Covid-19 : d’un choc d’offre chinois à un choc de demande mondiale

Parmi les difficultés à anticiper les effets de l’épidémie de coronavirus, réside, entre autres incertitudes de taille, le fait d’être simultanément confronté à un double choc d’offre et de demande aux pourtours incertains en même temps que mouvants. En période de crise aigüe, la frontière entre ces deux types d’impacts est bien souvent étroite, le premier risquant sans délai de muter vers le second dès lors que l’appareil productif, les transports, l’emploi ou les moyens de financement (2008) sont paralysés.

De l’ampleur de ces dérèglements dépend le risque de transformation d’un choc initial d’offre, essentiellement chinois, en choc de demande globale aux conséquences éminemment différentes sur les comportements, les anticipations et les réponses à apporter. Où en sommes-nous aujourd’hui et qu’en déduire pour l’environnement financier immédiat ?

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L’Allemagne profite de la paralysie de l’économie chinoise

Les PMI nous avaient mis la puce à l’oreille en début de semaine (voir PMI la paralysie de la Chine a-t-elle profité au reste du monde en février?), les commandes à l’industrie allemande publiées à l’instant semblent le confirmer : les industriels allemands ont probablement tiré les bénéfices de l’impossibilité des entreprises chinoises à fournir leurs clients, avec pour résultat, un rebond de 5,5% de leurs commandes en janvier dont l’origine provient exclusivement des commandes étrangères.

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PMI – La paralyse de la Chine a-t-elle profité à l’industrie du reste du monde en février ?

La livraison des enquêtes PMI apporte son lot de surprises, bonnes et mauvaises, depuis le début du week-end et à peu près autant de questions. Après les très mauvais PMI publiés en Chine samedi, les données d’aujourd’hui réconfortent : les nouvelles enquêtes sont généralement meilleures que prévu dans l’industrie du reste du monde et les données préliminaires de février publiées dans un certain nombre de pays ont été révisées à la hausse dans plusieurs cas contrairement à ce que laissait redouter la propagation de l’épidémie depuis leur publication initiale. Qu’en penser ?

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BMG février 2020 – Ne vois-tu rien venir ?

Notre indicateur d’activité global flanche en territoire négatif en février, à -0,4 points, un plus bas depuis décembre 2018. Si l’effet négatif du coronavirus commence à se faire sentir en Chine, c’est aux Etats-Unis que notre indicateur synthétique de momentum d’activité baisse le plus significativement ce mois-ci avec un retour sur son niveau d’août 2019. Après sa forte baisse en janvier, notre indicateur d’inflation évolue peu, à -0,5 après -0,7.

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Les ménages français ont le moral mais ne consomment pas. Les enquêtes INSEE sont-elles fiables ?

En janvier les dépenses de consommation des ménages français ont reculé de 1,1 % par rapport au mois de décembre, de 1,4 % hors énergie et de 2,7 % pour les seuls biens fabriqués. Si ces mauvais chiffres peuvent trouver une partie de leur explication dans la forte progression du mois précédent, la déception n’en reste pas moins de taille. Au cours des douze derniers mois, les dépenses réelles des ménages se sont repliées de 0,9 % et de 0,2 % hors énergie, une bien piètre performance malgré une confiance proche de ses records des quinze dernières années, un taux de chômage au plus bas depuis plus de dix ans et des mesures fiscales de soutien au pouvoir d’achat. Plus fondamentalement, les signaux erronés renvoyés par les enquêtes INSEE commencent à poser question.

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La menace financière prend le pas sur la menace sanitaire du Covid-19

Dans un contexte de marchés très largement surachetés, ce que l’on pouvait craindre la semaine dernière n’a pas tardé à se produire : l’onde de choc financière née de la propagation du virus en dehors des frontières chinoises ces derniers jours est d’une rare violence, au point, déjà, de donner une nouvelle dimension à cette crise ; en l’occurrence, celle d’une crise financière longtemps redoutée qui, si elle venait à se prolonger, aurait des conséquences potentiellement plus dommageables que l’épidémie du Covid-19.

En une semaine, les bourses mondiales ont effacé l’intégralité des gains de six mois de frénésie haussière et franchissent les unes après les autres les seuils critiques qui augmentent le risque d’emballement à la baisse et, de facto, la probabilité d’un choc économique majeur. Dans de telles circonstances, les réactions ne devraient pas tarder. Baisses des taux d’intérêt et initiatives budgétaires se profilent à travers le monde. De la rapidité de ces réponses et de l’évolution de la pandémie dépendra l’évolution du contexte financier et le choc économique final. Deux scénarii se dégagent.

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