États-Unis : stupéfiante valse des étiquettes. Où en est-on ?

En troisième lecture, c’est une contraction de 2,9% en rythme annualisé qu’aurait enregistré le PIB américain au premier trimestre de cette année par rapport au précédent, et non plus de 1 % ou de 0,1 % respectivement chiffré en deuxième et premier chiffrage. L’erreur est de taille ! Si les américains sont coutumiers de révisions importantes, d’ailleurs inévitables, celle-ci est exceptionnelle : la plus forte jamais enregistrée depuis le début de l’historique de ces révisions en 1976.

Cette révision en forte baisse du PIB du premier trimestre a, bien sûr, des effets sur le chiffrage des anticipations de croissance de l’ensemble de l’année 2014 qui sont loin d’être marginaux et pourraient, en particulier, pousser la Fed et le consensus à une nouvelle révision à la baisse du scénario privilégié. C’est donc sur un scénario, une nouvelle fois, nettement inférieur au précédent que Janet Yellen devra communiquer en septembre, vraisemblablement aux alentours de 1,5 %, au lieu de 2,1%-2,3% annoncé le 18 juin. Un tel changement ne peut naturellement pas passer inaperçu ni sur les marchés d’actions, ni sur ceux des Bonds, des changes ou de l’or. Or, si les derniers ont accusé le coup, le peu de cas donné par les marchés d’actions à ce changement de perspectives est dérangeant. Ceci d’autant plus que l’amélioration supposée de la situation depuis le début de l’année reste à valider. Lire la suite…

Qui n’a pas ses “Birks” ? Ou, la mue du Made in Germany

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Distribution, maroquinerie, chaussures… les marques allemandes fleurissent là où on ne les attendait pas. Derrière le nouveau phénomène des Birkenstocks, ces sandales qui semblent bien parties pour s’imposer comme le fleuron de l’été 2014, se dessine un véritable remodelage du Made in Germany.

Loin des biens de l’industrie lourde, des biens d’équipement industriels ou de l’équipement haut de gamme pour la maison, qui ont jusqu’à présent marqué la tradition allemande, les produits de consommation courante et de relativement basse valeur ajoutée occupent aujourd’hui une place de plus en plus grande sur les étals européens. A l’heure où le discours ambiant ne semble plus n’avoir d’yeux que pour les marchés lointains du monde émergent ce constat ne laisse pas indifférent.

 

Cultural Revolution afoot at the IMF?

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Made at the same time as the downwards revision of its U.S. growth forecast for 2014, the IMF’s recommendation that U.S. authorities increase the minimum wage flew well under the market’s radar but is, by all measures, very intriguing. It is hardly standard operating procedure for the New York-based organization to suggest that a wage increase be used to increase the economic outlook of a country.

Seven years after the start of the economic crisis, does this recommendation point to an acknowledgment that ongoing policies have failed and need to be replaced? Seemingly, this is the message that is being sent, judging by the positions taken and papers published in recent months. The IMF’s recommendation would then worth more attention than it has been given up until now

Révolution culturelle au FMI ?

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Passée presque inaperçue, la recommandation d’une hausse du salaire minimum faite aux responsables américains par le FMI à l’occasion de la révision à la baisse cette semaine de sa prévision de croissance 2014 est, pourtant, intrigante. Il n’est guère dans la tradition de l’institution new-yorkaise, en effet, d’appeler à une hausse des salaires pour améliorer les perspectives économiques d’un pays quel qu’il soit.
Sept ans après le début de la crise économique, cette proposition est-elle révélatrice d’une prise de conscience que les politiques jusqu’alors pratiquées ont échoué et qu’il faut passer à autre chose ? Plusieurs indices pourraient le suggérer, à en juger par les prises de positions et publications de ces derniers mois. La recommandation aux Américains mériterait alors plus d’attention qu’on ne lui en a donnée jusqu’à présent.

T-Bonds – Bunds : pas d’écartement en vue du spread

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A défaut de pouvoir décemment anticiper un scénario rose, les marchés ne manquent pas de ressources pour se réconforter, quitte certaines fois, à envisager l’inédit ou le très faiblement probable. Dans ce registre, sont apparus ces dernières semaines des éléments troublants dans les mises à jour des prévisions d’un certain nombre de maisons, s’exprimant en particulier par l’anticipation d’un creusement exceptionnel de l’écart de taux longs entre les États-Unis et la zone euro. Un scénario, à ce jour, sans doute plus idéaliste que réaliste.

Fed calm things down

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No stress: that’s how the message sent by the Fed after its FOMC meeting on June 18th can be summed up. Through a statement, it left its message from April pretty much unchanged, thus leaving no room for excessive reactions in either direction. Janet Yellen excelled at this balancing game even as the environment had grown increasingly tense in the few days before the meeting.

By calming things down, Janet Yellen has snuffed out the risk of runaway anticipations and opened the door to a correction on the two-year, whose levels had become dangerously tight in the last two weeks.

The Fed’s consistent message is a stabilizing factor amid growing geo-political tension and, consequently, stress on the price of oil.

On balance, today’s communication strengthened our expectations, validating our scenario that the probability of an interest rate hike in the foreseeable future is low. Growing concerns over the possibility of a sustained gap in long-term interest rates between the US and the euro area should ease, which also reduces the likelihood of the dollar strengthening much versus the euro.

Geo-political and oil risk notwithstanding, the overall picture is mostly favorable for equities on both sides of the Atlantic but could also prove promising for gold, given the risks associated with future developments in the situation in Iraq

La Fed calme le jeu

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No stress, ainsi pourrait se résumer le message envoyé par la Fed à la suite du FOMC du 18 juin, à travers un communiqué quasiment inchangé par rapport à celui du mois d’avril, ne laissant aucune place aux excès, dans un sens ou dans l’autre. À ce jeu d’équilibriste, dans le contexte particulièrement tendu de ces derniers jours, Janet Yellen s’en est bien tirée.

En calmant le jeu, Janet Yellen permet d’écarter le risque d’embardée à la hausse des anticipations et ouvre la porte à une correction à la baisse des taux à deux ans, dont les niveaux s’étaient dangereusement tendus ces deux dernières semaines.

La constance de la Fed est, par ailleurs, un élément stabilisant, dans un contexte d’incertitudes grandissantes sur le front géopolitique international et, par voie de conséquence, sur celui des prix du pétrole.

Dans l’ensemble la communication d’aujourd’hui renforce notre scénario de faible probabilité de hausse des taux d’intérêt à horizon prévisible. Les interrogations naissantes sur un possible écartement durable des écarts de taux longs entre les États-Unis et la zone euro devraient donc retomber, repoussant également les chances de voir le dollar se réapprécier significativement vis-à-vis de l’euro. Au risque géopolitique et pétrolier près, l’ensemble est plutôt favorable aux actions mais pourrait également se révéler porteur pour l’or, compte-tenu des risques assortis aux développements de la situation en Irak.

Who still doesn’t have a pair of “Birkies”? Or how Made in Germany sheds stereotypes

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Retailing, leather goods, shoes…German brands are flourishing in unexpected places. Birkenstocks sandals, which seem headed to becoming the must-have item for the summer of 2014, are the latest trend in a broader movement towards reshaping “Made in Germany”.

Increasingly present on European shelves, everyday consumer products with relatively low added have gained in popularity and are a far cry from the heavy industrial goods, manufacturing equipment and upscale household appliances that have forged Germany’s industrial fabric. This is particularly interesting given markets’ recent infatuation with exotic emerging countries.