IFO : retour à la réalité après les PMI

Comme nous le pressentions, les PMI allemands étaient trop beaux pour être vrais. Les indicateurs IFO dressent un tout autre tableau des conditions en présence outre-Rhin. A en croire l’indice synthétique, la situation courante s’est encore dégradée pour atteindre, à 85,3, son plus bas niveau depuis février, sous l’effet d’une nette chute dans l’industrie manufacturière.

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L’industrie française frémit, les services et la construction s’engluent… un bilan mitigé

L’indicateur INSEE de confiance dans l’industrie est remonté au-dessus de sa moyenne de long terme, à 101 points ce mois-ci, son plus haut niveau depuis mars 2024, grâce à une nette amélioration des carnets de commandes des secteurs les plus exposés au programme de relance militaire. Déjà notable le mois dernier, la hausse des perspectives de production prend, par ailleurs, plus d’envergure, entraînant dans son sillage la plupart des secteurs industriels d’importance, de l’auto aux autres industries de transport, dont l’aéronautique, les biens d’équipement, la chimie et le papier. L’ensemble est incontestablement plus convaincant d’une amélioration du climat des affaires industriel en France.

 

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Les cours de l’or et le consentement inflationniste

En 1980, Karl Otto Pöhl, alors président de la Bundesbank, avait comparé l’inflation à de la pâte dentifrice, qu’il était impossible de faire rentrer dans son tube une fois qu’elle en était sortie. Mal absolu depuis le premier choc pétrolier, l’inflation était devenue la bête noire des responsables économiques. Les temps ont changé. Derrière l’engagement affiché par les banquiers centraux pour prévenir toute résurgence inflationniste depuis les débordements post-covid de 2022-2023, se profile une certaine indulgence à l’égard de l’inflation. Il y a plusieurs explications historique, générationnelle et circonstancielle à ce changement.
La première est historique.
La seconde est générationnelle.
La troisième est circonstancielle…

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L’industrie française frémit, les services et la construction s’engluent… un bilan mitigé

L’indicateur INSEE de confiance dans l’industrie est remonté au dessus de sa moyenne de long terme, à 101 points ce mois-ci, son plus haut niveau depuis mars 2024, grâce à une nette amélioration des carnets de commandes des secteurs les plus exposés au programme de relance militaire. Déjà notable le mois dernier, la hausse des perspectives de production prend, par ailleurs, plus d’envergure, entraînant dans son sillage la plupart des secteurs industriels d’importance, de l’auto aux autres industries de transport, dont l’aéronautique, les biens d’équipement, la chimie et le papier. L’ensemble est incontestablement plus convaincant d’une amélioration du climat des affaires industriel en France.

A contrario, la contruction et les services sont un peu plus à la peine. Sans doute plus sensibles à la détérioration du contexte politique, ces activités fléchissent, avec de franches détériorations dans la plupart des segments des services…

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L’Inde, délaissée par des investisseurs plus sélectifs qu’ils ne paraissent

Après deux années au cours desquelles les marchés indiens ont gravi le haut du podium mondial, le vent a subitement tourné en septembre 2024, quelques mois après la réélection de Narendra Modi à la tête du pays et quelques semaines avant celle de D. Trump aux Etats-Unis. Au cours des douze derniers mois, le léger déclin du MSCI indien le place aux derniers rangs de la performance des principaux marchés, lesquels ont progressé de 15 % au niveau mondial, de 18 % dans pays émergents et de 32 % dans les seuls pays frontières. Si l’avance prise les deux années antérieures n’a pas été totalement effacée, elle s’est néanmoins considérablement réduite, tandis que les indices indiens sont laissés à l’écart du mouvement de reprise dont profite la majorité des pays émergents depuis le printemps.
Désamour passager après l’ivresse passée ou question plus fondamentale ?

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L’héritière d’Abe et de Thatcher fait du Trump au Japon… La BCE bien isolée !

