L’inflation reflanche en mai dans la zone euro

Comme attendu, le rebond d’inflation d’avril n’a pas fait long feu en zone euro ; les chiffres nationaux du mois de mai ont retrouvé un peu partout leurs niveaux d’avant la période de Pâques. Après avoir fortement accéléré en avril, l’inflation des services est retombée sous la pression des transports et des loisirs. Selon toute vraisemblance, l’inflation sous-jacente devrait ainsi avoir lourdement rechuté en mai. Les données préliminaires pour l’ensemble de la zone euro attendues demain mettrons la banque centrale un peu plus en porte-à-faux.

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BMG Mai 2019 – Nos indicateurs d’activité et d’inflation rechutent en mai

Notre indicateur de momentum global de l’activité rechute à -0,5 en mai et retrouve son niveau de janvier, après une période de graduelle amélioration jusqu’à l’équilibre en avril. Tous les pans de l’économie sont touchés. Les indicateurs américains marquent une nette détérioration dans tous les domaines mais le contexte à l’exportation se dégrade rapidement en Asie et en zone euro également. Notre indicateur d’inflation retombe également de 0 à -0,5.

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La dernière correction des marchés ne devait pas excéder octobre… Qu’en sera-t-il de l’actuelle ?

Comme en octobre dernier, la correction des marchés ne semble pas inquiéter outre mesure les investisseurs, tentés, pour beaucoup, de voir se profiler dans le repli en cours des opportunités d’investissement à bon compte.

La dégradation des perspectives mondiales, le retournement du cycle des profits, le peu de marges de manœuvre des banques centrales et l’instabilité géopolitique croissante ne nous encouragent pas sur cette voie. Au contraire de la fin de l’année dernière, les forces de rappel font, en effet, bougrement défaut pour miser sur une récupération imminente des marchés mondiaux.

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La dernière correction des marchés ne devait pas excéder octobre. Elle s’éternisa jusqu’au 25 décembre… Qu’en sera-t-il de l’actuelle ?

Lorsqu’en octobre dernier la remontée des taux d’intérêt américains a déclenché la chute des actifs mondiaux, nombreux sont les observateurs à avoir considéré ce mouvement comme un accès de volatilité saisonnier ; il perdura finalement jusqu’à la fin de l’année dernière et entraina les pertes dont on se souvient.

Le changement de cap des banquiers centraux, l’espoir d’une relance de la croissance chinoise, ceux d’un accord commercial imminent entre la Chine et les Etats-Unis et d’une reprise de la consommation mondiale consécutive à la chute des prix du pétrole ont œuvré de concert pour redresser la barre et autoriser un début d’année exceptionnel de récupération et de regain d’appétit pour le risque. Fin avril, les grands indices mondiaux avaient pour la plupart retrouvé ou dépassé leurs niveaux de l’été 2018. Entre temps que s’est-il passé ? L’industrie mondiale s’est enfoncée en récession ; en lieu et place de la relance escomptée, c’est une économie chinoise de jour en jour plus en souffrance que nous décrivent les indicateurs ; quant aux prix du pétrole, dont la baisse était censée soutenir le pouvoir d’achat, ils sont remontés de 40 %. Ignorés par les marchés tant que planait encore l’espoir d’un accord rapide entre D. Trump et Xi Jinping, cette réalité a repris le dessus au fur et à mesure de l’escalade du conflit commercial tout au long du mois de mai. Après un début d’année en fanfare, les marchés mondiaux en ont accusé le coup, la plupart des indices mondiaux enregistrant des replis marqués au cours du mois écoulé.

Comme en octobre, ce mouvement ne semble pas inquiéter outre mesure les investisseurs tentés, pour beaucoup, de voir se profiler dans le repli en cours des opportunités d’investissement à bon compte. La dégradation des perspectives mondiales, le retournement du cycle des profits, le peu de marges de manœuvre des banques centrales et l’instabilité géopolitique croissante ne nous encouragent pas sur cette voie. Au contraire de la fin de l’année dernière, les forces de rappel font, en effet, bougrement défaut pour miser sur une récupération imminente des marchés mondiaux.

 

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La consommation reste molle et l’inflation retombe en France  

La hausse de la confiance des ménages français ne se traduit pas encore par une plus grande vigueur de leurs dépenses, en hausse de seulement 0,2 % en avril hors énergie. Au cours du mois écoulé, achats d’énergie et alimentaires ont, en effet, concentré l’essentiel de la dépense. Par ailleurs, après un rebond en avril, le taux d’inflation retombe brutalement, de 1,3 % à 1 %, son plus bas niveau depuis septembre 2017… Après l’effet Pascal du mois dernier, le repli des prix des services suggère un net tassement du taux l’inflation sous-jacente, laquelle, après une remontée ponctuelle à 0,7 % le mois dernier semble bien partie pour ressortir en deçà de ses plus bas des derniers mois, sous 0,5 % l’an… Un ensemble, au total, bien moyen.

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Des résultats en trompe-l’œil des enquêtes de la Commission

L’indicateur du sentiment économique de la Commission européenne s’est nettement redressé en mai, à 105,1 après 103,9, tiré par un regain de confiance dans l’industrie. Le déstockage explique principalement ce sursaut. L’opinion sur les carnets de commandes poursuit, en revanche sa détérioration, notamment à l’exportation. Peu de raisons de s’enthousiasmer, donc, même en France, où la bonne tenue présumée de la demande domestique ressort mal de l’analyse détaillée des données, quand la situation allemande se détériore davantage.

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Gouvernance européenne : l’improbable combinaison

Les résultats des élections européennes ont apporté leur lot de soulagement :

  • La forte mobilisation des électeurs et la montée du vote « vert » ont profité aux partis pro-européens ; la partie n’était pas gagnée et cette question concentrait largement les inquiétudes.
  • La raz de marée des partis d’extrême droite n’est pas au RDV, les scores de la ligue en Italie et de RN en France sont, certes, élevés mais fidèles aux sondages, tandis que l’AfD allemande et le FvD néerlandais sont plutôt en-dessous des scores qui avaient pu être envisagés.

Reste maintenant la question de l’issue de ce scrutin, à savoir, la répartition des postes de la gouvernance européenne, en tout premier lieu celui de Président de la Commission. C’est alors que les choses se compliquent bougrement face à une large dispersion des voix de laquelle on peine à dégager des scénarii d’alliance possiblement constructive et durable.

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Profit warning en zone euro

L’enclenchement d’une dynamique salariale est largement perçue comme la clé du succès des politiques monétaires, le préalable nécessaire à une convergence de l’inflation vers l’objectif de 2 % censé ouvrir, à terme, la voie d’une normalisation des taux d’intérêt. Voilà quelques trimestres que la dynamique salariale a commencé à prendre forme en zone euro. Ce changement, régulièrement souligné par la BCE comme le garant de la solidité de ses hypothèses de croissance et d’inflation, a jusqu’alors été superbement ignoré par les anticipations des marchés. L’inflation 5 ans dans 5 ans n’est, ainsi, pas plus élevée aujourd’hui qu’elle ne l’était en 2014 ou 2015, au creux des évolutions salariales, et les taux futurs sont plus bas encore. Comment expliquer ces anomalies apparentes ? Les marchés se trompent ils et risquent-ils, par conséquent, de corriger leurs anticipations à la hausse ? C’est pour une large part dans la capacité des entreprises à absorber les hausses de salaires que les conditions du marché du travail leur imposent que se trouve la réponse. À en juger par les évolutions du mixte salaire/productivité/prix, les marchés sont probablement dans le vrai.

 

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