BMG Juillet – Un nouveau cran plus bas côté activité, accélération côté inflation

La dominante violette de notre baromètre ne trompe pas malgré un repli modéré de notre indicateur synthétique d’activité, de quatre dixième en juillet, à -0,6. Détérioration du momentum du côté du climat des affaires et de l’environnement de l’investissement expliquent ce nouveau fléchissement. 
Après avoir stationné en zone neutre ces deux derniers mois, notre indicateur d’inflation remonte en zone d’accélération, les Etats-Unis en tête. 

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La BCE fait l’autruche… pour le moment

Sans surprise, la BCE a laissé l’ensemble de ses taux inchangés, confirmé la fin du QE pour cette année et le « forward guidance » sur une stabilité des taux jusqu’à l’été prochain.

Malgré l’accumulation d’indicateurs avancés en demi-teinte, le commentaire sur les perspectives de croissance et d’inflation est resté largement inchangé, la BCE gardant une posture résolument optimiste. Toutefois, derrière cette façade, semble se dessiner un début de prudence, M. Draghi insistant sur le fait que les risques sur la croissance sont « encore » équilibrés. Inquiétude au sujet des chiffres de PIB du deuxième trimestre, sur le risque de guerre des changes qui pousserait l’euro à la hausse et l’issue du conflit commercial avec les Etats-Unis ?

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Preview Inflation Zone_Euro & France : Le point haut est atteint

L’inflation en Zone Euro devrait rester stable à 2 % en g.a. en juillet mais un risque à la hausse ne peut être exclu, conséquence d’une possible surprise à la hausse de l’inflation française qui pourrait accélérer à 2.2 % (après 2.0 % en juin) ou de poursuite de tensions sur les prix de l’alimentation dans l’ensemble de la zone.

Les prix de l’énergie resteront le principal facteur de pressions à la hausse mais cette dynamique va se retourner sur le second semestre et début 2019. A l’inverse des attentes de la BCE, l’inflation sous-jacente devrait rester atone à 1 %.

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Inflation : guerre commerciale vs. guerre des changes

Les anticipations d’inflation sont jusqu’à présent restées insensibles aux menaces de guerre commerciale, continuant à pointer vers moins d’inflation à court et moyen terme pour l’ensemble des économies occidentales. Les différends commerciaux se muant progressivement en guerre des changes, c’est sans doute les évolutions des taux de change qui rebattront les cartes sur l’inflation. Force est de constater que le dollar et l’euro s’apprécient. Dès lors, l’hypothèse de repentification de la courbe de Phillips, sous-jacente au scénario de hausse de l’inflation de la BCE, paraît audacieuse (article: Inflation & courbe de Phillips, le pari optimiste de la BCE). Dans le cas des Etats-Unis, dollar et hausse des tarifs douaniers semblent former un jeu à somme nulle (article: Guerre commerciale : quel impact sur l’inflation américaine ?). À moins d’un possible choc fiscal comme en France (article: France : Hausse de TVA ?), le risque sur l’inflation reste à la baisse.

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Devoirs de vacances

Le président américain, D. Trump, s’occupant rigoureusement de tout – le commerce, les impôts, la Fed, le dollar, le pétrole, les fermiers, la Chine, la Russie, l’Allemagne…- nous en profitons pour nous éloigner quelques temps.

Nos publications régulières seront pour la plupart suspendues d’ici à la mi-août, période au cours de laquelle nous n’interviendrons qu’en cas de force majeure.

Nous avons progressé sur la mise en place de la nouvelle rubrique « Décryptages » de notre site, laquelle vous permet d’avoir les données/illustrations relatives aux principaux indicateurs économiques automatiquement mis à jour dès publication. Vous trouverez ci-dessous les liens (orange souligné) vers un certain nombre de ces pages (par ailleurs, accessibles directement à tous les abonnés).

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PMI et IFO allemands moins mauvais que le ZEW mais toujours médiocres

Les principaux indicateurs du climat des affaires en Allemagne, maintenant publiés, autorisent une analyse plus fine des tendances conjoncturelles outre-Rhin. Premier constat : les indicateurs les plus prisés résistent mieux que ne le suggéraient les informations en provenance du ZEW ces deux derniers mois. Il s’agit d’une nouvelle importante compte-tenu des signaux préoccupants envoyés par ces dernières, quand bien même, le caractère précurseur du ZEW peut prendre un peu plus de temps avant de transparaître dans les autres enquêtes.

Au-delà, les révélations en provenance des PMI et de l’IFO sont globalement médiocres.

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