Author Archives: Véronique Riches-Flores
PREVIEW INFLATION US – Le risque reste à la hausse
L’inflation aux Etats-Unis devrait toucher les 3%, voire légèrement au-dessus, d’ici les deux prochains mois. Pour le chiffre du mois de juin publié cette semaine, nous anticipons une hausse à 2.9% en g.a., après 2.8% en mai.
L’énergie et l’alimentation continuent de pousser à la hausse
Les prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, ceux de l’alimentation devraient être les principaux facteurs de hausse.
• Du côté de l’énergie, malgré la baisse des prix du pétrole et celle concomitante des prix de l’essence depuis un mois, les effets de base contribueront à mécaniquement pousser le glissement annuel à la hausse. Ainsi, malgré notre anticipation d’un recul des prix de l’essence de l’ordre de 1% m/m en juin, le glissement annuel devrait se tendre vers 12%. Ces effets de base continueront de jouer en juillet. Lire la suite…
France – Production industrielle et enquêtes INSEE
Allemagne – Climat des affaires IFO et ZEW
Le ZEW allemand définitivement dans des zones à risques pour les perspectives allemandes
L’indicateur ZEW du climat des affaires en Allemagne, selon les analystes financiers, n’a pas trouvé de quoi se stabiliser ce mois-ci, malgré le léger aplanissement des relations commerciales avec les Etats-Unis et les statistiques réconfortantes de commandes et de production récemment publiées. En juillet les deux composantes sur les perspectives et les conditions courantes ont, de nouveau, fortement baissé, faisant refluer l’indice synthétique de plus de huit points, à 23,9, un plus bas depuis juillet 2016.

Emploi américain, ou : comment un bon rapport fait flancher les taux longs et le dollar
Le rapport de l’ADP avait suggéré la prudence à l’égard des chiffres officiels d’aujourd’hui. Le résultat est pourtant des plus honorables, avec 218K créations d’emplois en juin et des révisions à la hausse de 37K des deux mois précédents. Cela ne durera, peut-être, qu’un temps mais les initiatives de D. Trump semblent payer : en juin, le secteur manufacturier a de nouveau créé 36K emplois nets, soit 285K en un an, un record depuis 1998. Les créations de postes dans les services professionnels, l’éducation et la santé sont, par ailleurs, robustes, de plus de 50K chacun. Cerises sur le gâteau, le taux de chômage dont la baisse accélérée ces derniers mois avait accru la pression sur la FED, remonte de deux dixièmes, à 4 % de la population active, et la croissance des salaires reste contenue, à 2,7 % l’an, comme en mai. En d’autres termes, ce rapport semble à bien des égards d’un très bon cru… Enfin, cela dépend pour qui. Car au lieu de soutenir le cours du dollar, ces statistiques l’ont plombé ; en cause, le nouveau repli des taux longs qu’elles ont provoqué… L’affaire se complique.

Le rapport sur l’emploi américain fait flancher les taux longs et le dollar
Minutes du FOMC – Sans convictions suffisantes, des minutes finalement plus ‘dovish’ qu’attendu
Lors de sa conférence de presse post FOMC, le 14 juin, Jérôme Powell, le président de la Fed a commencé son allocution par les mots suivants : ‘le principal point à retenir est que l’économie se porte très bien’. Assortie d’une révision à la hausse de ses projections de la FED en faveur de quatre hausse des taux, plutôt que trois, cette année, d’un relèvement de ses prévisions de croissance et d’inflation et d’une promesse de RDV toutes les six semaines, au terme de chacun des FOMC, à partir de janvier, le message semblait des plus clairs : la FED était confiante et s’apprêtait à durcir le ton, envisageant de passer en mode restrictif en programmant une remontée de ses taux au-dessus de leur neutralité (cf « FOMC-RDV toutes les six semaines »).