires répétés finissent par mettre sérieusement à mal les perspectives de l’Allemagne. Sauf inversion de tendance imminente, le sujet d’une récession de l’économie allemande d’ici au printemps finira par s’imposer.

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Inflation UEM : fort repli généralisé en décembre

En ligne avec nos prévisions, l’inflation en zone euro s’est stabilisée sur le mois de décembre mais a fortement ralenti a 1,6 % en glissement annuel, après 1,9 % et 2,2 % à son point le plus haut de l’année en octobre. L’inflation sous-jacente, en hausse de 0,5 % sur le mois, est restée stable à 1 % en glissement annuel. En moyenne pour l’ensemble de l’année 2018, l’inflation de l’UEM s’élève ainsi à 1,7 %, en deçà des prévisions de la BCE de 1,8 %.

L’inflation française (IPC) a également décéléré à 1,6 %, au lieu de 1,7 % selon nos prévisions, après 1,9 % en novembre, en raison de l’effet énergie mais vraisemblablement aussi des perturbations liées aux manifestations des gilets jaunes.

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