BREXIT – fini de rire !

Le nouveau rejet de l’accord conclu par T. May et la CE par le Parlement britannique n’est guère surprenant, comme nous le suspections hier soir. Au fur et à mesure que la date fatidique se rapproche l’heure devient toutefois plus grave, avec une question lancinante : comment cette épopée peut-elle finir?
Le Parlement devrait se prononcer demain sur sa volonté de poursuivre sur la voie d’une sortie de l’UE sans accord. Le pronostic sur ce front est assez incertain mais on imagine que la probabilité d’un rejet soit raisonnablement forte.
 
Que se passe-t-il alors ? « Risk no deal or no BREXIT » T. May, ce soir avant le vote aux Communes.
 
Un nouveau référendum ou un nouveau vote pour négocier un délai supplémentaire, histoire de préparer ce grand saut dans le vide du Royaume-Uni ?
La deuxième option, reconnaissons-le, a peu de sens. Comme l’a exprimé JC Juncker, à quoi servirait un délai pour un no-deal ? La logique est implacable, quand sur le plan économique, on voit mal en quoi un délai de quelques mois, ou davantage, changerait quoi que ce soit au choc d’une sortie sans accord. T. May ne l’a d’ailleurs pas évoqué lors de l’introduction du vote aux Communes.

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L’inflation américaine s’éloigne, un peu plus, de l’objectif de la FED…

L’inflation américaine de février déçoit, avec un nouveau repli des données « headline » et sous-jacentes à respectivement 1,5 % et 2,1 %, après 1,6 % et 2,2 % en janvier. Les détails du rapport sont médiocres, à même de peser sur les perspectives d’inflation, tant du consensus que de la FED, comme souligné par la forte réaction à la baisse des taux futurs américains.

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Le cycle est mort, vive le cycle !

Des générations d’économistes ont planché sur l’origine des mécanismes cycliques des économies développées depuis la seconde guerre mondiale, en espérant trouver la recette miracle qui supprimerait l’instabilité récurrente que créaient les épisodes réguliers de récessions, sources de destruction de valeur, de pertes de revenus et de hausse du chômage. Pour les pionniers en la matière, cette cyclicité trouvait ses principales origines dans le cycle naturel de l’investissement industriel, de sorte qu’à la fin des années quatre-vingt, un courant de pensée a cru voir dans l’essor des activités de services un développement structurellement favorable à l’atténuation des cycles et, ainsi, à une plus grande stabilité économique. Jetée aux orties après la récession américaine de 1991, la première à avoir entrainé les services dans son sillage, cette théorie a laissé place à une autre analyse qui donnait à l’inflation la plus grande responsabilité dans l’existence des cycles de taux d’intérêt et, par là-même, à ceux de l’ensemble de la vie économique.

Étouffer l’inflation, éliminerait la première source d’instabilité économique pour le plus grand bénéfice de tous. La règle de Taylor, qui présida à l’action des politiques monétaires entre le milieu des années quatre-vingt-dix et 2010, voyait dans le degré d’utilisation des ressources le principal facteur d’inflation cyclique. Dès lors, en contraignant, par le jeu des taux d’intérêt, la croissance à son potentiel, les banques centrales juguleraient l’inflation et les cycles qui y sont rattachés…

De fait, l’inflation n’est plus et les cycles non plus ! Quant aux banques centrales elles semblent bien démunies pour les faire revenir. Il a fallu en arriver là pour comprendre à quel point leur influence a été surestimée ces trente dernières années.

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Rapport sur l’emploi américain : l’information importante est du côté des salaires

On se gardera de tirer des conclusions trop hâtives d’un rapport sur l’emploi américain particulièrement impacté par une météorologie exceptionnelle au mois de février. Le froid polaire qui s’est abattu sur une grande partie du pays a manifestement créé de très importantes distorsions à l’origine de ce résultat exceptionnellement mauvais, de 20 K créations d’emplois seulement.

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Industrie française : ça va mieux ?

D’après les chiffres de l’INSEE, et dans un climat économique pourtant morose, la production industrielle française augmente de 1.3 % en janvier par rapport à décembre. Pour le troisième mois consécutif, l’industrie française fait mieux que sa voisine allemande, réussissant à préserver un indice de production globalement stable depuis février 2018, au contraire de l’allemand, en fort déclin, tout au moins jusqu’en décembre, dernier chiffre connu. Comment interpréter ces résultats ?

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Un comité de politique monétaire de la BCE peu ordinaire

Mario Draghi, c’est acquis, ne quittera pas son poste dans les conditions souhaitées, en l’occurrence, celles qui lui auraient permis de mettre la politique monétaire européenne sur la voie de la normalisation, après les expériences non-conventionnelles tant décriées qui ont marqué son mandat. À quelques six mois de la date supposée de la  première remontée des taux directeurs à laquelle il avait préparé les esprits depuis l’été dernier, l’hypothèse a bien du plomb dans l’aile, en effet. Ni les prévisions actualisées de croissance et d’inflation qu’il devra présenter cette semaine, ni les conditions internationales d’une FED en mode de statu quo durable, ou celles des marchés de taux ne supportent plus une telle éventualité. Le président de la BCE est-il en mesure de se rendre à cette évidence à quelques mois de son départ ? La réponse est incertaine.

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Comme un air de printemps sur les bourses européennes

Le moral des investisseurs tient bon, assurément mieux qu’anticipé et que ce qu’inspire, à première vue, le contexte économique ou politique régional. Au fil du rebond amorcé sur les marchés boursiers depuis le début de l’année se profilent de nouvelles configurations susceptibles de porter les indices plus largement dans un futur immédiat. Quoi qu’il en soit de notre analyse à plus long terme, la probabilité que l’Eurostoxx se rapproche de la zone de 3500 points à brève échéance, s’est incontestablement accrue ces derniers temps.

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BMG février 2019 : Rien de bien palpitant !

  • Notre baromètre d’activité est stable en février, à -0,4, après un chiffre révisé en janvier de -0,5 à -0.4. Sa moyenne 3 mois rebaisse légèrement, à -0,5.
  • La dégradation des indicateurs nippons est remarquable. On soulignera, a contrario, des améliorations en zone euro. La situation chinoise évolue peu. Le retard de données du fait du shutdown affecte la lecture des statistiques américaines.
  • Notre indicateur global d’inflation reste stable, à -0,8, proche de ses plus bas historiques de début 2015, malgré un retour en zone de neutralité dans le cas américain et un léger mieux en Chine.

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