Elue à la tête du parti libéral démocrate en fin de semaine dernière, Sanae Takaichi est promise au poste de première ministre du Japon, en remplacement de Shigeru Ishiba, démissionnaire. Bien qu’issue du même parti, S. Takaichi ne s’inscrit pas dans la droite ligne de ses deux prédécesseurs, plutôt modérés et pragmatiques. L’ambition de Mme Takaichi est plus proche de Shinzo Abe. Ses méthodes semblent vouloir s’inspirer de l’ex-dame de fer britannique, M. Thatcher. Enfin, son style et sa rhétorique nationaliste radicale, teintée d’un populisme identitaire à la limite du révisionnisme historique, est incontestablement proche de celui de D. Trump.
– La future tête du gouvernement japonais, première femme à ce poste dans l’histoire du pays, définit sa stratégie économique autour de trois axes principaux :
– – Un expansionnisme budgétaire à tout crin, fait de dépenses publiques, notamment en direction d’investissements dans les secteurs d’avenir, et de baisses d’impôts.
– – Un interventionnisme monétaire visant à pousser la BoJ à maintenir de bas taux d’intérêt, profitables au crédit et, via une baisse du yen, aux exportations.
– Un tournant protectionnisme, certes, sans comparaison avec ce qui est pratiqué aux Etats-Unis, mais en ligne avec une vision nationnaliste de l’économie : les traités non profitables doivent être renégociés, l’immigration limitée et, dans un souci identitaire, le tourisme régulé.
La stratégie permettra-t-elle au Japon de faire mieux que par le passé et de donner de meilleurs résultats que les Abenomics de 2012 à 2014 ? Ce serait surprenant. Il se pourrait bien, en revanche, que la méthode parvienne à sortir définitivement le pays de l’état de déflation dans lequel il s’était enlisé ces deux dernières décennies pour virer dans celui d’une inflation structurelle, vers lequel il a déjà bien avancé.
C’est sur ce point que les péripéties nippones interpellent, sur ce qu’elles nous disent des effets du vieillissement et, plus encore, sur ce qu’elles révèlent de la préférence actuelle des dirigeants pour l’inflation. Rien d’étonnant compte-tenu des niveaux d’endettement et du climat de guerre économique en présence, d’autant que la BoJ n’a jamais été un modèle d’indépendance. Il n’en reste pas moins que Mme Takaichi passe un cap. Jusqu’où ira-t-elle est incertain mais force est de reconnaître que le dogme de l’indépendance des banques centrales a du plomb dans l’aile et que, dans l’environnement qui se profile, la BCE semble promise à un isolement grandissant. Si le sujet n’en est pas encore un, il pourrait le devenir sans tarder, à moins de deux ans du changement de présidence de l’institution.

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Prévisions septembre 2025: Sous le signe de la défiance

– Bourses vs obligations : deux visions que tout oppose

– Stagflation stationnaire, ou sinon?

– Aux Etats-Unis, Le pari d’une réforme fiscale réussie

– En Europe, tensions sur les taux et guerre commerciale prennent le pas sur l’action de la BCE

– Le Sud Global prend racine

– Un mini-cycle de baisse des taux de la Fed auquel la BCE pourra difficilement se soustraire

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Shutdown et pertes d’emplois privés, les marchés ne doutent plus : les taux baisseront

Sauf les données sur l’emploi, les retours sur la conjoncture américaine ont plutôt été de bonne facture ces dernières semaines, voire, de très bonne facture. Il n’en reste pas moins que la plupart des indicateurs soufflent le chaud et le froid ou n’évoluent que très peu, tandis que la trajectoire du marché de l’emploi est, elle, de plus en plus précise… Ainsi, le ralentissement s’est mué en destructions nettes de postes en septembre avec, selon l’ADP, des pertes 32 K salariés privés, après un recul de 3 K en août, au lieu des 54 K publiés initialement. En cumul sur deux mois, il s’agit du premier reflux enregistré depuis la première vague de Covid. Les données NFP quand la situation de shutdown permettra leur publication, ont peu de chances d’être bien différentes à en juger par la corrélation entre ces deux indicateurs. La Fed, quoi qu’en dise J. Powell, pourra difficilement ignorer ces tendances, surtout si les tensions sur les prix des biens marquent le pas, comme le suggèrent les résultats de l’enquête ISM dans l’industrie.

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