Respiration des commandes allemandes… C’était en mai

Après quatre mois consécutifs de repli, les commandes adressées à l’industrie allemande se sont redressées en mai, sous l’effet d’un rebond généralisé des ordres domestiques et étrangers. Très bien accueillie, la nouvelle mérite, cependant, de s’y pencher de plus près, sous réserve de conclure trop précipitamment sur l’état de santé de la conjoncture outre-Rhin.

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Scénario trimestriel – Nouveau revers pour les anticipations d’inflation

Frappes en Syrie, dénonciation par les Etats-Unis de l’accord iranien, surenchère protectionniste, rencontre Kim Jung Un/D. Trump, crise italienne, démission du premier ministre espagnol et crise migratoire européenne… L’actualité du trimestre écoulé a été d’une rare densité politique et géopolitique, avant tout. Sur le plan économique, les choses évoluent peu, en revanche. Dans un contexte de tensions commerciales grandissantes, les bonnes nouvelles conjoncturelles en provenance des Etats-Unis n’ont eu que peu d’influence sur les perspectives globales. L’envolée des cours du pétrole qui, un temps, a conforté les perspectives de remontée de l’inflation a rapidement vu ses effets contredits par l’inquiétude que font planer les crispations politiques internationales, les mauvais résultats conjoncturels européens et l’instabilité des devises et des marchés émergents. Témoins de ces incertitudes, les taux d’intérêt à moyen et long terme, étaient retombés vers des niveaux équivalents à ceux de la fin du premier trimestre en début d’été aux États-Unis et nettement en-deçà dans les pays du noyau dur de la zone euro et au Royaume-Uni, et l’on voit mal, aujourd’hui, ce qui pourrait les faire remonter.

Il s’agit là d’une des principales conclusions de la mise à jour de notre scénario trimestriel ; diagnostic assez contre intuitif au vu des développements de ces derniers mois, sur le front pétrolier et protectionniste, notamment. Pris à contre-pied pendant une bonne partie du trimestre écoulé, notre scénario de taux d’intérêt a finalement été très peu retouché, plutôt, même, revu en légère baisse s’agissant des perspectives du noyau dur européen. Garde-fou de la performance des marchés boursiers, le bas niveau des taux d’intérêt semble peu menacé par le contexte économique, en effet. Ceci suffira-t-il à compenser la détérioration des perspectives conjoncturelles et la défaillance de l’autre pilier essentiel de protection des marchés boursiers qu’a représenté jusqu’à présent l’accès des entreprises au marché mondial ? Notre diagnostic sur ce dernier point est plus circonspect.

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BMG Juin 2018 – Après une pause en mai, notre baromètre reflanche en juin

Après une stabilisation en mai, notre baromètre d’activité global flanche à nouveau en juin sous l’effet d’un net repli de ses composantes climat des affaires/ production et consommation qu’expliquent pour l’essentiel la détérioration du momentum des statistiques américaines et, dans une moindre mesure, chinoises. Après plusieurs mois de hausse solide, notre indicateur d’inflation revient – sans doute temporairement- en zone de neutralité dans tous les pays sous revue en juin.

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Scénario trimestriel – Juin 2018 – N’y a-t-il pas de limite à la hausse du prix des actifs ?

Dans un monde, quoi qu’il en soit, de plus en plus global, dans lequel même l’envolée des cours du pétrole ne produit plus d’inflation, et où le pouvoir politique est, en réalité, très muselé, y-a-t-il encore des limites à la hausse des prix des actifs ?

Contenu :

  • Panorama global
  • Mise à jour des prévisions d’activité et d’inflation
  • Mise à jour des prévisions de taux d’intérêt et de taux de changes
  • Recommandations et allocation d’actifs

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La consommation des ménages américains, bien éloignée de celle des ventes de détail….

La consommation des ménages américains, bien éloignée de celle des ventes de détail….

La publication d’un rebond de 0,8 % des ventes de détail pour le mois de mai il y a deux semaines a largement entretenu le regain d’optimisme sur l’état de santé de l’économie américaine, malgré des distorsions importantes des composantes qui composent ce rapport, susceptibles de trouver leurs origines dans interférences de prix plus que tout autre chose. De fait, les dépenses de consommation des ménages américains n’ont pas augmenté en mai tandis que les données d’avril ont été revues à la baisse, de 0,4 % à 0,3 %.

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